Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 02/07/2026
Territoire en enquête
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Pierre-André Houël
- Ville : ROMAINVILLE
- Classe : 3ème
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Chiara Dacco
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- David Attié est journaliste indépendant. Spécialisé dans les questions urbaines, sociologiques et écologiques, il a collaboré avec des médias comme Mediapart, Libération, Bondy Blog, Usbek et Rica ou la Revue Urbanisme, pour laquelle il travaille encore aujourd'hui en tant que pigiste. C'est au sein de cette revue qu'il développe le cœur de sa pratique, explorant les multiples facettes de la ville à la croisée des enjeux sociaux, politiques, économiques, écologiques et culturels. Il y donne la parole aux habitant·es et aux personnes concernées pour révéler ce qui se joue entre la fabrique urbaine et ses appropriations. Parmi ses travaux récents, il s'est intéressé à l'histoire des MJC, interrogeant la façon dont elles ont incarné un idéal d'éducation populaire dans l'après-guerre et dont elles le font vivre, tant bien que mal, aujourd'hui. Il prépare prochainement un travail consacré aux enjeux locaux de la lutte contre l'extrême droite.
Membre du collectif la Friche, il anime en parallèle des ateliers d'éducation aux médias et à l'information auprès de différents publics. Ses activités d'EMI le mènent notamment à co-réaliser un journal trimestriel avec des détenus de la maison d'arrêt de Bois d'Arcy, et à produire des émissions de radio dans différents Ehpad de Seine-Saint-Denis. Ces espaces, à la marge des circuits médiatiques ordinaires, sont pour lui l’occasion de « travailler à décentrer mon regard, tout en partageant mes outils ».
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- David Attié souhaite travailler avec la classe autour de ses thèmes de prédilection, la mémoire et le territoire, et questionner le rapport des élèves à leur environnement proche en y intégrant une dimension historique. Il s'agit de rappeler la présence de familles juives en banlieue parisienne avant la guerre (les lieux, les gens, les métiers, les modes de vie populaires), notamment à Romainville.
Ainsi, il souhaite réaliser avec la classe un journal papier mêlant enquête historique et témoignage contemporain. La double temporalité du journal, entre mémoire et projection, fait également écho à ses pratiques journalistiques. L'approche territoriale et sociologique qu'il déploie dans la Revue Urbanisme et la posture prospective qu'il emprunte à des médias comme Usbek & Rica se retrouvent ici articulées autour d'un même territoire, la ville de Romainville, et d'une même question : comment un lieu se transforme, et qui en garde la mémoire ?
Les élèves découvriront et pratiqueront les savoir-faire du métier de journaliste (techniques d'interview, recherche documentaire, vérification d'information, notion d'angle, choix éditoriaux) et enquêteront sur l'histoire du quartier et de ses habitant·es. En parallèle de ce voyage vers le passé, ils seront invités à raconter leur propre quotidien et à se projeter dans l'avenir de leur environnement, devenant ainsi acteurs de la mémoire de leur communauté. Le journal est pensé comme une promesse faite à eux-mêmes : celle de ne jamais rester indifférents aux transformations du monde qui les entoure. À partir des propositions et contenus apportés par David Attié, les élèves découvriront et pratiqueront toutes les étapes de la création journalistique, de l'enquête historique à la mise en page finale, en passant par la conduite d'interviews et la rédaction. Ils et elles pourront expérimenter différents rôles : rédacteur·ice en chef·fe, reporter, relecteur·ice pour que le résultat final leur ressemble le plus possible.
Il intégrera également dans ses ateliers des temps de réflexion sur la fabrique de l'information et sur ce que signifie produire de la mémoire : que choisit-on de raconter, qui décide, et pour qui ? Les élèves s'interrogeront ainsi sur les réalités du métier de journaliste, des choix éditoriaux aux questions soulevées par la place des archives, des témoignages et des récits officiels dans la construction de l'histoire.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- David Attié invite les élèves de 3e du collège Pierre André Houël à mener une enquête journalistique sur la mémoire et les traces laissées sur un territoire. À travers recherches d’archives, explorations de terrain et regards sur leur environnement, ils développent une réflexion critique sur l’histoire locale et ses transformations. Ils réalisent un journal collectif mêlant récits et témoignages, reliant mémoire du passé et interrogations sur l’avenir.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e.
1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet.
2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression.
3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes.
4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectif sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- C’est la première fois que David Attié réalise un parcours Agora dans le cadre de cet appel à projet proposé par le département de la Seine-Saint-Denis.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Vue d’ensemble : Les premiers ateliers regardent vers le passé et les derniers vers l’avenir. Une imbrication étroite sera réalisée entre parcours culturel et atelier pour permettre aux élèves de se nourrir de chaque sortie et intervention en classe pour étayer les articles de leur journal et leur regard critique sur la question de mémoire.
Atelier 1 (2h) : présentation du projet, brises glaces, découverte du métier de journaliste, de ses missions et la manière de travailler de David.
Atelier 2 (2h) : Définition du sujet avec plus de précision, échanges autour de la question de mémoire et de traces qu’on laisse ou qu’on efface sur un territoire, en comprendre les enjeux et les raisons à travers différents exemples actuels et documents d’archives concernant la Seine-Saint-Denis et plus spécifiquement de Romainville.
Atelier 3 (2h) : Conférence de rédaction, répartition par groupe des missions de chacun.e pour la balade urbaine à venir (photographe, journaliste : prise de notes, enregistrement…)
Atelier 4 (2h) : Premier reportage : Balade urbaine avec la guide conférencière et philosophe Anouk Colombani dans l’ancienne gare de déportation de Bobigny : interviews, photos et prise de notes pour la production d’articles. Sur plusieurs hectares, depuis l’entrée historique jusqu’au lieu de l’embarquement des déportés dans la cour aux marchandises, l'ancienne gare de déportation de Bobigny propose un chemin de visite retraçant l’histoire du lieu pendant la Seconde Guerre mondiale, à partir de témoignages et du paysage ferroviaire de l’époque. Il permet d'aborder l'histoire du site sous l'occupation allemande, les différents temps de la Déportation et de l'organisation des convois, les conditions de transport et d'arrivée à Auschwitz, la mise en œuvre de la "Solution finale" ainsi que les liens avec les sites de la gare du Bourget et de Drancy.
Atelier 5 (2h) : Debriefing général de la balade urbaine, répartition par groupe pour mettre en forme les prises de notes, interviews, et photos réalisées par les élèves.
Atelier 6 (2h) : Temps de réflexion en classe sur notre propre mémoire ancrée sur notre territoire. Qu’est-ce qu’il faudrait raconter aux générations futures (portraits ? reportages ? chroniques ?). Conférence de rédaction pour se répartir les différents sujets.
Atelier 7 (2h) : sorties et reportages de terrain à Romainville, dans l’environnement proche des élèves.
Atelier 8 et 9 (4h) : Rédaction et mise en forme des articles. Ajout des illustrations, dessins, photos.
Atelier 10 (2h) : finalisation du journal, écriture des chapô, choix du titre du journal.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- - Une visite atelier aux Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine. Cette visite permettra une première sensibilisation à la notion d’archives comme matériau de récit et de mémoire. À travers la découverte de documents originaux (correspondances, photographies, affiches...), les élèves exploreront la manière dont le passé se conserve, se classe et peut être réinterprété graphiquement. L’atelier intégré proposera un travail d’observation, de reproduction ou de réécriture graphique à partir de documents choisis.
- Une visite atelier au mémorial de la Shoah de Drancy intitulé « être juif en Seine-Saint-Denis pendant la seconde guerre mondiale ». Le département de la Seine-Saint-Denis a toujours été une terre d’accueil et de diversité. Alors que débute la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses familles juives y vivent. Engagés volontaires, déportés, résistants ou protégés par des « Justes » : les parcours de ces hommes, femmes et enfants sont variés. Le temps d’un atelier, les élèves découvrent le métier d’historien et, à partir de documents d’archives, retracent leurs destins. Un focus sur le destin de familles juives de Romainville sera proposé par le mémorial.
- Visite guidée de l’exposition Revue Blanche, à partir d’avril 2027, au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme. La Revue blanche a joué un rôle essentiel dans la vie culturelle, artistique et politique de la France à la fin du XIXe siècle et au tournant du XXe. Elle doit également sa réputation à ses engagements politiques. De sensibilité anarchiste, elle développe des analyses sur la démocratie, le prolétariat, les peuples colonisés, le racisme, l’antisémitisme. Lorsqu’éclate l’affaire Dreyfus, les frères Natanson ouvrent les pages de la revue aux défenseurs du capitaine.
- Balade Urbaine réalisée par le conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement autour du collège en passant par le fort de Romainville. Ces parcours ont l’ambition de sensibiliser les élèves à l’architecture, à l’urbanisme et au paysage de leur quotidien. En leur donnant des clés de lecture et de compréhension, cette action permet aux collegien·ne·s de décrypter leur territoire et d’en appréhender la dimension historique, sociologique et culturelle afin de mieux se l’approprier.
- Le spectacle Germaine et Sarah 1943, au théâtre de la Bastille le 25 mars 2027. Cette lecture-performance est inspirée par la correspondance de deux jeunes filles, Sarah Rotmentz (née à Pavillons- sous-Bois) et Germaine Guillotin en 1943
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Ces temps permettent aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens existants entre les ateliers et les différents éléments du parcours culturel, ils seront consacrés à :
- La présentation du projet en classe, avec la chargée de projets de Citoyenneté Jeunesse.
- La création du lien entre les différentes étapes du projet (temps d’ateliers, sorties, rencontres… Des temps d’échange avec l’intervenant.e pour permettre à chacun.e d’exprimer ses «ressentis» sur l’atelier pratique.
- La création d’un carnet de bord individuel compilant les expériences liées au projet et les photographies des élèves. Chacun.e s’en servira comme un moyen pour s’exprimer, formaliser sa pensée et collecter des informations utiles à la démarche du projet.
- Un bilan en fin de projet
- D’autres temps forts en classe seront mis en place pour enrichir l’atelier :
- Nous tenterons de solliciter une rencontre avec un.e grand.e témoin rescapée de la Shoah. Cette rencontre pourra se faire au collège et nous pourrons inviter d’autres classes à y participer ou lors d’une conférence ou rencontre organisée dans l’un des lieux de mémoire que les élèves visiteront.
- Intervention de Basile de Bure, journaliste en presse écrite sur la question du fonctionnement des médias à travers une approche ludique pour faire comprendre aux élèves la composition du paysage médiatique français et les enjeux informationnels que cela implique.
- Un débat-philosophique de 2h sur la question mémorielle et du souvenir sera organisée en classe au début du projet.
- L’intervention d’une ethnologue de l’association Ethno Art. Cet atelier propose une approche comparative, elle montre comment les lieux de vie se rattachent à l’imaginaire social, aux pratiques, à la mémoire collective et aux aspirations futures de chaque société, traduisant un lien intime et singulier avec leur environnement.
- En regard avec la balade urbaine réalisée par le C a.u.e de Seine-Saint-Denis, réalisation d’une carte mentale collective, en classe, sur le quartier visité.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- Le journaliste propose d’organiser une restitution sous une forme festive et ludique dans laquelle les élèves seront acteur.ices de l’évènement. Le journal pourra être imaginé comme un “Golden Journal” adressé aux générations futures. Les élèves pourraient ainsi imaginer une cérémonie de restitution festive. À elles et eux d’inventer un rituel spécifique (faire un lâcher de ballons contenant des extraits du journal, sceller le journal dans une boîte). Nous leur laisserons la possibilité d’imaginer cette restitution au sein du collège pour en faire un évènement visible par l’ensemble du collège. Les autres classes, la communauté éducative et les familles seront convié.es à ce moment festif permettant aux élèves de présenter leurs enquêtes de manière ludique et conviviale. La restitution pourrait se faire au Pavillon à Romainville
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique.
Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet.
Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs.
Apprendre en pratiquant : Dans les projets AGORA, ce sont les élèves qui prennent en charge la recherche des personnes à interviewer, la tenue du micro pour poser des questions, et la rédaction du contenu.
Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde.
La démarche du journaliste David Attié s’inscrit dans l’éducation populaire et consiste à donner aux élèves les clés pour être acteur.ices du projet et prendre elleux-même les décisions. C’est vrai en termes de méthodes pédagogiques, c’est aussi vrai en termes éditoriaux, dans le choix et la réalisation des sujets. « le projet est pensé pour leur donner la parole et qu’ils puissent raconter la manière dont ils vivent leur territoire. Sur cet aspect, mon rôle sera d’aiguiller les travaux, d’aider les prises de décisions pour que le résultat final leur ressemble le plus possible. » précise-t-il
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre.
Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole…
Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles.
Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique.
Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques.
Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques.
Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles.
Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions.
L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques.
Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias.
Dans le cadre de ce projet, la majeure partie des déplacements se feront en transport en commun en prenant toujours le soin d’expliquer aux élèves les raisons de ce choix pour les sensibiliser à cette démarche.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges.
Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double :
• Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite.
• Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative.
• Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens.
D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place :
• Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture.
• Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux.
• Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie).
• Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins.
• Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)
Dans le cadre de ce projet, selon les sujets qui seront choisis pour le journal, nous pouvons imaginer des interviews ou portraits au sein des familles, ou même de voisins, de proches... Aussi les familles seront toujours invité.es aux sorties. Nous prendrons le soin de réserver quelques places supplémentaires lors des réservations pour la classe pour les convier de manière systématique et qu’ils et elles se sentent pleinement invité.es à participer au projet de leurs enfants.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Projet d’établissement 2022-2025 (pas de nouveau projet à ce jour).
Axe2 : Créer les conditions qui permettent la réussite de chaque élève
Objectif 1 : Favoriser la motivation et la persévérance scolaire dans un cadre
bienveillant
levier : proposer des projets pédagogiques annuels ou ponctuels.
Objectif 3 : Donner l’envie et valoriser les élèves par la mise en valeur de leurs réussites
levier :
- Mettre en valeur les travaux et les restitutions de projets sur l’ENT ou en les exposant
dans le collège
Axe3 : S’ouvrir au monde : engagement, citoyenneté, culture et sport
Objectif 1 : Ouverture culturelle
Leviers :
- Poursuivre et renforcer le lien avec les structures culturelles locales et territoriales
(FRAC, le Fonds Régional d’Art Contemporain, Le Trianon, Le Pavillon, le
Conservatoire)
- Proposer des sorties pédagogiques sur le territoire et au-delà
Objectif 2 : Devenir citoyen - Vivre ensemble
Leviers :
- Mise en place de projets autour de la liberté, de l’égalité, de la fraternité et de la laïcité
dans le cadre des cours d’EMC et/ou de manière interdisciplinaire.
- Sensibiliser au devoir de mémoire
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- L’ENT du collège sera le support privilegié pour la communication entre les élèves et les enseignants hors de la classe. Comme le mentionne le projet d’établissement, les projet seront valorisés via l’ENT et le site internet du collège.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Ce projet mobilise des compétences transversales du cycle 4 en français, histoire-géographie-EMC et EMI. Il permet aux élèves de développer des compétences d’enquête, d’analyse critique et de production médiatique à partir de l’étude de leur territoire proche. En interrogeant les transformations urbaines, les mémoires locales et les représentations de leur ville, les élèves construisent une compréhension sensible, historique et citoyenne des espaces qu’ils habitent, tout en développant des compétences d’expression écrite, orale et médiatique.
En français : Les élèves interrogent leur environnement proche, les transformations urbaines, les mémoires du territoire et les récits liés à la ville. Cela entre pleinement dans les objectifs de formation d’un regard critique sur le monde social et contemporain notamment par la pratique de l’écriture médiatique, du développement des compétences orales et en amorçant une réflexion sur la mémoire et les récits collectifs.
En histoire-géographie-EMC : Le projet s’inscrit très fortement dans les nouveaux axes des projets de programmes autour des territoires, des mutations urbaines et des dynamiques sociales du cycle 4. En histoire sur la mémoire, le patrimoine et le lien avec le monde contemporain, en géographie sur le travail autour des espaces et de leurs usages, et en EMC sur l’engagement citoyen et la compréhension des transformations sociales.
En éducation aux médias et à l’information : Le projet est très riche en EMI et s’inscrit pleinement dans les orientations actuelles de l’éducation aux médias notamment via la compréhension et la production de l’information, l’écriture médiatique et le développement de l'esprit critique par la pratique.
Application MICACO | Date : 02/07/2026