Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 02/07/2026

Nos recettes, nos parcours

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Pablo Neruda
  • Ville : STAINS
  • Classe : 3ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Transmission
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Sarah Pitet

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Annabelle Croze (https://annabellecroze.com/) développe actuellement plusieurs projets de documentaires et de fictions sonores. Elle réalise actuellement un documentaire sonore consacré à l’histoire et aux imaginaires liés à La Vache qui rit, produit en partenariat avec MA scène nationale – Pays de Montbéliard. Ce projet interroge les liens entre patrimoine industriel, mémoire collective et culture populaire. Elle développe également une série documentaire sur l’appel à la prière dans différents pays du monde arabe, en collaboration avec Institut du monde arabe. Ce projet explore les dimensions culturelles, sociales et politiques du son dans l’espace public, dans une approche proche du reportage et de l’enquête journalistique. Diffusion 2027 sur la plateforme podcast de l’IMA. Par ailleurs, elle travaille sur un projet de podcast consacré aux influenceuses virtuelles et à l’intelligence artificielle, en partenariat avec Institut Français de la Mode. Ce travail s’inscrit dans une démarche d’EMI, en questionnant les nouvelles formes de narration, de fabrication de l’image et de circulation de l’information à l’ère numérique. Ces projets s’appuient sur des démarches proches du travail journalistique : enquête, collecte de témoignages, écriture et mise en forme de récits issus du réel. En complément de son travail de création, elle intervient régulièrement comme formatrice auprès de publics variés (scolaires, étudiants, adultes), notamment avec Collectif Transmission, La Balise / Philharmonie de Paris ou encore La Péniche Pop. Son parcours antérieur dans le champ audiovisuel, notamment au sein de l’émission Télématin sur France 2, où elle a exercé des fonctions d’autrice et d’assistante de journaliste/coordinatrice , ainsi que ses collaborations sur des événements télévisuels d’envergure (Téléthon), viennent renforcer cette inscription dans les pratiques médiatiques et journalistiques. Salomé Hévin est réalisatrice et photographe documentaire. Elle a notamment réalisé le long métrage Younost, une jeunesse russe, lauréat d'une étoile de la SCAM en novembre 2025, récompensant les meilleurs reportages et diffusés à la télévision l'année passée. Le film a bénéficié du soutien du CNC et de la SCAM, a été diffusé sur France 2, et le sera prochainement sur Tënk (à partir du 6 juin), Médiapart et la VRT (Belgique). Son travail photographique a été publié dans plusieurs médias et exposé en France et à l'étranger. Sa série Paradis a remporté le prix de la Presse aux Zooms du Salon de la Photo 2023, et dans ce cadre a été exposée au salon CP+ à Yokohama (Japon). Son film photographique Des frères, a été présenté dans plusieurs festivals dont les Rencontres d'Arles et les Nuits Photos, où il a été primé en 2022. Elle mène actuellement un projet photographique au long cours documentant le quotidien de la jeunesse ukrainienne en temps de guerre. Salomé Hévin anime des ateliers de création et d'EMI avec des jeunes. Elle y aborde les enjeux liés à la fabrication de l’information et à la construction des images et des récits. En mai, elle travaille sur un film photographique co-créé avec des détenus de la maison d'arrêt de Villepinte. À l'été 2026, elle sera en résidence dans le cadre du programme Transat des Ateliers Médicis, où elle mènera une résidence de co-création dans une structure sociale. En 2026, elle participera à un projet d'EMI mêlant réalisation collective d'un documentaire et réflexion sur la fabrication de l'information avec le microlycée de Sénart, pour élèves décrocheurs. Transmission développe actuellement plusieurs projets à la croisée de la création sonore, de la photographie et de l’EMI, ancrés dans des territoires et des problématiques sociales contemporaines, avec entre autres le GEM Le Canal à Pantin, Plaine Commune, et des établissement scolaires (https://soundcloud.com/radio_narration_partage/sets/ateliers-radio).
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Le parcours s’appuie directement sur les pratiques respectives des deux intervenantes, en croisant approche documentaire, travail de terrain et création. Les deux intervenantes apporteront leurs expériences respectives du documentaire (visuel, sonore, vidéo), avec ce qu'elle implique de questionnements narratifs, moraux, esthétiques et humains : sortir de sa zone de confort, aller à la rencontre de l'autre, respecter ses limites et le droit à l’image, etc. Chacune apportera également ses expériences respectives pour structurer un discours, penser une narration. Le travail d’Annabelle Croze mobilise des outils issus à la fois de la création sonore et du journalisme : prise de son, techniques d’interview, recherche de sujets, écriture et construction d’un récit. Les élèves sont accompagnés pour formuler des questions, recueillir une parole et la mettre en forme. Une attention particulière est portée à la prise de parole (poser sa voix, s’exprimer clairement, écouter), ainsi qu’à la capacité à “aller vers” et à instaurer une relation d’échange. Son expérience au sein de Télématin sur France 2 nourrit cette approche, notamment dans le travail de recherche, de préparation éditoriale et de fabrication de contenus à partir du réel. En parallèle, Salomé Hévin apporte sa double casquette de photographe et cinéaste. Elle guidera les élèves en leur transmettant les bases du cadrage, de la lumière, et de la construction d’images porteuses de sens. Elle les invitera à réfléchir aux informations qu’ils transmettent visuellement et à les hiérarchiser. Les élèves apprendront à observer, choisir un point de vue et interroger la manière dont une photographie peut documenter un lieu, une personne ou une réalité sociale. Son expérience de réalisatrice (de documentaires et de film photographique) sera utile pour les guider à travers la construction d’une narration et l’expression d’une pensée : c’est aussi et surtout à travers le montage qu’une histoire se construit. C’est lors du montage que les intervenantes inviteront les participant·es à penser non seulement le son et la photographie, mais aussi la manière dont ces deux médiums se rencontrent. Le croisement de ces deux pratiques permet aux élèves d’expérimenter différentes formes de reportage (sonores et visuelles), et de comprendre comment se fabriquent les récits : que montre-t-on ? que choisit-on de dire ? comment associer image et son pour raconter une histoire ? Comment deux histoires différentes peuvent être racontées en montant différemment le même matériel sonore/visuel ? Le travail d’écriture et de montage (sonore et photographique) vient structurer ces matériaux collectés, en accompagnant les élèves dans la construction d’un récit cohérent et sensible. Cette complémentarité entre son et image favorise une approche active de l’éducation aux médias : les élèves ne sont pas seulement récepteurs, mais producteurs de contenus, amenés à développer leur regard critique, leur capacité d’analyse et leur expression personnelle, dans une démarche collective.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Ce parcours propose aux élèves de 3ème SEGPA du Collège Pablo Neruda de réaliser un reportage photo-son autour des cultures culinaires locales. À travers interviews, prises de vue (argentiques) et création sonore, ils explorent leur territoire et rencontrent ses acteurs. Le projet développe expression orale, écriture, esprit critique et compréhension des images et médias, jusqu’à une restitution publique.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques du Collège Pablo Neruda constitue un axe central de notre méthodologie. Deux temps de rencontre en amont permettront de définir ensemble les objectifs, d’adapter les contenus au profil des élèves de SEGPA et d’articuler le projet avec les enseignements existants (notamment les ateliers de champ professionnel : habitat, HAS/cuisine). Les intervenantes présenteront leur démarche artistique et les outils mobilisés, tout en mettant à disposition des ressources pédagogiques (exemples de créations, grilles d’écoute, méthodologies d’interview) afin de faciliter l’appropriation du projet par les enseignant·es. Les ateliers seront menés en présence d’un ou deux enseignant•es, garantissant un travail en co-animation et une continuité pédagogique. Le projet s’appuiera également sur la web-radio du collège, déjà existante, comme outil de production et de diffusion. Un mini-bilan sera proposé en fin de chaque séance afin d’ajuster le contenu et de suivre l’évolution du groupe. Enfin, une communication régulière sera assurée tout au long du projet avec l’équipe éducative, pour garantir une adaptation constante aux besoins des élèves et aux réalités du terrain.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Annabelle Croze, au sein du Collectif Transmission et dans le cadre de collaborations indépendantes, a mené de nombreux parcours AGORA et CAC ces dernières années en Seine-Saint-Denis. Elle a notamment conduit plusieurs résidences AGORA à Gagny (collège Théodore Monod et collège Mme de Sévigné), donnant lieu à des créations sonores mêlant fiction et reportage autour des enjeux de société (égalité femmes-hommes, handicap, Jeux Olympiques). Ces projets ont permis aux élèves de réaliser des interviews de terrain, d’écrire et d’enregistrer des récits, et ont été diffusés en festival, notamment au Festival Longueur d’Ondes. En 2023, elle a co-réalisé « Le collège est à nous » au collège Politzer à Montreuil, un docu-fiction radiophonique collectif récompensé par une mention au Prix de la création jeunesse du festival Longueur d’Ondes (2024) (diffusé sur la plateforme de la Philharmonie de Paris). Elle a également mené un parcours CAC au collège Jean Moulin à Montreuil autour de la fiction sonore (#MeTooOlympe : Le procès de Zeus), en lien avec La Balise / Philharmonie de Paris (diffusé sur la plateforme de la Philharmonie de Paris). En parallèle, elle intervient régulièrement en milieu scolaire, notamment avec La Péniche Pop, où elle anime des ateliers auprès de collégiens, dont des classes SEGPA. Le renouvellement de sa candidature s’inscrit dans une volonté de poursuivre ce travail de terrain, en renforçant les liens entre création artistique, éducation aux médias et valorisation des récits des élèves. Chaque projet est pensé comme un espace d’expression et d’analyse critique, adapté aux réalités des établissements et aux enjeux contemporains de l’information.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Le parcours sera co-animé par les deux intervenantes (répartition équitable du temps), sous forme de séances de 2 heures. Il alterne temps de découverte, expérimentations pratiques et reportages de terrain, en travail collectif et en petits groupes. 1. Introduction et mises en écoute / regard (2h) Découverte du projet et sensibilisation aux écritures documentaire et journalistique. Écoute active d’extraits sonores et analyse d’images photographiques : comprendre comment se construisent un récit, un point de vue, une ambiance. Premiers échanges autour des représentations liées à la nourriture, aux lieux et aux récits personnels. 2. Initiation aux outils et premières expérimentations (4h - 2 séances) Prise en main du matériel (enregistreurs, micros, appareils photo). Exercices pratiques : prise de son (ambiances, voix, interviews simples) cadrage, lumière, composition en photographie premiers essais d’interviews entre élèves Écoutes collectives régulières des productions pour affiner l’attention et analyser les choix réalisés. Visionnage des images produites et réflexion sur leur séquençage 3. Préparation des reportages (4h - 2 séances) Travail de recherche et de préparation en petits groupes : choix des lieux (restaurants, commerces, habitants), élaboration de questions, réflexion sur les angles de reportage. Initiation aux techniques d’interview (écoute, relance, posture) et à la construction d’un récit (ce que l’on cherche à raconter, à montrer, à transmettre). 4. Reportages de terrain (4h - 2 séances) Sorties autour du collège pour aller à la rencontre d’acteurs du territoire. Réalisation d’interviews, prises de sons d’ambiance et d’images photographiques. Les élèves expérimentent la relation à l’autre, la prise de parole et l’adaptation à des situations réelles. 5. Sélection, montage et écriture (4h) Écoute et visionnage des matériaux collectés, tri des images et des sons. Travail de montage sonore et de séquençage photographique. Construction d’un récit collectif : articulation entre sons, images et narration. 6. Finalisation et restitution (2h) Finalisation du film photographique sonore. Préparation de la restitution : mise en forme, choix éditoriaux, réflexion sur la réception par un public.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Une première sortie pourra se dérouler dans le laboratoire d’une chocolaterie à Colombes, afin de découvrir un univers étranger aux élèves et d’utiliser ce cadre pour une prise en main du matériel photo et son. Cette immersion permettra d’aborder à la fois les gestes professionnels, les enjeux de production et les récits liés à cet aliment (origine, transformation, imaginaires). Cela permettra également d’interroger les biais cognitifs et de questionner les élèves sur leur connaissance du chocolat (D’où vient le chocolat ? Le chocolat blanc est-il du chocolat ? Comment le chocolat finit-il en plaquette ?). Une deuxième sortie prendra la forme d’une rencontre avec des professionnel•les de la critique culinaire (journalistes, critiques), afin d’interroger leur regard sur la gastronomie, leur métier et la manière dont ils racontent les lieux et les cuisines. Une troisième sortie pourra se faire à Montreuil, autour de la rencontre avec Alexandre Bella Ola, chef du restaurant Rio Dos Camaraos. Ces échanges permettront d’aborder la transmission des cultures culinaires, les parcours professionnels et les enjeux de valorisation des cuisines africaines. Une autre piste serait d’aller à la rencontre du Refugee Food Festival, afin de découvrir des initiatives mêlant gastronomie et engagement social, et d’ouvrir la réflexion à des enjeux contemporains. Enfin, nous envisageons une dernière sortie pour initier les élèves plus directement aux médiums respectifs des intervenantes. Notre piste principale serait de leur proposer d’assister à une projection dans le cadre Nuits Photo, un festival de film photographique organisé tous les ans à l'Entrepôt à Paris. Cette sortie permettrait aux intervenantes de partager leurs expériences respectives avec le festival (Salomé Hévin y a déjà montré un film, et Annabelle Croze a été membre du Jury pour le Prix de la Cassette, décerné à la meilleure création sonore). Alternativement, nous pourrions emmener les élèves à une des nombreuses expositions photo organisées dans le cadre du bicentenaire de la photographie, en cherchant en particulier des programmations autour du documentaire. Le choix final serait fait en partie en lien avec les programmes spécifiques de l’année 2026-2027, qui ne sont pas encore disponibles. Ces sorties offriront aux élèves des situations concrètes d’observation, d’interview et de création, tout en élargissant leur connaissance des métiers et des parcours liés à la cuisine, aux médias et à la création artistique.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Les temps de réflexion et de débat structurent le parcours en complément des ateliers pratiques et des sorties. Ils sont co-animés par les intervenantes (Annabelle Croze pour le son, Salomé Hévin pour la photographie) et les enseignant•es du Collège Pablo Neruda, afin d’assurer à la fois un cadre pédagogique solide et une ouverture artistique. Ces séances poursuivent plusieurs objectifs : préparer les élèves aux rencontres extérieures (formulation de questions, identification des enjeux), développer leur esprit critique (lecture d’images, analyse de contenus médiatiques, déconstruction des stéréotypes), et encourager une réflexion personnelle sur leur propre rapport à la nourriture, à la culture et à l’héritage familial. En amont des sorties, des temps collectifs permettront par exemple d’interroger leurs représentations : qu’est-ce que la “bonne cuisine” ? qui décide de ce qui est légitime ? quels métiers existent autour de la gastronomie ? Ces échanges pourront s’appuyer sur des extraits d’émissions (type concours culinaires), des photographies ou des créations sonores, afin de questionner les images véhiculées par les médias. Des intervenant•es ponctuel•les viendront enrichir ces temps : un•e critique culinaire (en présentiel ou en visio) pour aborder les enjeux de narration et de regard, un·e photographe ou styliste culinaire pour découvrir d’autres pratiques de l’image, ou encore des professionnel•les comme Alexandre Bella Ola pour évoquer les liens entre cuisine, culture et transmission. La possibilité d’échanger autour d’un ouvrage lié à l’héritage culinaire (et éventuellement avec son auteur•ice) pourra également être envisagée. Après les sorties et les ateliers, ces temps de réflexion permettront un retour critique sur l’expérience vécue : qu’ont-ils appris ? leurs représentations ont-elles évolué ? Comment traduire cela dans leurs productions ? Ces moments favorisent la prise de recul, l’appropriation des contenus et la construction d’une parole personnelle. Les enseignant•es jouent un rôle clé dans l’accompagnement des élèves (mise en confiance, reformulation, lien avec les apprentissages), tandis que les intervenantes apportent les outils artistiques et méthodologiques. L’articulation entre débats, pratique et terrain permet ainsi de construire un parcours cohérent, où les élèves sont à la fois acteurs, observateurs et analystes.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Nous envisageons une restitution principale dans la salle de cinéma d’Artagon Pantin, où le collectif Transmission a ses locaux, offrant un cadre valorisant et professionnel pour la diffusion des films photographiques sonores produits par les élèves. Une seconde restitution pourra également être organisée au sein du Collège Pablo Neruda, en lien avec l’équipe pédagogique, afin d’impliquer la communauté éducative et les autres classes. Selon les possibilités, un partenariat avec la Médiathèque Louis Aragon pourra être envisagé pour accueillir une diffusion ou une exposition complémentaire des photo-sons. Ces temps permettront d’inviter les familles, de renforcer leur implication et de valoriser le travail des élèves dans différents contextes. La restitution prendra la forme d’une projection suivie d’un échange : les élèves seront pleinement acteur•ices de ce moment, en présentant leur démarche, en expliquant leurs choix et en animant une discussion avec le public. Dans un groupe à effectif réduit (classe de 7 élèves), chacun•e pourra occuper un rôle (présentation, technique, modération, etc.), favorisant leur prise de parole et leur confiance à l’oral. Le temps de clôture/bilan, organisé avec les enseignant•es et les intervenantes, permettra de revenir sur l’ensemble du parcours : évolution des représentations, compétences acquises, difficultés rencontrées et réussites. Ce moment réflexif pourra s’appuyer sur des retours oraux, des traces du projet (productions, carnets, enregistrements) et un échange collectif, afin de mesurer le chemin parcouru et d’en tirer des perspectives pour la suite.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Les élèves prennent en charge toutes les étapes de réalisation : conception des sujets, écriture des questions d’interview, prises de son, réalisation des entretiens, captation photographique, travail du cadre ainsi que montage et sélection des images et des sons. Ils sont ainsi impliqués de manière concrète dans la construction d’un reportage photo-son complet. L’approche pédagogique vise à leur donner une autonomie progressive dans l’usage des outils (micro, enregistreurs, appareils photo, téléphone), tout en les accompagnant dans l’acquisition de méthodes professionnelles : écouter, observer, choisir, raconter et structurer un récit. Cette logique “100% participative” permet à chaque élève de trouver sa place dans le projet, en valorisant des compétences différentes (expression orale, écriture, regard, sens de l’écoute, sensibilité artistique). Les rôles peuvent être répartis au sein du groupe (intervieweur•se, cadreur•se, preneur•se de son, présentateur•ice), favorisant l’inclusion de toustes, notamment dans une classe à effectif réduit. Le travail collectif encourage également la coopération et l’entraide : les élèves apprennent à se faire confiance, à construire ensemble un récit commun et à valoriser les points de vue de chacun. Cette démarche renforce leur engagement, leur autonomie et leur capacité à s’exprimer dans un cadre structuré mais ouvert.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • La thématique de l'égalité femmes-hommes sera traitée à travers les thématiques de la cuisine et des métiers de la gastronomie : qui cuisine à la maison ? qui travaille dans les restaurants ? comment les rôles sont-ils répartis selon les contextes culturels et sociaux ? Ces questions permettront d’ouvrir un espace de discussion sur les représentations genrées liées à la nourriture, aux métiers de bouche et aux pratiques professionnelles. Sur le plan méthodologique, une attention particulière sera portée à la prise de parole équilibrée entre filles et garçons. Des exercices brise-glace et des outils pédagogiques issus de notre boîte à outils seront mobilisés dès les premières séances afin de favoriser une expression équitable de chacun•e, de libérer la parole et d’éviter la reproduction de dynamiques de domination dans le groupe. Dans les ateliers pratiques (interviews, prises de son, photographie), la répartition des rôles sera pensée de manière inclusive et évolutive, permettant à chaque élève d’expérimenter différentes fonctions et de s’affirmer dans la création. Enfin, la réflexion sur l’égalité femmes-hommes sera également abordée à travers l’analyse de figures professionnelles rencontrées lors des sorties (cheffes, restauratrices, journalistes, artisanes), afin de rendre visibles des parcours variés et de questionner les stéréotypes dans les métiers liés à la gastronomie et aux médias. Nous veillerons notamment à proposer aux élèves une rencontre et une interview avec une cheffe, afin de les amener à interroger son parcours et son expérience en tant que femme dans ce métier.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Dans le cadre du projet, la thématique de l’alimentation constitue un point d’entrée privilégié pour aborder les enjeux écologiques : origine des produits, circuits courts, saisonnalité, impact environnemental de la production alimentaire. Les élèves seront amenés à interroger ces questions lors des rencontres avec les restaurateur•ices et acteur•ices du territoire, notamment autour des notions de cuisine “bio”, de gestion des ressources et de gaspillage alimentaire. Des temps de discussion permettront également d’aborder des pratiques concrètes comme le compost, la réduction des déchets alimentaires ou encore les habitudes de consommation à la maison et dans les restaurants rencontrés. Ces éléments seront intégrés aux interviews et aux analyses menées par les élèves dans leurs reportages photo-son. Sur le plan méthodologique, nous veillons à limiter les impressions papier, à privilégier des supports numériques et à favoriser l’utilisation de matériel déjà disponible (notamment les téléphones des élèves pour certaines captations), afin de réduire l’empreinte matérielle du projet. Nous envisageons également de proposer aux élèves de travailler en argentique, avec des appareils déjà à disposition. Ce choix s’inscrit dans une logique de réemploi du matériel existant, et vise à éviter l’acquisition d’équipements numériques supplémentaires. Par ailleurs, la photographie est souvent pensée sous le prisme de la technique, ce qui implique un renouvellement fréquent du matériel. Le projet vise au contraire à souligner l'importance de l'intention et du regard. La contrainte propre à l’argentique (nombre limité de prises de vue) incite les élèves à réfléchir en amont à leurs images. Cette approche permet de sensibiliser les élèves à des pratiques plus sobres, en limitant la production d’images inutiles et en interrogeant les logiques d’équipement. Enfin, les déplacements liés aux sorties seront pensés en lien avec les équipes pédagogiques afin de privilégier, lorsque cela est possible, les transports en commun et les trajets mutualisés. Cette approche vise à sensibiliser les élèves à une pratique de création responsable, en lien direct avec les enjeux contemporains de transition écologique.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • L’implication des familles constitue un élément important du parcours, afin de créer des passerelles entre le travail mené en classe et les expériences personnelles des élèves. Les parents seront invités à différents temps forts : une présentation du projet en début de parcours, certaines sorties lorsque cela est possible, et surtout le temps de restitution final, qui mettra en valeur les productions réalisées par les élèves (reportages photo-son, interviews, créations sonores). Ces moments permettront de partager concrètement le chemin parcouru et de valoriser l’engagement des collégien•nes. Au fil du projet, les élèves seront également amenés à interroger leurs parents et leur entourage dans le cadre de leurs enquêtes : pratiques culinaires à la maison, souvenirs liés à la nourriture, transmission des recettes, parcours de vie et histoires familiales. Sur une base volontaire, les élèves seront invités à mener une réflexion sur leur foyer en enregistrant un son, et en prenant une photo. Ces éléments seront intégrés à la restitution finale et permettront d'inscrire le projet dans une dimension intime et intergénérationnelle. Cette démarche favorise ainsi une implication active des familles, non seulement comme spectatrices mais aussi comme ressources et actrices du récit, en lien direct avec les thématiques explorées dans le parcours.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Le parcours propose plusieurs modalités visant à impliquer activement les familles, en les intégrant non seulement comme public, mais aussi comme ressources et participantes au processus de création. Les élèves sont invités, lorsqu’ils le souhaitent et si les conditions le permettent, à prolonger certaines pratiques en dehors du cadre scolaire, en s’appuyant sur des outils du quotidien (téléphone, enregistreur prêté, carnet). Ils peuvent ainsi recueillir des récits familiaux, enregistrer des échanges autour de la cuisine ou documenter des moments de vie. Des alternatives sont systématiquement proposées afin de garantir l’accessibilité du projet à tous les élèves, indépendamment de leur équipement. Le projet s’appuie sur une dimension intime et universelle, la nourriture, qui facilite l’échange intergénérationnel. Les familles sont invitées à transmettre recettes, souvenirs, gestes ou histoires, qui peuvent nourrir directement les productions des élèves. Cette approche valorise les savoirs du quotidien et permet de faire entrer des récits personnels dans un cadre de création. Des temps de partage intermédiaires peuvent permettre aux élèves de faire écouter ou découvrir leurs productions à leurs proches, favorisant ainsi un dialogue autour du projet en cours. Enfin, la restitution finale est pensée comme un moment participatif, où les familles sont invitées à découvrir les réalisations, à échanger avec les élèves et à partager leurs propres expériences. Ce temps favorise la reconnaissance des récits familiaux et renforce les liens entre école, élèves et entourage.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le parcours s’inscrit pleinement dans les axes du projet d’établissement du Collège Pablo Neruda, notamment le volet culturel, le volet citoyenneté et l’accompagnement à la maîtrise de la langue française. Il contribue d’abord à l’accès à la citoyenneté en plaçant les élèves en situation d’enquête et de rencontre avec des acteurs du territoire. Aller interviewer des commerçant·es, réaliser des reportages ou encore questionner des pratiques culturelles (notamment culinaires) les amène à se situer comme acteurs de leur environnement et à développer leur esprit critique. Le projet participe également à la maîtrise de la langue française, enjeu central pour les élèves de SEGPA, à travers des exercices concrets d’écriture (préparation d’interviews, reformulation, narration), mais aussi de prise de parole et d’oralité. L’oral est ici un vecteur essentiel : se présenter, poser des questions, écouter, reformuler et restituer deviennent des compétences travaillées de manière continue. L’accès à la culture et l’ouverture sur le monde sont au cœur du dispositif, à travers la découverte de pratiques artistiques (photo, son, reportage), mais aussi par la rencontre avec des univers professionnels variés et des cultures culinaires diverses. Les élèves sont amenés à explorer leur propre héritage tout en découvrant celui des autres. Le parcours s’ouvre également à l’ensemble de l’établissement : certaines restitutions ou écoutes pourront être partagées avec d’autres classes, et des temps de présentation du projet pourront être organisés afin de valoriser les productions des élèves et de favoriser les échanges entre pairs. Les élèves eux-mêmes seront force de proposition dans ces temps de diffusion et de partage.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L’ENT du Collège Pablo Neruda sera utilisé comme espace de communication et de ressources, notamment via un espace dédié à la SEGPA permettant de partager les consignes, les étapes du projet et certaines productions intermédiaires. Il servira également de carnet de bord collectif pour suivre l’évolution du travail. Le projet s’appuiera fortement sur la web radio du collège, déjà existante, comme fil conducteur du parcours. Les productions sonores des élèves y seront diffusées progressivement, offrant une valorisation immédiate et concrète de leurs réalisations. À chaque fin de séance, un court temps de synthèse pourra être enregistré par les élèves (format “1 minute”), intitulé par exemple « la dernière minute ». Ce rituel permettra de travailler la prise de parole, la capacité à résumer une séance et à s’exprimer à l’oral, tout en produisant des contenus directement diffusables sur la radio du collège. Ce dispositif est d’autant plus facilité par un encadrement renforcé (3 adultes pour 7 élèves), permettant un accompagnement individualisé et une mise en confiance progressive dans l’usage des outils numériques et radiophoniques.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Les enseignant•es souhaitent s’investir dans les médias départementaux afin de valoriser les productions réalisées par les élèves dans le cadre du projet. La diffusion des créations permettra de donner une visibilité au travail mené autour des cultures, des héritages et des récits du territoire, tout en renforçant l’implication des élèves dans une démarche de création et de transmission. Le parcours s’inscrit dans plusieurs objectifs pédagogiques transversaux, en lien avec les enseignements professionnels et généraux. À travers les interviews, les prises de son, la photographie et la réalisation d’un film photographique, les élèves développeront des compétences d’expression orale et écrite, d’écoute, d’analyse critique et d’éducation aux médias. Le projet favorisera également le travail collectif, l’autonomie et la confiance en soi. En lien avec la discipline HAS (métiers du nettoyage et de la restauration), les élèves seront amené•es à réfléchir aux pratiques culinaires comme éléments de patrimoine culturel, de transmission familiale et de sociabilité. Ils pourront également apprendre les normes sanitaires qui incombent aux métiers de la restauration. Les rencontres avec des restaurateur•ices et habitant•es permettront d’aborder les métiers liés à la restauration, l’accueil et les savoir-faire culinaires dans leur dimension sociale et culturelle. En lien avec la discipline Habitat (menuiserie, plaquiste, peinture), le projet permettra d’interroger les espaces de vie et de rencontre du territoire à travers les lieux explorés lors des reportages. Le travail photographique développera également une attention particulière aux décors, aux ambiances et à la manière dont les espaces racontent une histoire collective. Enfin, ce parcours encouragera les élèves à porter un regard sensible sur leur environnement proche, à valoriser la diversité culturelle de la Seine-Saint-Denis et à faire entendre leurs propres récits au sein de l’espace public.

Application MICACO | Date : 02/07/2026