Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Tout un bestiaire
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Solveig Anspach
- Ville : MONTREUIL
- Classe : autre
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Belladone
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Christelle Harbonn
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Julie Biro Avant de passer à la réalisation audiovisuelle, Julie a travaillé pendant vingt ans dans des zones en conflits pour des ONG. C’est là qu’est née son envie de partager ce que elle avait vu et ressenti. Elle a donc fait les Ateliers Varan. Aujourd’hui, elle écrit et réalise aujourd’hui des films documentaires et mène des ateliers de réalisation cinématographique. À cheval sur les frontières depuis sa naissance, elle se sent à l’aise au croisement des identités et des chemins.
En 2021, Retour à Višegrad, son premier long-métrage documentaire est sorti en salles. Voici le lien vers la bande annonce :
https://www.outside-thebox.ch/retour-a-visegrad/
En 2025, elle a réalisé Le silence de Violette, une plongée dans les archives judiciaires sur l’histoire de Violette Nozière avec ses enfants. Il est en ligne ici en ce moment :
https://www.france.tv/documentaires/documentaires-histoire/7108949-le-silence-de-violette.html
Actuellement, elle développe deux longs métrages documentaires, un film sur une trajectoire de sa grand-mère en Hongrie dans les années 50 et un autre sur la politique de spoliations d’appartements dont des Juifs étaient locataires à Paris.
Gwennaëlle Roulleau Projets en cours
Musique
- Pour une musique incarnée, duo Atau Tanaka (arts numeriques), Gwennaëlle Roulleau (électronique)
- From Nature to ether, duo Gwennaëlle Roulleau (live electroacoustique), Felicity Wilcox (piano préparé)
- Furtive, live solo de musique électro-acoustique et électronique, qui s'inspire du roman Les Furtifs d'Alain Damasio.
- Transpire, live électronique solo, projet pour piscine sur les états de consciences modifiés.
- Song lines, duo pluridisciplinaire avec Jean Favreau, acteur et chanteur, sur le rêve et plus largement les états de consciences modifiés.
- Poza Tym - duo Thierry Waziniak (batterie), Gwennaëlle Roulleau (électronique)
- Strata & Sphères - duo, musique libre - en cours (2022-...) Reinhold Friedl (piano), Gwennaëlle Roulleau (électroacoustique)
Théâtre
- Zone sensible - cie Demesten titip – projet in situ mis en scène par Christelle Harbonn
- Cytotec - texte Anooradha Rughoonundun, mise en scène Ephia Gburek, composition et interprétation musicale Gwennaëlle Roulleau
- Pour son bien - cie le ciel est au dessus - mise en scène Ruth Olaizola - composition et interprétation musicale Gwennaëlle Roulleau
Musique et arts plastiques
- In Tissu - Projet initié par Stella&co - pour musique électroacoustique, un choeur et une artiste textile
Gwennaëlle Roulleau est compositrice, improvisatrice électroacoustique et artiste sonore.
A l'écoute de l'environnement ou du corps sonore, elle capte et sculpte la matière sonore dans sa physicalité, la transforme pour en dégager substance, énergie, émotion. Entre la composition et la performance, entre le geste instrumental et le dispositif, elle traite les sons en organismes vivants, toujours ouverts au risque d'accident et de plaisir. Son travail propose des expériences sensibles, par exemple en explorant les champs vibratoires ou en s'inscrivant dans des contextes qui vont permettre une écoute particulière.
Stimulée par le dialogue, elle mène de nombreuses collaborations avec le théâtre, la danse, les arts plastiques, le cinéma.
Envisageant l'écoute comme une expérience sensible et constitutive du rapport au monde, elle anime des workshops de pratique sonore et musicale.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Gwennaëlle Roulleau
En tant que compositrice, artiste sonore et pédagogue, je me pose la question de la perception et de la transmission. Je place l'écoute en point de départ de sa démarche. Aussi la question de la perception et de la réception est-elle centrale. Je développe avec la musique acousmatique un dialogue entre des sons concrets et des sons abstraits, et je cherche à dégager des sons du quotidien leur potentiel musical et poétique, c'est ainsi que je crée ma musique. C'est ce rapport sensible au monde d’attention et d'expressivité que je souhaite partager avec des jeunes.
Julie Biro
Il y a pour elle une articulation entre ses ateliers de création artistique et ses films, chacun de ses endroits de création nourrit l’autre. Les ateliers de réalisation collective et participative sont pour Julie des lieux d’expérimentations qui viennent en écho à son travail d’autrice-réalisatrice. Au sein des ateliers de création audiovisuelle, Julie aime faire des docu-fictions et par ce biais mêler les genres, ou encore s’approcher de la fiction. La dimension ludique de la fiction – car il s’agit d’inventer une histoire – et l’appel à l’imagination que cela permet sont très intéressants en ateliers. Les élèves aiment jouer, réfléchir à la mise en scène, aux décors et aux costumes ou accessoires. Elle mène ces ateliers seule ou avec un.e autre artiste, dans ce cas, c’est un dialogue entre deux pratiques artistiques qui s’établit.
Julie et Gwennaëlle mènent leur quatrième atelier ensemble et ont commencé leur dialogue sur l’élaboration d’une trame narrative, d’un récit : dans le cinéma, les rapports entre son et image peuvent être multiples. C’est ce dialogue qu’elles souhaitent continuer à faire fructifier entre nous artistes, entre elles et les élèves ensemble et séparément.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Ce parcours propose de réaliser un film sur une démarche particulière de la création audiovisuelle qu’est le bruitage. Il permet ainsi de travailler autant la prise de vue, que la création sonore par la manipulation d’objets sonores. Cette exploration sonore se fera autour de l’idée d’imaginer des créatures fantastiques.
La classe seront divisée en deux groupes : un qui invente des espèces animales et fait les bruitages, un autre qui filme cette fabrication.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- Les projets dans le dispositif Culture et Art au Collège sont par définition des espaces de co-construction entre nous artistes et les enseignants. Ensemble nous choisissons un sujet, une forme de production et nous envisageons ensemble le déroulement. L’atelier consiste à aboutir une création, un film, ou une création sonore. L’objectif est de faire découvrir aux élèves chacune des étapes nécessaires à la réalisation de l'objet final.
Nous avons déjà travaillé avec Nadia El Ghozi, notre collaboration a été très fructueuse. Au cours d’échanges constants au long de l’atelier nous avons envisagé les étapes, réorienté si nécessaire, adapté nos séances.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- Gwennaëlle Roulleau anime régulièrement des ateliers depuis 2010 dans le cadre du dispositif CAC. Elle a proposé des ateliers de création sonore et musicale, sur le thème de l'identité et l'environnement sonore, sur la musicalité des langues, sur la mise en musique d’un texte ou d’œuvre picturale, et sur le geste sonore et sur la création musicale en direct, sur le dialogue image video et son Elle a aussi travaillé en partenariat avec le compositeur Mauro Lanza associé à l’Ircam.
Elle a mené ces ateliers aux collèges Edouard Herriot (Livry Gargan) (2010-11), Mozart (Paris) (2012-13), De Geyter (Saint Denis) (2012-13), Pierre Semard (Bobigny) (2013), Pablo Picasso (Montfermeil) (de 2014 à 2017), Jean Jaurès (Villepinte) (2015), Henri Wallon (Aubervilliers) (2018-19), Saint-Exupéry (Noisy-le Grand) (2018-19), Pierre Curie (Bondy) (2021-22 et 2023), Jorissen (Drancy) (2022-23-24-25) et au Lycée Dorian (Paris) (2012-13), Garcia Lorca (Saint Denis) (2023-25), Victor Hugo (Aulnay sous Bois) (2023-24), Anspach (Montreuil) (2024-25).
Elle a travaillé avec des classes de tout niveau en cursus classique ainsi qu’avec des classes Upe2a.
Ces parcours se sont montés en partenariat avec Les Cris de Paris, Arte Radio, l’Ircam, Citoyenneté Jeunesse, Belladone, Chroma-Zebrock.
Julie Biro anime de nombreux ateliers depuis 2017 dans des collèges, des lycées (lycées professionnels, classes UPE2A ou classiques) ou des établissements pénitentiaires. Elle est intervenue pour réaliser des docu-fictions autour de personnages comme l’anarchiste Ravachol (classe de 3e au collège Alfred Sisley de l’île Saint Denis), Alfred Nobel (classe de 5e au collège Paul Painlevé à Sevran), Minou Drouet à (avec une classe de 4e au collège Germaine Tillon de Livry Gargan). Après le confinement, elle a fait un film comédie musicale autour d’une séquence de West Side Story au collège Jacqueline de Romilly au Blanc-Mesnil. Ils peuvent tous être visionnés ici :
https://juliebiro.eu/fr/realiser-des-films-avec-des-jeunes/
Elle a aussi réalisé des films courts documentaires avec des lycéens UPE2A et NSA sur leurs expériences de stages et sur les métiers de leurs rêves que vous pouvez voir ici : https://casnav.ac-creteil.fr/spip.php?article1236
A chaque fois, elle privilégie le jeu corporel ou le mime. Elle est intervenue dans des classes de tout niveau en cursus classique ainsi que dans des classes UPE2A (Solweig Anspach - Montreuil), classes SEGPA (Victor Hugo - Aulnay sous Bois).
Ces parcours sont construits en partenariat avec Belladone, Citoyenneté Jeunesse et Du coin de l’œil.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Toute la classe commencera par observer l'environnement, la faune, les oiseaux en particulier. L’atelier invite les élèves à imaginer des créatures fantastiques (licorne, dragon, chimère). Ils s’inspireront pour cela du réel, par une écoute attentive et la prise de son.
Tout du long de la démarche d’invention par le sonore, les autres élèves à la caméra capteront la démarche de création : la prise de son puis le bruitage. Celle-ci sera guidée par des histoires que les élèves écriront.
Dans le film au final on aura les élèves en train de fabriquer leurs créatures par le biais sonore et on découvrira les créations sonores elles-mêmes.
Nous réaliserons un film documentaire sur la fabrication sonore d’une histoire. Nous nous concentrons sur la découverte et la manipulation de nos outils de travail : la caméra , les microphones, les objets. Une partie de la classe sera formée à l’usage de la caméra et l’autre à l’utilisation des micros et au bruitage.
Ce projet propose ainsi deux processus en un : la réalisation de sons et de bruitages d’animaux réels et imaginaires d’un côté et celle d’un film sur la manière de filmer les sons et l’écoute. C’est un peu comme des secrets ou des coulisses du cinéma.
Le projet de l'atelier « Tout un bestiaire ! Le bruitage en image » est de réaliser une création qui mêle du réel et de la fiction, du son enregistré, du bruitage, et des histoires inventées.
La sortie en espace naturel permettra de travailler l’acquisition de langage et vocabulaire relatifs à l’environnement. La suite encouragera l’expression écrite, orale, et la créativité.
Cela va permettre aux jeunes allophones d'acquérir du vocabulaire simple en français.
Nous voyons que la réalisation de création médiatique (audio visuelle) génère une satisfaction et confiance pour les élèves face à un tel résultat. Organisation et déroulement prévisionnel
Temps 1 - Présentation du projet (2h)
- Présentation du projet
- Initiation en 2 groupes à la manipulation du matériel d’enregistrement sonore et aux principes de tournage avec la caméra
Temps 2 - Sortie exploration au parc de Beaumont (4h)
1h : Rencontre avec un ornithologue au parc de Beaumont pour qu’il raconte les chants et les cris des oiseaux (cri d’alerte, oiseaux multi-instrumentistes, imitations entre oiseaux…)
2h : - Prises de son (ambiance générale, focus sur les oiseaux)
- Prises de vues des séances de captation sonore
Temps 3 - Retour en classe, mise à plat des récoltes (4h)
Partage des observations
écoute, qualification et nomination des prises de son + sélection
Visionnage des rushes, discussion sur la suite du tournage
Temps 4 – Écriture des textes et enregistrement des voix (2h + la suite avec la professeure de français)
Temps 5 – Exploration sonore (6h)
Bruitage + Manipulation audionumérique des sons enregistrés
Tournage en mode caméra discrète, voire cachée
Temps 6 - Pré-montage visionnage avec toute la classe (2h)
Temps 7 - Restitution (2h)
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Nous envisageons deux sorties, une avec la philharmonie de paris, une autre au Muséum d’Histoire naturelle :
- Philharmonie de Paris
https://philharmoniedeparis.fr/fr/scolaires-enseignants/SCO00999-au-choeur-de-la-nature?itemId
https://philharmoniedeparis.fr/fr/scolaires-enseignants/SCO00996-la-naissance-des-sons?itemId
- Une sortie-atelier au Muséum d’histoire naturelle
Voyage au cœur de la biodiversité Rencontre avec Jérôme Sueur, eco acousticien au Muséum d’histoire naturelle
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Au sujet de la complémentarité entre les artistes, Gwennaëlle est compositrice et Julie est autrice et réalisatrice. De ce fait, Gwennaëlle explore les sons et Julie la narration de l’histoire que l’on élabore de manière participative avec les élèves. Nous construisons ensemble la création artistique dans un constant dialogue entre nous et toujours accompagnées par Nadia El Ghozi, l’enseignante.
La réflexion se fait à plusieurs échelles. Entre nous, artistes et enseignante, nous réévaluons régulièrement l’avancement du projet, la manière dont les élèves s’y sentent, y trouvent - toustes - leur place en fonction de leurs appétences individuelles et aussi dans la dynamique du groupe. Ceci se fait en dehors des séances, lors de réunions préparatoires et de discussions.
Nous pourrons préparer les séances avec la professeure en travaillant sur les thèmes suivants
1) l'écoute
a – exploration sensible du paysage sonore, question comment les choses semblent s’articuler entre elles, l'importance de l'écoute : chacun entend des choses différentes et peut dégager des liens, des plans, et faire sa propre musique
b - l'écoute acoustique et l'écoute avec un enregistreur
2) le bruitage
3) la prise de vue : les différents types de prises de vue, et comment l’image et le son dialoguent entre eux, ne pas montrer ce qu’on entend et vice versa (jouer sur le hors champ, sur ce que les sons produisent quand on n’en connaît pas la source)
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- Nous avons l'habitude avec la classe de Madame El Ghozi de faire une restitution à la fois en classe et à la fois en fin d'année avec les parents, l’équipe pédagogique et d'autres élèves. Ce temps de partage est heureux, nous souhaitons le poursuivre.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Les élèves sont actifs et impliqués dans l’ensemble du processus. Nous, artistes et enseignante, proposons un sujet et c'est dans ce cadre que les élèves pourront progresser. Ils participent à l’écriture du projet, à l’enregistrement des sons, à l'écriture, à la captation des images.
Ils vont travailler individuellement et en groupes. Les étapes du projet vont solliciter des compétences différentes et complémentaires. Aussi la dimension collective d'un tel projet va-t-elle permettre de développer la coopération entre eux, et ainsi faire prendre conscience du caractère indispensable de leur implication individuelle.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Nous veillons continuellement à ne pas catégoriser les élèves suivant leur genre. Nos histoires font que nous sommes attentives en permanence à déconstruire les stéréotypes sur les rôles, les tempéraments et les aptitudes des garçons et des filles.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- Nous sommes toutes deux artistes très soucieuses d’agir dans le respect des questions écologiques. Le projet s'appuie sur des archives, c’est aussi pour sensibiliser à l’importance de prendre soin des traces du passé. L'approche de la création sonore quant à elle commence par l'écoute de l'environnement.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
(texte libre entre 150 et 2 600 caractères)
Une rencontre entre l’équipe pédagogique, les familles et les artistes sera organisée en fin de parcours pour présenter le projet et en expliquer la démarche.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Ce temps de restitution vise à mettre en valeur le travail réalisé. Il sera proposé idéalement en fin de journée de manière à permettre aux familles de se déplacer plus facilement.
Le travail sera aussi présenté à l’équipe de direction et aux adultes de l’établissement qui le souhaitent. Il sera mis en valeur au CDI du collège.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- La maîtrise des fondamentaux : en écrivant pour tourner et enregistrer des voix off, les élèves pourront travailler les bases de leur langue seconde : leurs écrits seront relus, retravaillés, et dictés à l’adulte pour les plus fragiles. Ils seront ensuite mis en voix, par chacun, ce qui encouragera un travail approfondi et personnalisé sur la prononciation du français. La pédagogie de projet donne sens, via une réalisation concrète, aux acquisitions linguistiques. Il ne s’agit plus de construire des automatistes linguistiques via des exercices scolaire, mais bien de faire pour apprendre et d’apprendre afin de pouvoir faire.
L’inclusion : le collège Anspach possède deux dispositifs, une ULIS et une UPE2A. L’inclusion de leurs élèves dans notre système scolaire est un objectif fondamental pour tous. La réalisation d’un projet commun permettra d’impliquer plusieurs matière, dont le français et les SVT. Il est essentiel d’initier les élèves allophones à la pluridisciplinarité dès leurs premier pas en UPE2A, car c’est là un des attendus de notre système scolaire, et cela donne sens aux apprentissages. La restitution permettra également un temps de valorisation des élèves au sein de l’établissement, ce qui facilitera l’accueil par leurs pairs en classe ordinaire.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- Le travail pourra être mis en ligne sur le site de l’établissement.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- En amont, nous aurons l’occasion d’aborder en classe de français un riche corpus littéraire :
- Certains extraits du Bestiaire ou Cortège d’Orphée, de Guillaume Apollinaire,
- L’Oiseau, symbole d’une liberté vulnérable dans la poésie de Jacques Prévert
- L’évocation des Sirènes, monstre hybride, de l’Odyssée à « Pirates des Caraïbes »
- Cerbère, dans l’Eneide, et sa fonction symbolique de gardien des Enfers, qui garantit la frontière entre la vie et la mort.
En UPE2A, la littérature est un passage nécessaire, quelles que soient les difficultés langagières des élèves. En effet, l’étude de textes du patrimoine, adaptés par l’enseignant, est une étape incontournable pour l’inclusion en classe ordinaire. Elle permet la découverte d’une culture commune, ainsi qu’un travail approfondi sur le plan des apprentissages lexicaux. L’UPE2A regroupe des élèves de tous niveaux, ce qui représente, pour l’enseignante, une difficulté notable. Ce projet encourage une approche symbolique des textes littéraires, utile pour chacun, quels que soient les textes enseignés en classe ordinaire, de la sixième à la troisième. Cette clef d’entrée permettra une meilleure compréhension de chaque texte nouveau, quelle que soit sa difficulté. Il s’agira d’initier les élèves à une lecture moins littérale des textes de patrimoine.
Puis, plusieurs séances d’écriture poétique seront proposées. En cours de français, les élèves seront invités à créer un animal hybride et symbolique, qui servira de base au court-métrage réalisé par les intervenantes. Les séances de lecture et d’écriture seront réalisées avec l’enseignante en amont des interventions professionnelles, afin que celles-ci puissent être intégralement consacrées à un travail approfondi sur le son et sur l’image.
La mise en voix et l’enregistrement de textes rédigés par les élèves eux-mêmes est à mon sens une activité extrêmement constructive du point de vue de la maitrise du français oral : elle permet un travail phonétique adapté à chaque élève, en tenant compte des difficultés propres à sa langue première. Elle donne un sens aux apprentissages, puisqu’il s’agit de se faire comprendre dans une production audiovisuelle.
Application MICACO | Date : 01/07/2026