Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Le grand détournement

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Georges Braque
  • Ville : NEUILLY-SUR-MARNE
  • Classe : 3ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Le MèME EnsembLe
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Flora Donars

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Flora Donars est autrice dramaturge, metteuse en scène et interprète. Elle se passionne pour l’écriture et la mise en récit sous toutes ses formes que ce soit pour la radio, la scène ou dans le cadre d’actions artistiques. La saison prochaine elle sera marionnettiste sur "L’homme invisible" (création Avignon 2026 et en tournée) et comédienne sur le spectacle Loups de la Cie Blasted, une écriture de plateau qui aborde l’avenir de la démocratie en temps de crise en dialogue avec le public. (https://blasted.fr/page5.html) Elle collaborera avec l’autrice performeuse Sarah Masson sur la version scénique de son texte "Desexister" qui propose de s’inspirer du lichen et des champignons pour fomenter de nouveaux futurs. (https://dessertdelune.com/livre/desexister/) Enfin, on pourra également découvrir "Mut(h)os" production des Tréteaux de France qu’elle a écrit avec les comédiennes Maud Bouchat et Julie Badoc. Cette création revisite au vitriol la mythologie grecque et évoque notre nécessité de se raconter des histoires pour mieux comprendre le monde. (https://www.treteauxdefrance.com/repertoire/mut-h-os) Enfin, elle sera également metteuse en scène sur le spectacle "Artémis et Actéon" en collaboration avec l’autrice Béatrice Bienville (Prix du théâtre 13 et Lauréate des journées de Lyon des auteurs et autrices de théâtre pour sa pièce "Trop beau pour y voir") et le compositeur et musicien Gabriel Debray. C’est le processus de cette création que Gabriel Debray et Flora Donars aimeraient partager avec les élèves. Par ailleurs, Flora Donars mène depuis une quinzaine d’années des projets d’actions artistiques en lien avec différents publics en écho à son activité artistique. Gabriel Debray est musicien, auteur-compositeur et auteur pour la radio. Il travaille pendant 6 ans pour France Inter, où il écrit notamment pour l'émission "Affaires Sensibles" et produit le podcast sur les questions queer: "Intérieur Queer", diffusé également sur France Inter. https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/interieur-queer En parallèle, avec son groupe GRANDE, il a réalisé deux EP, un album et plus de 200 dates en France et dans le monde. En 2021, ils sont lauréats du fair. https://www.instagram.com/grandecool/ En 2025, il crée un nouveau projet solo de musique : "Corfou", avec lequel il explore de nouvelles façons de se produire, hors des milieux institutionnels. https://www.instagram.com/corfou__/ Avec ce projet, il cherche à explorer de nouvelles sonorités et méthodes de travail douces, afin de respecter sa vision politique du monde : une aspiration à adoucir l’existence tout en gardant l'œil ouvert sur les injustices qui la parsèment. En gestation ou à suivre: un projet de tragédie musicale, un duo rock, des stages d’écriture… Depuis 2018, Gabriel réalise aussi divers ateliers en médiation culturelle auprès de publics variés (handicap mental, petite enfance, prison, adolescents…). Ses domaines de prédilection sont les ateliers d’écriture de chanson, la découverte musicale et la fiction radiophonique. Il y met à contribution ses compétences techniques d’écriture et de réalisation sonore.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • En 2025-26, Gabriel Debray et Flora Donars ont mené un projet Cac ensemble en lien avec leur création Artémis et Actéon proposant aux élèves d’écrire puis de tourner une fiction radiophonique à partir de ce mythe. L’expérience s’est révélée très enrichissante pour les artistes comme pour les élèves. Cela a permis aux intervenant.e.s d’échanger avec les élèves sur les thématiques du spectacle et aux élèves de s’emparer des codes de l’écriture radiophonique pour inventer leur propre version du mythe. Cette saison Gabriel Debray et Flora Donars aimeraient de nouveau explorer ce format comme outil de création pour répondre à une thématique centrale propre à la mythologie : comment répondre de manière juste à une injustice ? Dans la mythologie, les Dieux et Déesses utilisent la magie, s’autorisent à se métamorphoser ou à métamorphoser les humains qui seraient trop insolent.e.s pour fuir les problèmes qu’iels ont contribué à créer. Tout cela est rendu plausible par la magie de la fiction. Artémis et Actéon est un mythe injuste à bien des égards qui pose de multiples façons la question de la limite. Artémis est au bain avec ses nymphes dans la forêt sacrée quand Actéon pénètre son territoire et s’autorise à regarder la déesse nue dans un espace d’intimité. Outragée par cet affront, la déesse change le chasseur en cerf. Actéon est un chasseur redouté pour avoir élevé ses chiens sans se préoccuper des limites du vivant. Il finira dévoré par sa propre meute de chiens. Était-ce juste de la part d’Actéon de venir s’introduire dans un territoire intime et sacré ? Mais était-ce juste de la part d’une déesse de provoquer une fin aussi cruelle pour le chasseur ? Sans possibilité de rédemption ? Peut-on encore apprendre à des êtres vivants à dévorer le monde sans se préoccuper de l’après ? En quoi ce mythe fait-il écho à des enjeux actuels de société ? A ce qui nous touche personnellement ? En quoi les mythes d'aujourd'hui viennent réveiller nos colères et nos pulsions enfouies? C’est ce postulat qu’ont envie d’explorer cette saison Gabriel Debray et Flora Donars. En partageant quelques extraits de réécritures du mythe (Le feuilleton d’Artémis de Murielle Szac, Les Métamorphoses d’Ovide, ainsi que la version de Béatrice Bienville ou encore ceux proposé dans Mut(h)os), en y ajoutant quelques écoutes sonores, Flora Donars et Gabriel Debray souhaitent interroger avec les jeunes ce qui fait l’universalité d’un mythe. Qu’est-ce qui nous touche encore dans ces histoires des millénaires après ? Comment s’en inspirer pour écrire notre propre histoire? Iels demanderont aux élèves de recueillir auprès de leur famille les mythes qui les ont marqués. Puis ils évoqueront ensemble la question de l’injustice. Qu’est-ce qui est injuste aujourd'hui ? Quelle histoire tragique on voudrait pouvoir réécrire en tant qu’auteur.ice ? Quelles paroles on voudrait enregistrer? Après avoir décidé ensemble l’injustice, le fait divers ou sociétal qui sera le canevas de leur histoire, Flora Donars proposera aux élèves de s’emparer des outils propre à la fiction pour écrire leur version de l’histoire sous forme de fiction radiophonique. Les élèves seront également accompagné de Gabriel Debray qui mènera la partie tournage. Après avoir élaboré la trame, les élèves seront amenés à jouer, tourner et bruiter le scénario imaginé. Le rendu final pourra être écouté lors de la restitution. Ce projet leur permettra de se frotter au langage scénique (choisir un sujet, des personnages, un point de vue, écrire et imaginer un scénario, interpréter des situations ou saynètes) mais également aux techniques propres à la radio (initiation aux techniques de tournage radiophonique, au travail de la voix, aux bruitages, penser et créer des ambiances, un environnement sonore).

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Gabriel Debray et Flora Donars proposeront aux élèves de s’approprier les codes dramaturgiques d’un mythe comme celui d’Artémis et Actéon pour évoquer une injustice en lien avec un fait de société ou l’actualité, choisie avec la classe et l’équipe pédagogique afin de créer un récit réparateur pour agir sur le monde de demain.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • Pour préparer ce projet, Gabriel Debray et Flora Donars rencontreront les professeures en début d’année par visio ou en réel suivant les possibilités de chacun.es afin d’affiner la préparation du projet, les sorties à venir, les nécessités aussi bien humaines que matérielles à prendre en compte pour que le projet se passe bien. Ce sera l’occasion d’affiner les liens possibles avec les différentes matières des enseignant.e.s impliqués. Les intervenant.e.s mettront à disposition du corps enseignant le dossier artistique du spectacle ainsi qu'un corpus d'œuvres autour du projet et des sorties à venir. Ils pourront également partager des fiches pédagogiques et techniques établies en fonction des besoins et des avancées du projet. Ces documents pourront être partagés sous forme de drive afin que chacun.e puisse y revenir.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Flora Donars a déjà mené plusieurs parcours CAC au collège Elsa Triolet à St Denis et au collège George Braque à Neuilly sur Marne. ("Baahvenue" 2018-19 et "Peurs 2.O" 2019-20 avec Marina Meinero, "Le Club des Mythos" en 2020-2021 et "L’expérience" en 2021-22 avec Camille Juzeau ou "Radio chaos" en 2022-23 avec Sarah Masson qui mixait pratique radio et théâtre, "Le match du siècle" avec Lucie Palazot en 2023-24 qui mêlait danse, sport et théâtre et enfin "Artémis et Actéon" en 2025-26 en compagnie du réalisateur et musicien Gabriel Debray sous la forme d’une fiction sonore. Ce dispositif lui tient à cœur en tant qu’artiste car il lui permet de partager sa démarche artistique mais aussi de se confronter aux questionnements d'une jeunesse en construction. Voir une classe s'emparer des outils propres à la création, que ce soit scénique ou radiophonique, les voir douter de leur compétence en la matière, puis se lancer, étonné.e.s par ce qu'iels sont capables de faire, reste un moment fort qui donne tout son sens au travail de création. Pour le projet 2025-26 Flora et Gabriel ont vu des élèves n’ayant pas écrit de l’année, rédiger leur première saynète avec un enthousiasme joyeux. Plusieurs élèves n’osant jamais s’exprimer incarner les personnages de la fiction d’une manière saisissante. Le projet, ne s’inscrivant pas dans un cadre exactement scolaire, déroute souvent les élèves au départ mais leur permet de découvrir de nouvelles manières de s’exprimer, d’échanger, de grandir. Ces projets reposant aussi sur la capacité du groupe à s’écouter et à se faire confiance, favorisent souvent l’arrivée d’une dynamique nouvelle et bienfaisante au sein de la classe. Ils redonnent confiance à celleux qui n’ont pas un profil « scolaire » et créent de nouvelles amitiés. Cela permet également à Gabriel et Flora d'échanger avec elleux et de connaître leur avis sur les thématiques liées à la création en cours. Ce qui les touche dans cette histoire et ce qui leur échappe ou les laisse indifférents. Les effets bénéfiques observés tant par les élèves que par les équipes pédagogiques qui les accompagnent au cours du parcours leur ont donné envie de poursuivre l'aventure en variant les dispositifs proposés en fonction de sa recherche pour conserver cette fraîcheur et cette exigence nécessaires à tout projet artistique en milieu scolaire. Enfin, les intervenant.e.s ont souhaité poursuivre leur partenariat avec George Braque car les échanges avec l’équipe pédagogique ont toujours été très riches et fluides ce qui permet aux projets de se déployer sereinement.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Dans l’idéal nous souhaiterions que la pratique artistique se déroule sur 2x 2 jours Jour 1 Choix du sujet et écriture du synopsis: Brainstorming Choix du sujet (l’injustice revisitée) et du point de vue, liste des personnage, lieux de l’intrigue, genre de la fiction (2h) Ecriture de synopsis par petits groupe à partir des choix précédents et mise en commun (2h) Exercice d’écriture de portrait de personnages, précision du temps et des lieux de l'action (1h) Jour 2 A partir du scénario élaboré : écriture des saynètes Réalisation d’un scénario commun et séquençage des scènes à écrire (2h) Ecriture des saynètes du déroulé en binôme, possibilité d’avoir recours à l’improvisation théâtrale (3h) Lecture du scénario et répartition des rôles pour le tournage (1h) Jour 3 : Préparation du tournage et tournage des premières scènes et ambiances Séance de préparation du tournage / initiation technique et repérage des lieux de tournage (1h) Initiation à la différence entre bruitage et ambiance et listage des prises de sons nécessaire / Initiation aux techniques de bruitage (1h) Prise de son extérieur // Répétitions et tournage (2h) JOUR 4 Répétitions et tournage (4h) Ecoute d'un premier dérushage et tournage de voix complémentaire (2H) Concernant les ateliers de pratique, la classe sera divisée en demi-groupe dès que possible. Les séances de brainstorming, de mise en commun et de lecture pourront se faire en classe entière sinon les intervenant.e.s prévoient de diviser le groupe pour permettre aux plus réservés de s’exprimer et pour favoriser une meilleure circulation de la parole. Les intervenant.e.s proposeront des ateliers similaires ou complémentaires en fonction des besoins. Flora Donars sera référente du suivi de la trame dramaturgique, Gabriel Debray sera plus particulièrement en charge du tournage et de la réalisation sonore. Pendant le tournage, un groupe pourra préparer une scène avec Flora tandis qu'un autre pourra tourner avec Gabriel, permettant à chaque élève de décider de sa place dans le tournage. Un atelier bruitage sera également mis en place. Les élèves pourront au choix : tourner, assurer le suivi du script, préparer le cadre, enregistrer des sons, bruiter, jouer afin que chacun.e trouve la place qui lui correspond.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Les élèves seront invités à se rendre à l’une des représentations de « Mut(h)os » si le calendrier le permet. Création sur laquelle Flora Donars a été dramaturge et qui revisite une série de mythes au prisme de nos obsessions contemporaines. Ce sera l’occasion de rencontrer l’équipe artistique et de partager avec les jeunes, les différentes étapes de la création d’un spectacle. Le spectacle Trop beau pour y voir pourrait également être pertinent en fonction du calendrier. Spectacle écrit et mis en scène par l’autrice d’Artémis et Actéon et qui s’empare sous forme de fiction documentaire du scandale du chlordécone aux Antilles. La pièce fait des allers-retours entre enjeux politiques, projections mythiques et impact sur les habitant.e.s et peut être une belle opportunité de voir une injustice retraduite artistiquement. Si les dates ne coïncident pas, il sera proposé aux élèves d'assister à un autre spectacle dans un des théâtres environnants (Espace Michel Simon, Espace Marcel Pagnol, TPM, Théâtre Dunois, Cartoucherie de Vincennes, Ferme du buisson...) ou à une séance d'écoute de podcast en lien avec les thématiques du projet. Enfin, en fonction de la programmation culturelle de la saison 2026-2027, les élèves pourront également se rendre à une exposition dans un lieu culturel parisien. Un atelier à la maison de la radio autour de la création de fiction radiophonique suivi d'une visite de la maison ronde pourra également être organisée.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Une première séance de présentation des artistes et du projet sera organisée avec les collégien.ne.s afin de leur partager le programme des rencontres à venir et les thématiques abordées. Cette rencontre pourra se faire à proximité d’une première sortie, de manière à préparer les élèves à cette sortie mais aussi de pouvoir s’appuyer sur cette expérience commune pour débattre et réfléchir ensemble aux thématiques du projet. En quoi cette sortie parle du projet ? Qu’est-ce qui nous intéresse dans cette expérience de spectateur.ice ? Est-ce qu’il y a quelque chose qui nous inspire pour la suite ? Par ailleurs des temps de réflexions et de débat seront prévus autour des thématiques suivantes : -Collecte de mythes auprès de proches (quels thèmes reviennent, pourquoi ? Qu’est-ce qui nous parle ?) -La place du mythe dans nos vies qu’est-ce qu’on veut raconter avec ? -Place du magique dans nos vies. Dans la mythologie, recours régulier aux métamorphoses ou transformations en végétaux, animaux. Qu’est-ce que ça permet ? Qu’est-ce que ça signifie ? Est-ce une fuite ou une possibilité à explorer ? Métaphore ou utopie réaliste ? Séance pour aller vers l’écriture de notre fiction Comment on repère qu’une limite a été franchie ? Quelle réponse on apporte ? Rencontre possible avec l’autrice Béatrice Bienville dont les pièces de théâtre partent soit de motif mythologique pour dénoncer un problème de société (La véritable histoire de la Gorgone Méduse) soit d’un problème sociétale en se servant des outils de la fiction pour le donner à entendre au plus grand nombre (CHRDCN Trop beau pour y voir, éditions Théâtrales. A partir de cette rencontre, nommer des situations d’injustice. Puis en choisir une qu’il s’agira de détourner, de métamorphoser, de réécrire. Comment s’emparer de cette histoire, l’écrire différemment en sublimant par la magie, l’imaginaire ou en ayant pris le temps d’imaginer d’autres possibles. Ouvrir le champ des possibles propre à l’art.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • La restitution prendra la forme d'une séance d'écoute collective ou de plusieurs écoutes programmées sur une demi-journée. La salle d'écoute aura été spécialement préparée à l'attention du public invité (équipe pédagogique, personnels de l'établissement, parents d'élèves, autres classes, partenaires...) et pourra être suivie d'un temps d'échange entre les créateur.ice.s et le public. La fiction pourra également être diffusée lors de la semaine du Vivre-ensemble du collège (organisée courant mai-juin) ce qui permet de prendre connaissance des différents dispositifs d’actions culturelles proposés et traversés par les jeunes pendant la saison. La fiction sera accessible sur le site internet du MèME EnsembLe et sur l’ENT du collège de manière à rester disponible à l'écoute pour les élèves et leurs proches à l'issue du projet. Un bilan sera organisé avec les intervenant.e.s à l'issue de ce temps de restitution. Les élèves seront invités à s'exprimer sur leur expérience de manière ludique (questionnaire, dessin, ultime improvisation ou interview croisée) de manière à pouvoir revenir collectivement sur leur expérience.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Les collégien.ne.s seront le plus possible impliqué.e.s dans le processus à toutes les étapes de création du projet, quel que soit leur genre, classe sociale, lieu de vie, handicap. Par ailleurs, nous veillerons à ce que le cadre donné permette à chacun.e de s'exprimer. A partir des exemples et matériaux artistiques apportés par les intervenant.e.s ou évoqués en cours par les professeur.eu.ses impliquées, ils listeront ensemble les thématiques, personnages, lieux, époque qui pourraient servir à leur fiction radiophonique. C’est à partir des idées issues de leur synopsis que le scénario s’élaborera. Ils écriront et joueront leur propre scénario et générique et décideront ensemble du titre, des bruitages et ambiance sonore à ajouter. Les intervenant.e.s artistiques et les professeur.e.s seront là pour les guider et leur transmettre les techniques nécessaires à chaque étape du projet. Enfin, iels seront amenés à définir collectivement le cadre et lieu de la restitution au sein de l'établissement. En amont du projet, les intervenant·e·s fournissent un questionnaire aux élèves afin de connaître leur rapport à la fiction, à la radio et aux thématiques du projet.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Le MèME EnsembLe s'est toujours montré particulièrement attentif à ces thématiques. Aussi bien dans le traitement des sujets abordés par la Cie que dans la mise en place des projets et la formation de ces intervenant.es. Par ailleurs, Gabriel Debray est concerné et formé aux vécus des minorités de genre et d’orientation sexuelle. Voici quelques-uns des outils utilisés: lors des différents exercices menés, prendre garde à utiliser un discours inclusif, visible même à l'oral. Veiller à ce que chacun.e puisse prendre la parole équitablement. Questionner les représentations proposées quand des clichés surgissent dans les improvisations ou les débats. Encourager les élèves à sortir des rôles stéréotypés habituels. Dans le choix des sujets, favoriser des thèmes ou histoires paritaires. Favoriser le choix des rôles sans se limiter au genre « attendu » dans l'imaginaire collectif. Demander aux élèves de former des groupes de travail mixtes. Faire prendre conscience aux élèves à quel point, il ne tient qu'à nous d'ouvrir les imaginaires et les représentations sur ces questions-là. Favoriser l'usage de l'écriture inclusive quand c'est possible et expliquer son usage. Le mythe sur lequel nous ouvrons le projet interroge les questions de genre. L’histoire d’Artémis et Actéon oppose une bande de filles et un chasseur isolé. Cette histoire fondatrice pourra entrainer des discussions sur les questions d'égalité homme-femme, de sexisme, d’intimité et de justice. Les intervenant.e.s seront ravi.e.s de pouvoir échanger avec les élèves sur ce sujet. Par ailleurs, le fait de mener ce projet en binôme paritaire nous paraît également pertinent en regard de toutes ces questions.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Le MèME EnsembLe utilise en priorité des matériaux recyclés ou de seconde main dans le cadre de ses créations et favorise au maximum les trajets en train ou en vélo. En ce qui concerne ce projet, tout investissement de matériel sera effectué en fonction de sa durabilité en évitant au maximum l'achat de matériel à usage unique. La cie dispose d'une base de matériel de tournage pour la fiction radiophonique et se tournera vers de la location ou du prêt s’il manque des éléments à usage unique. Les piles employées pour les enregistreurs sont rechargeables et les documents partagés seront vidéo-projetés quand c’est possible pour éviter les dépenses papiers inutiles. Par ailleurs, les intervenant.e.s veilleront à privilégier l'utilisation des transports en commun et les collaborations avec des personnes résidant en Ile de France. Enfin, les séances seront le plus possible groupées de manière à éviter la démultiplication de déplacements. Les transports en commun seront également privilégiés lors des sorties scolaires. Enfin le mythe "Artémis et Actéon" soulève des questionnements écologiques puisqu'Artémis déesse de la chasse, de la nature et de la jeunesse peut être vue comme une déesse éco-féministe avant l'heure qui défend une chasse raisonnée et protège tous les êtres de la forêt. La transformation d'Actéon en cerf peut aussi se voir comme la punition d'un chasseur abusif. Dans la première partie du mythe, Actéon laisse sa meute dévorer plus que de raison les animaux de la forêt. Et c'est lui qui finira dévoré par sa meute, puni par ses méthodes d'éducation. Grâce à ce mythe, les élèves pourront aborder le rapport aux vivants et questionner nos modes de consommation contemporains. Enfin, une attention particulière pourra être apportée dans les goûters de restitution en favorisant les plats partagés permettant de découvrir les spécialités de chacun.e.s et minimisant les emballages plastiques.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les enseignantes présenteront le parcours aux parents des élèves de la classe lors de la première réunion parents-professeurs en début d’année. Un temps de questions-réponses et d’échange sera réservé au sein de cette réunion. Nous les tiendrons ensuite au courant via l'ENT, et ils pourront suivre les grandes étapes du projet. Les parents seront conviés à la restitution organisée au sein de l'établissement scolaire. Nous proposerons si cela est possible plusieurs horaires de diffusion de manière à favoriser la venue des parents. Il sera également proposé aux parents volontaires de se joindre aux sorties organisées dans le cadre du parcours. La fiction radiophonique pourra également être diffusée dans le cadre de la semaine du Vivre-ensemble au collège.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Une collecte sonore sera demandée aux élèves afin de récolter auprès de leurs proches les mythes qui les ont marqués favorisant un échange intergénérationnel quant aux récits fondateurs. Les parents pourront être contactés aux différentes étapes et de la date de restitution via l’espace ENT et un visuel créé par les élèves leur sera spécialement adressé pour l’occasion.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • L'axe 2 du projet d'établissement a pour objectif d’agir sur le climat scolaire par l’apprentissage de la citoyenneté afin de réduire l’exclusion scolaire. La situation des élèves décrocheurs pour qui les apprentissages ne font plus sens reste une des priorités. Le troisième objectif de cet axe est « valoriser pour mieux vivre ensemble » et cela se traduit par une politique de projets soutenue. Chaque année cela permet de raccrocher certains élèves qui reprennent confiance en leurs compétences. Un projet implique une collaboration entre élèves, qui sont amenés à s’écouter, se soutenir, dans le respect et l’empathie afin d’atteindre leur objectif commun. Ce parcours répond à cet axe car les élèves sont encouragés à s’investir de manière individuelle pour le collectif, trouvent du sens dans la concrétisation du projet à court terme et sont valorisés dans leur engagement. De plus, les thématiques abordées autour de la justice tout au long du parcours amèneront les élèves à engager leur réflexion en tant que futurs citoyens; et nous mettrons en lien ce projet avec un EPI Arts Engagés sur tout le niveau 3e (langues vivantes, français, histoire-géographie-EMC, education musicale et art plastique) qui permettra aux élèves de découvrir différentes formes d’engagement artistiques et de se demander si et comment l’art peut-il faire face aux injustices. Les élèves seront amenés à promouvoir leur projet au sein de l’établissement au travers de leurs actions diverses, jusqu’à la restitution, la diffusion de la fiction sonore en mai/juin, lors de la semaine du vivre ensemble, en présence des parents. Avec l'axe 3, nous souhaitons développer les partenariats en valorisant les activités culturelles. L’intervention de professionnels permet d’ouvrir les élèves à d’autres horizons, ils apprennent à coopérer avec des personnes qu’ils ne connaissent pas et découvrent de nouveaux métiers. Le PEAC s'inscrit également dans notre contrat d'objectifs qui nous engage à développer les compétences transdisciplinaires des élèves afin de compenser les inégalités. Ce projet est d'autant plus pertinent que l'offre de diversité culturelle reste minime dans les quartiers dans lesquels nos jeunes évoluent, ce qui constitue un frein à leur ouverture artistique, humaine et émotionnelle. Les projets CAC sont en adéquation avec la nécessité d'enrayer les inégalités inhérentes à ce territoire.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L’Espace Numérique de Travail de notre établissement est investi par toute la communauté éducative, et constitue un outil d’organisation et de communication essentiel. D'un point de vue pédagogique et communicationnel, la classe sélectionnée constituera un « groupe de travail » et les enseignants rattachés au projet, tout comme les élèves, en seront les acteurs. Le partage de documents et d’informations sera ainsi facilité. De manière plus globale, les référents « numérique » du collège veillent à informer régulièrement toute la communauté (équipes pédagogiques, élèves et parents) et à valoriser les travaux des élèves en alimentant et en mettant à jour le fil d'actualité du site.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Le projet sera intégré au cours d’anglais lors d’une séquence inscrite dans les nouveaux programmes de langues vivantes en 3e, plus précisément l’Axe 5 - Formes de l'engagement. Ces programmes n’entrant en vigueur qu’en 2028 pour les 3e, la séquence est également adaptée à l’un des quatre thèmes culturels actuels: “Langages”. Nous partirons de situations d’injustice et de lutte sociale vécues dans des pays anglophones (la ségrégation raciale aux Etats-Unis, le mouvement des Droits Civiques, l’apartheid en Afrique du Sud…), et nous étudierons et analyserons différentes oeuvres mettant en lumière l’engagement des artistes en lien avec ces causes. En parallèle, directement en lien avec le projet, nous pourrons étudier des extraits de “Brand New Ancients” de Kae Tempest, qui s’inspire de la mythologie pour raconter des personnages contemporains. Les compétences travaillées tout au long du projet feront écho à la pratique des différentes activités langagières en langues vivantes (expression orale et écrite, interaction), les élèves pourront faire appel aux stratégies vues en ateliers pour notamment développer leur intonation à l’oral. Par ailleurs, ce projet s’inscrit à la croisée de deux thèmes du programme de français de 3ème : « Agir sur le monde » et « Se chercher, se construire ». La réalisation de cette fiction radiophonique sera l’occasion pour les élèves de réfléchir à la notion de mythe, et de chercher comment la structure et la signification d’un mythe peuvent être reprises, transposées, métamorphosées, investies d’un sens nouveau pour raconter des enjeux actuels de la société. L’étude de la pièce de théâtre Antigone d’Anouilh et la lecture d’extraits de réécritures de mythes antiques en amont du projet leur permettront d’appréhender le mythe comme une machine à penser le monde, avant de s’approprier cet outil à travers la création radiophonique. En effet, les élèves seront amenés à s’inspirer d’un mythe pour exprimer leur propre rapport à l’injustice. Enfin, ce projet permettra aux élèves de renforcer leurs compétences langagières orales et écrites. Les ressources expressives et créatives de la parole seront pleinement exploitées pour la dramaturgie. Pour finir, ce projet pourra être valorisé et réinvesti par les élèves qui choisiront de le présenter à l’oral du DNB.

Application MICACO | Date : 01/07/2026