Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Ma ville idéale - Villemomble
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Jean de Beaumont
- Ville : VILLEMOMBLE
- Classe : autre
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Tasvu- Université Populaire du Cinéma (TASVU-UPCINÉMA)
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Salomé Bazin
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- TASVU – Université Populaire du Cinéma est une association fondée en 2004 par des professionnel·les du cinéma et de l’audiovisuel dont l’objectif est de démocratiser l’accès à la pratique du cinéma. Implantée à Saint-Denis, elle développe des ateliers et stages de création. L’association mène également des projets d’éducation à l’image à destination de publics variés. Elle s’inscrit dans un réseau de partenaires culturels du territoire, notamment Cinémas 93, le 6B et le cinéma L’Écran à Saint-Denis, et développe depuis 2025 des parcours CAC. En 2026, elle organise la première édition du festival Autres Vues, les cinématographies plurielles de la Seine-Saint-Denis, événement qui s'inscrit dans le cadre de la Saison Multitude 2026.
Salomé Bazin est vidéaste et réalisatrice de documentaires. Formée en cinéma à l’Université Paris VIII, puis en arts numériques et visuels à Buenos Aires, elle obtient un master de recherche en études culturelles à l’Université Montpellier III. Son travail explore les liens entre corps, récits et paysages à travers des films, des performances et des dispositifs de cartographie sensible. Son travail interroge les lieux comme expérience sensorielle et narrative, à travers des dispositifs où le corps, le son et l’image construisent une approche incarnée du territoire. Elle a notamment réalisé la performance sonore “Derivas sonoras” (Buenos Aires, 2021), où elle traverse un quartier munie de micros de contact et d’ambiance afin de capter simultanément les sons de la ville et ceux de son propre corps. Elle développe également un projet photographique, “Six routes” (2023), consacré aux transformations urbaines du carrefour des Six-Routes à La Courneuve dans le contexte du Grand Paris Express. Son film en cours “Legendas” interroge les relations entre corps de danseurs et paysages, en croisant mémoire des lieux et récits ancestraux. Dans “Décollages” documentaire en cours de post-production lauréat de la bourse FORTE, elle explore la façon dont une création plastique face caméra peut libérer la parole et réinventer des récits de soi.
Fabien Guillermont est réalisateur de films documentaires, enseignant et intervenant en ateliers de création depuis plus de 15 ans. Il assure, avec Salomé Bazin, la conception générale du dispositif et la continuité des démarches de co-création menées par TASVU.
Ensemble, ils coordonnent au sein de TASVU des projets de création participative autour des territoires de la banlieue et des récits de ses habitants. Ils y développent des formes de cinéma situées, où la pratique artistique est indissociable de l’enquête territoriale et de la participation des habitant·es. Le projet “Ma ville idéale”, initié en 2025 au collège Jean Moulin à Aubervilliers, a permis aux élèves UPE2A de réaliser une cartographie sensible de leur ville et de produire un film collectif à partir de déambulations urbaines, d’interviews et de dispositifs plastiques, conçus comme des outils de transformation sensible. Les élèves y deviennent auteurs d’une parole située et active sur leur environnement urbain.
La reconduction de ce type de parcours dans différentes villes permet de développer un protocole de lecture croisée des territoires à travers plusieurs terrains situés en Seine-Saint-Denis (Villemomble, Bobigny, Stains, Aubervilliers…). Elle met en relation des expériences menées dans des contextes distincts, et fait émerger, à l’échelle du département, un récit collectif des transformations en cours. Par la multiplication de ces parcours, le projet alimente une recherche artistique portée par TASVU et les intervenant·es autour des récits migratoires, des trajectoires d’installation et de la diversité culturelle qui structure le territoire.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Le projet “Ma ville idéale” est ainsi devenu, pour les deux réalisateurs, un terrain d'exploration sur la mémoire de lieux en transformation et les processus de co-création avec des enfants allophones. Il devient un projet artistique en soi, qui s’alimentera des multiples expériences créées au fil des ans et des parcours, des élèves rencontrés, et des terrains sillonnés, pour porter un témoignage sur les mutations urbaines et humaines en cours en Seine-Saint-Denis. Le parcours à Villemomble est conçu conjointement par Salomé Bazin et Fabien Guillermont, dont les pratiques complémentaires (documentaire et arts visuels) structurent la mise en œuvre du projet. Les deux artistes partagent la conception et les méthodes, garantissant une continuité pédagogique et artistique sur l’ensemble des parcours, déployés entre Villemomble et Stains au premier trimestre et Bobigny au troisième. Une restitution commune en fin d’année permettra de croiser les productions et les expériences des élèves à l’échelle des territoires de Seine-Saint-Denis.
Salomé Bazin interviendra auprès de la classe UPE2A du collège Jean de Beaumont à Villemomble, dans un parcours mené en parallèle de ceux de Stains et Bobigny par Fabien Guillermont.
À Villemomble, le collège se situe à la limite de Bondy, entre les voies ferrées et le quartier des Marnaudes, engagé dans un processus de renouvellement urbain. Dans ce périmètre, les démolitions annoncées de tours d’habitation et les futures reconfigurations des espaces coexistent avec un tissu pavillonnaire ancien, dessinant un territoire où les transformations s’entrechoquent.
Un peu plus loin, dans le centre-ville, le château de Villemomble, ancienne demeure seigneuriale devenue mairie et équipement culturel, récemment restauré, constitue un point d’ancrage du paysage urbain. À l’inverse, certains paysages liés à l’exploitation du gypse au XIXe siècle, ainsi que les habitations troglodytiques des ouvriers, ne subsistent aujourd’hui que dans les archives et les images anciennes.
Comment une ville choisit-elle les formes d’habitat qu’elle efface, celles qu’elle transforme et celles qu’elle conserve ?
Entre ces différentes strates, Salomé emmènera les élèves dans une traversée de ces espaces contrastés, où se croisent restructurations urbaines et politiques de restauration patrimoniale.
Ils et elles filmeront, enregistreront et collecteront des traces des paysages et des témoignages d’habitant·es, à partir de déplacements, de rencontres dans la ville et de visites de lieux d’archives et de patrimoine. Le film témoignera du système de décisions urbaines, où se négocient sans cesse ce qui disparaît, ce qui se transforme et ce qui est conservé.
Salomé Bazin accompagnera ces explorations à travers des marches filmées dans la ville, initiant les élèves aux gestes de prise de vue et de captation sonore. L’image et le son deviendront des outils d’observation du territoire, attentifs aux rythmes, aux sons et aux usages de l’espace urbain. Un temps d'initiation aux techniques d’interview sera également pris pour préparer les élèves à cet exercice avec les habitants du territoire.
Peu à peu, ces matériaux nourriront une cartographie collective, ainsi que la construction d’un film et d’une maquette, à travers lesquels les élèves élaboreront leur propre lecture des transformations de leur environnement et formuleront leurs imaginaires de la ville.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- À Villemomble, les élèves UPE2A exploreront un territoire marqué par la démolition urbaine de certains quartiers, tandis que d’autres sont conservés comme patrimoine. Ils filmeront leurs déambulations et rencontres dans la ville pour nourrir leur réflexion sur une cartographie sensible de leur ville idéale. Le projet leur permettra de réfléchir à la manière dont une ville construit son histoire, sélectionne ses mémoires et transforme les façons d’habiter un territoire.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- La co-construction du parcours a été amorcée lors d’une première rencontre entre Fabien Guillermont, Salomé Bazin et l’enseignant·e référent·e de la classe UPE2A au printemps 2025. Cet échange a permis de définir les premières orientations du projet, en lien avec le quartier du collège, les parcours des élèves et les possibles lieux de tournage et de déambulation à Villemomble. La connaissance fine du territoire par l’enseignant·e référent·e permet d’orienter les choix de parcours (quartiers, lieux d’interview, sorties) en lien avec les transformations urbaines de Villemomble. Elle permet également d’adapter les séances au niveau de langue des élèves UPE2A, afin de garantir l’accessibilité des activités et la progression de chacun·e. Ces choix sont aussi ajustés conjointement pour garantir leur accessibilité et leur pertinence pédagogique. Une seconde rencontre de préparation aura lieu à la rentrée afin de préciser les intervenant·es extérieur·es, les sorties envisagées et le calendrier détaillé des séances.
Tout au long de l’année, des temps réguliers d’échange entre les intervenant·es, l’enseignant·e et la coordination de TASVU – Université Populaire du Cinéma permettront d’ajuster concrètement le déroulé des ateliers (contenus des séances, organisation des sorties, besoins techniques et matériel). L’association assure également la coordination logistique du projet : planification des interventions, organisation des déplacements, mise à disposition et suivi du matériel de prise de vue et de prise de son.
Des ressources artistiques et pédagogiques seront transmises à l’enseignant·e en amont et pendant le parcours : extraits de films, références en cartographie sensible, écoutes sonores et textes sur la ville et ses transformations. Ces éléments serviront de support aux séances en classe et à la préparation des élèves avant les sorties et les phases de création.
Enfin, les échanges réguliers entre les intervenant·es et l’équipe pédagogique permettront d’adapter le rythme des séances en fonction des besoins du groupe (compréhension linguistique, appropriation des outils, dynamique collective), en ajustant si nécessaire les étapes de tournage, de collecte sonore et de fabrication de la maquette.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- En 2025-2026, Salomé Bazin a mené avec Fabien Guillermont un premier parcours CAC sur la ville idéale au collège Jean Moulin à Aubervilliers auprès d’une classe UPE2A. Lors de ce premier parcours, l’équipe enseignante a souligné l’intérêt du dispositif pour l’apprentissage du français en situation réelle, à travers les interviews, les échanges et la production orale. Les élèves ont enrichi leur vocabulaire lié à la ville tout en développant leur capacité à exprimer un point de vue. Les séances de terrain, de captation et de cartographie ont renforcé leur perception de l’espace et nourri un travail collectif aboutissant à une production originale associant film, maquette et restitution publique.
Cette articulation constitue un protocole de création réplicable, adaptable à différents territoires. Forts de cette expérience et de l’intérêt suscité auprès des équipes pédagogiques, ils souhaitent poursuivre et développer ce projet dans d’autres établissements. Cette nouvelle candidature vise à prolonger cette démarche en l’adaptant à un nouveau territoire de Seine-Saint-Denis. Elle s’inscrit dans une recherche artistique menée au long cours par les intervenant·es et portée par TASVU.
Durant le projet à Villemomble mené par Salomé en parallèle avec un autre parcours mené par Fabien à Stains puis à Bobigny, des temps de préparation en commun et des discussions entre chaque séance leur permettront de continuer à affiner ce travail en binôme pour articuler les parcours CAC menés dans les différentes villes.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Séance 1 – 2h
Présentation du projet, des intervenant·es et initiation aux outils (caméra, son, vocabulaire du cinéma). Réalisation d’une carte des parcours migratoires des élèves, filmée par le groupe. Introduction à la notion de plan.
Séance 2 – 2h
Cartographie des trajets quotidiens vers le collège à partir de dessins réalisés par les élèves. Mise en commun et échanges autour des perceptions sensibles des parcours (regards, sons, ressentis). Initiation à l’écoute sonore et au field recording.
Séance 3 – 2h
Première déambulation urbaine (quartier des Marnaudes) : prises de vue, captations sonores et observation des transformations du territoire. Rencontre et interview d’un·e habitant·e.
Séance 4 – 2h
Deuxième déambulation (quartier pavillonnaire) : captations image et son, poursuite des interviews d’habitant·es sur leur rapport à la ville et ses mutations.
Séance 5 – 2h
Analyse des matériaux récoltés (images, sons, témoignages). Élaboration collective des éléments constitutifs de la ville idéale à partir des observations de terrain.
Séance 6 – 2h
Conception collective du plan de la ville idéale : choix des infrastructures, organisation spatiale et réflexion sur les usages.
Séance 7 – 2h
Début de la fabrication de la maquette : conception des bâtiments et des éléments urbains en petits groupes.
Séance 8 – 2h
Poursuite de la maquette : finalisation des structures, réalisation des espaces publics et des circulations.
Séance 9 – 2h
Assemblage de la maquette et préparation de la restitution : écriture de textes et organisation de la présentation.
Séance 10 – 2h
Captation finale : réalisation de plans filmés de la maquette et enregistrement des voix (lecture / création sonore). Finalisation du projet collectif.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Entre les séances d’ateliers, des sorties viendront enrichir l’exploration sensible de la ville, et d'autres mettront en perspective d'autres représentations issues de divers lieux urbains. Elles permettront aux élèves de croiser leurs expériences de terrain avec des approches artistiques, architecturales et sociales du territoire, et d’alimenter leur projet de création.
Sortie 1 : Visite du tiers-lieu Partaj’heures, implanté au coeur du quartier de la Fosse-aux-Bergers. Qu’est-ce qu'un tiers lieu ? Découverte de ses activités et rencontre avec ses usager·es.
Sortie 2 : Découverte du Château seigneurial de Villemomble. Rencontre avec une médiatrice autour des enjeux de patrimoine, de conservation et de restauration.
Sortie 3 : Visite d’une exposition en arts visuels en lien avec la représentation des territoires (ex : Bibliothèque François-Mitterrand ou Musée national de l'histoire de l'immigration). Cette sortie nourrira la réflexion des élèves sur les imaginaires urbains.
Sortie 4 : Visite et atelier à la Cité de l’architecture et du patrimoine autour de la maquette et de la conception de l’espace, en lien direct avec la réalisation de leur ville idéale.
Sortie 5 : Projection d’un film documentaire (ex : La Terre des Vertus de Vincent Lapize), suivie d’un échange, afin de nourrir leur approche du cinéma documentaire et du territoire.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Les temps d’analyse et de réflexion jalonneront l’ensemble du parcours, en articulation étroite avec les ateliers pratiques et les sorties. Ils permettront aux élèves de comprendre la démarche des intervenant·es et d’approfondir les enjeux artistiques et thématiques du projet.
Ces temps sont essentiels dans une classe UPE2A: ils permettent de travailler la compréhension orale et écrite à partir de situations vécues, et de réutiliser immédiatement le vocabulaire lié à la ville, aux déplacements et aux usages du territoire (dire, nommer, décrire, comparer).
En début de parcours, des séances seront consacrées à la découverte de références filmiques et artistiques autour de la représentation de la ville et du paysage. Les élèves seront initiés aux bases du langage cinématographique (cadre, point de vue, rapport son/image) et aux spécificités du documentaire (captation du réel, place du témoignage, subjectivité).
Après les temps de terrain, des séances de visionnage et d’écoute collective permettront d’analyser les images et sons produits, de revenir sur les expériences vécues et de structurer une réflexion commune. Ces temps favoriseront la prise de parole, l’enrichissement du vocabulaire et l’élaboration progressive du projet de ville idéale.
Des interventions ponctuelles viendront enrichir ces réflexions, notamment avec une urbaniste, permettant d’aborder les enjeux de conception de la ville (acteurs, usages, transformations urbaines), ainsi qu’avec un·e artiste plasticien·ne pour accompagner la réflexion autour de la maquette.
Enfin, le travail de sélection, d’assemblage et de restitution (image, son, maquette) constituera un temps essentiel de prise de recul critique, amenant les élèves à interroger leurs choix, leur point de vue sur la ville idéale, et le sens de leur projet collectif.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- Le projet donnera lieu à une restitution sous forme d’installation réunissant cartographies sensibles, images, sons, maquette et film documentaire réalisés par les élèves. Le film final prendra la forme d’un récit collectif hybride, où se superposent enquête, mémoire et projection imaginaire du territoire. Cette production collective retracera l’ensemble du parcours (déambulations, rencontres et ateliers) et sera présentée au collège lors d’un temps de valorisation auprès des autres classes mais aussi des parents et familles. Les élèves UPE2A leurs présenteront eux-même leurs maquettes et leur film.
Une seconde restitution sera organisée dans un cinéma partenaire, en présence des trois classes (Villemomble, Stains et Bobigny), avec projection des films et présentation des maquettes. Ce temps fort est un moment important du projet car il permet non seulement de valoriser le parcours accompli, mais de le partager avec des classes d’autres villes du département qui ont suivi une démarche similaire. C’est l’occasion pour les élèves de se rencontrer, de mettre en commun leur expérience, de découvrir la façon dont les autres se sont emparés du même sujet mais dans un contexte différent, et d’amorcer un débat. Les familles et l’équipe enseignante seront également invitées à cette restitution.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Les élèves seront pleinement acteurs du processus de création, impliqués à toutes les étapes du projet : exploration du territoire, captation d’images et de sons, réalisation des interviews, élaboration des cartes et construction de la ville idéale. Ils et elles seront à la fois réalisateurs·rices, enquêteurs·rices, maquettistes et monteurs·euses de leur propre production collective.
Par exemple, lors des séances de déambulation, un élève peut être responsable de la captation sonore ou fait le cadre pendant qu’un autre mène une interview, avant que les rôles ne s’inversent. Lors de la construction de la maquette, les élèves prennent collectivement des décisions sur les éléments à conserver ou à transformer à partir des matériaux récoltés en sortie.
Des temps de travail en groupe et de discussion en classe permettront de construire les choix artistiques ensemble, de partager les points de vue et de favoriser la prise de parole de chacun·e.
La dimension inclusive du projet est au cœur du dispositif UPE2A : les ateliers sont conçus comme des espaces de co-construction où chaque élève peut trouver une place active, quelle que soit sa maîtrise de la langue. Par la pratique artistique et le travail collectif, les élèves développent progressivement une langue commune et construisent une expérience partagée du territoire et du vivre-ensemble.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- La thématique de l’égalité femmes-hommes est intégrée au parcours à travers l’analyse des usages de l’espace urbain. Les élèves seront amené·es à observer et questionner les différences d’expérience de la ville selon le genre, notamment lors des trajets quotidiens, dans les transports et les espaces publics. Lors des déambulations, une attention particulière sera portée aux ressentis différenciés dans l’espace public selon le genre (sentiment de sécurité dans les transports, appropriation des lieux, usage des espaces collectifs). Ces observations seront discutées en classe et intégrées à la réflexion sur l’imaginaire urbain des élèves afin de penser des espaces plus inclusifs et égalitaires.
La thématique de l’égalité filles-garçons occupe une place importante dans le projet d’établissement et fait l’objet d’un travail transversal au sein du collège. Depuis cette année, un référent égalité filles-garçons a été nommé au sein de l’établissement : M. CHIBANE, professeur d’histoire-géographie et enseignant de la classe UPE2A concernée par le projet.
Dans le cadre du parcours, les élèves seront amené·es à réfléchir à la place des femmes et des hommes dans l’espace public, aux représentations liées au genre ainsi qu’aux différentes manières de vivre et de se déplacer dans la ville. Les temps de déambulation, d’observation et d’échange permettront d’interroger les ressentis et les usages différenciés des espaces urbains selon les personnes (sentiment de sécurité, accès à certains lieux, occupation de l’espace public, visibilité des femmes dans la ville, etc.).
Ces questionnements pourront être mis en lien avec les séances menées dans le cadre du travail autour de l’égalité filles-garçons au collège. Des temps de discussion, d’analyse d’images, de productions écrites ou orales pourront permettre aux élèves d’exprimer leurs points de vue et de développer leur esprit critique.
Une attention particulière sera également portée à la constitution des groupes de travail, à la répartition de la parole et des responsabilités lors des ateliers afin de garantir une participation équilibrée et inclusive de l’ensemble des élèves.
Enfin, le projet cherchera à valoriser des figures artistiques et culturelles féminines dans les domaines du cinéma, de la photographie, de la littérature ou encore de l’urbanisme afin de proposer aux élèves des références variées et représentatives.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- Dans le cadre du parcours, une attention particulière sera portée aux enjeux de transition écologique, à la fois dans le contenu pédagogique et dans la démarche de création. Les élèves seront amené·es à réfléchir à la place de la nature et du vivant dans la ville, notamment à travers l’observation des espaces naturels, des parcs et des jardins lors des déambulations urbaines. Cette réflexion nourrira la conception de leur ville idéale et la manière d’y intégrer des espaces plus durables.
Par ailleurs, une sensibilisation sera menée sur l’impact des pratiques de production (réduction des matériaux consommables, réemploi de cartons et matériaux recyclés pour la maquette, mutualisation du matériel technique). Les déplacements et sorties seront effectués autant que possible à pied ou en transport collectif. L’ensemble du projet s’inscrit ainsi dans une démarche de création attentive aux enjeux environnementaux contemporains.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les familles seront associées aux différentes étapes du projet afin de favoriser le lien entre l’école et les parents. Une présentation du parcours sera réalisée en début d’année pour expliquer les objectifs artistiques et pédagogiques ainsi que le déroulement des ateliers et des sorties.
Les parents seront également invités aux temps forts du projet, notamment lors des restitutions ou des expositions des productions des élèves. Ces moments permettront de valoriser leur travail et de renforcer la participation des familles à la vie de l’établissement.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Afin de maintenir un lien régulier avec les familles, différentes formes de communication seront mises en place tout au long du parcours : diffusion d’informations via l’ENT, partage de photographies ou de productions d’élèves, valorisation des travaux réalisés en atelier.
Les élèves pourront également présenter certaines étapes du projet à leurs proches afin de prolonger les échanges en dehors du cadre scolaire. Cette démarche vise à renforcer la confiance des élèves et à favoriser une meilleure connaissance du projet par les familles.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Ce parcours s’inscrit pleinement dans l’axe II.5 du projet d’établissement : « Accompagner tous les élèves vers la réussite » et plus particulièrement dans l’objectif visant à favoriser l’ouverture culturelle et l’ouverture sur le monde.
À travers les différentes sorties, rencontres artistiques, ateliers de création et temps de restitution, les élèves seront amené·es à développer leur curiosité, leur sensibilité, leur esprit critique ainsi que leur compréhension de l’environnement urbain dans lequel ils évoluent. Le projet permettra également de valoriser les parcours, les langues et les expériences personnelles des élèves UPE2A au sein d’une réalisation collective et interdisciplinaire.
Le parcours participe pleinement au volet citoyen du projet d’établissement en encourageant la coopération, l’expression orale, le respect des points de vue de chacun·e et l’implication des élèves dans la vie culturelle du collège. Les productions réalisées pourront être présentées à d’autres classes ainsi qu’aux familles lors des temps de restitution afin de partager les objectifs et les valeurs portés par le projet.
Ce projet s’inscrit également dans les différentes compétences du socle commun de connaissances, de compétences et de culture :
Domaine 1 – Les langages pour penser et communiquer : développer la maîtrise du français oral et écrit à travers les échanges, les interviews, les productions écrites et les restitutions collectives.
Domaine 2 – Les méthodes et outils pour apprendre : coopérer au sein d’un groupe, mener un projet collectif, utiliser des outils numériques, audiovisuels et artistiques.
Domaine 3 – La formation de la personne et du citoyen : développer l’écoute, le respect des autres, l’expression des émotions et des opinions ainsi qu’une réflexion sur les usages de l’espace public et le vivre-ensemble.
Domaine 5 – Les représentations du monde et l’activité humaine : observer et comprendre les transformations des espaces urbains, interroger les représentations de la ville et imaginer collectivement des espaces plus inclusifs, durables et adaptés aux besoins de chacun·e.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- L’ENT du collège sera utilisé pour diffuser des informations concernant le projet et valoriser les productions des élèves.
Un espace numérique dédié pourra regrouper des photographies, des textes, des enregistrements sonores ou des extraits vidéo réalisés pendant les ateliers et les sorties. Il servira de support lors des temps de réflexion collective entre les ateliers et constituera au fil des séances, un journal de bord. Cet outil permettra aussi aux élèves et aux familles de suivre l’évolution du ce parcours tout au long de l’année.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Ce parcours interdisciplinaire développera des compétences langagières, culturelles, artistiques et sociales tout en impliquant les élèves dans une réalisation collective autour de la ville et de ses transformations.
-En français, le projet favorisera l’acquisition d’un vocabulaire lié à la ville, aux émotions et aux paysages, à travers l’étude de textes littéraires, poétiques ou documentaires, ainsi que la production d’écrits et le développement de l’expression orale autour de la ville, lors d’échanges, d’interviews et de restitutions collectives. Ils travailleront la compréhension et l’appropriation de la langue dans des situations concrètes et motivantes.
-En histoire-géographie, les élèves observeront les transformations urbaines, les mobilités et les différentes manières d’habiter la ville, en lien avec les notions étudiées en classe. M. CHIBANE, enseignant UPE2A et référent égalité filles-garçons, accompagnera cette réflexion autour des territoires, du vivre-ensemble et des usages de l’espace public. Ils comprendront les usages des espaces publics, les mobilités et les rapports au territoire, en lien les observations réalisées lors des sorties avec les notions étudiées en classe (habiter une métropole, les mobilités, les paysages urbains, la ville de demain). Enfin, ils développeront le repérage dans l’espace et une meilleure compréhension du territoire.
-En arts plastiques et audiovisuel, les élèves expérimenteront différentes formes de représentation (photographie, dessin, cartographie sensible, maquette), tout en découvrant les bases du cinéma documentaire à travers la réalisation d’images et de captations sonores. Ils développeront ainsi leur créativité à travers une pratique artistique collective et sensible et concevront une production finale mêlant images, sons, textes et représentations de la ville.
-En éducation musicale, les élèves développeront une écoute sensible du paysage sonore urbain du quotidien, réaliseront des collectes sonores et participeront à des créations mêlant voix, sons et documentaire. Ils découvriront différentes formes artistiques mêlant musique, paysage sonore, cinéma documentaire et création collective puis travailleront la voix, la lecture expressive et la mise en son de textes produits.
Delphine VOINSON, professeure d’éducation musicale, participera à la co-construction des séances et des productions finales.
Le projet contribuera enfin à renforcer l’autonomie, la coopération et la confiance en soi des élèves UPE2A en valorisant leurs langues, leurs parcours et leurs regards sur leur environnement.
Application MICACO | Date : 01/07/2026