Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Regarder l’autre, se regarder : le photojournalisme sous le prisme de l’égalité femmes-hommes

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Victor Hugo
  • Ville : AULNAY-SOUS-BOIS
  • Classe : 5ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Chiara Dacco

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Aujourd’hui photojournaliste, Laurent Demartini a commencé sa carrière comme photographe documentaire autodidacte. Très tôt, il développe une pratique personnelle de la photographie, d’abord comme mémoire visuelle de son quotidien, puis comme un outil d’expression sociale et politique dans l’espace public. Longtemps marqué par la photographie de rue, son approche sensible et intuitive s’oriente progressivement vers une écriture documentaire plus intime, centrée sur la rencontre et l’humain. Cette démarche est renforcée par une formation spécialisée en photojournalisme en lien avec l’agence Hans Lucas, en 2024. Son projet au long cours #DoSomethingForNothing, consacré aux solidarités de rue, a reçu le Prix Lumière au Festival Face à la Mer de Tanger en 2024 ; il sera présenté à Barrobjectif, festival international du photoreportage à Barro en Charente, en septembre et est actuellement en cours d’édition pour un livre dont la parution est prévue en 2027. Parallèlement, Laurent continue de couvrir l'actualité sociale et politique pour l'agence Hans Lucas, avec des reportages régulièrement repris par la presse nationale et internationale. Laurent Demartini est actuellement en repérage pour un nouveau photoreportage au long cours sur des femmes migrantes accueillies dans des structures parisiennes, explorant les questions de dignité, de visibilité et de place dans l'espace social. Il s’attachera à suivre des femmes de leur mise à l’abri à leur reconstruction, accompagnées par des professionnel·les. Ce travail entre en résonance avec la réflexion qu’il mène sur la représentation des corps, des identités et des rapports sociaux dans l’espace public.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Le projet Regarder l'autre, se regarder s'inscrit directement dans la démarche documentaire de Laurent Demartini. Son travail, qu’il s'agisse de #DoSomethingForNothing ou de ses reportages sur les mobilisations sociales et féministes, repose sur une même exigence : photographier l'autre avec respect, sans le réduire à un stéréotype. C'est précisément cette posture qu'il transmettra aux élèves de 5ème SEGPA du collège Victor Hugo, Aulnay-sous-Bois. À travers des exercices progressifs, autoportrait, portrait de l'autre, reportage dans l'environnement proche, les élèves apprendront à analyser les images issues des médias, à identifier les stéréotypes liés au genre et à produire leurs propres images, plus égalitaires et plus sensibles, avec une démarche de photojournaliste. La question de l'égalité femmes-hommes ne sera pas traitée comme un sujet extérieur, mais comme quelque chose qui se joue dans leurs propres choix de cadrage et de regard. La démarche de Laurent Demartini, fondée sur la rencontre, l'écoute et la pratique, permettra à chaque élève de développer sa confiance en soi et son expression personnelle, tout en construisant une réflexion collective sur les représentations sociales. Le projet encouragera ainsi chacun et chacune à construire un regard singulier sur le monde et à participer activement à cette réflexion commune.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Laurent Demartini proposera à une classe de 5ème SEGPA de s’initier au photojournalisme et à la fabrique des images. En prenant pour thème l’égalité femmes-hommes, il leur proposera de s’interroger sur les stéréotypes de genre véhiculés par les images, et de créer des photoreportages sur ce thème, dans leur environnement. Le parcours culturel apportera des éléments sur les bases du journalisme, mais aussi des outils sur l’égalité F-H.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e. 1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet. 2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression. 3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes. 4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et ses objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs. C’est le premier projet que CJ construit avec cette enseignante, nouvellement arrivée sur le collège et qui a porté le projet écrit avant son arrivée. La confiance tissée au long de l’année, les préoccupations pédagogiques de Mme Repussard, et la connaissance que CJ a du public de SEGPA nous ont permis de proposer un projet AGORA avec un photojournaliste attentif à la sensibilité de chacun·e, qui saura guider chaque élève dans la construction d’images singulières, dans une démarche éducative sur les représentations liées au genre.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • En 2025-2026, Laurent Demartini a mené un projet avec l’association Citoyenneté jeunesse avec l’ULIS du collège Jean Jaurès, Montfermeil. Ce projet d’initiation au photojournalisme sur les discriminations lui a permis de s’engager dans une démarche de transmission, qu’il souhaite affirmer aujourd’hui, en lien avec sa nouvelle recherche sur les femmes migrantes accueillies dans des structures spécialisées. Quel regard la société porte-t-elle sur les hommes, sur les femmes ? Comment le photojournaliste peut-il prendre conscience des stéréotypes qu’il participe à véhiculer au travers de ses images ? Comment déjouer ces stéréotypes pour proposer des représentations plus égalitaires ?

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Le projet se déroulera sur 10 séances de 2h. Laurent Demartini privilégiera le faire sur le dire, l'expérimentation sur la théorie. Les consignes sont courtes, les exercices concrets, les temps de pratique longs. La progression est volontairement progressive et itérative, afin que chaque élève puisse trouver sa place et construire une relation de confiance avec l'image. Séquence 1 - Se découvrir et questionner les représentations Objectif : Entrer dans le projet par le jeu et la curiosité, sans mise en difficulté. 1 : Introduction et découverte. Présentation de Laurent Demartini et de son parcours. Discussion autour de quelques images : qu'est-ce qu'on voit ? Qui est montré ? Comment ? Premier exercice de prise en main avec l’appareil photo. 2 : Se voir, se montrer. Travail autour de l'autoportrait. Chaque élève choisit comment il veut être vu : de face, de dos, dans un reflet, avec un objet. Discussion collective autour des images produites : comment on se représente soi-même, comment les autres nous voient. Introduction à la notion de stéréotype, à partir de leurs propres images. Séquence 2 - Observer et documenter l'égalité dans son environnement Objectif : Faire du collège et du quartier un terrain de reportage. 3 : Sortie photographique. Sortie dans l'environnement immédiat du collège. Consigne simple : photographier des situations où une femme et un homme font la même chose, ou des situations qui leur semblent injustes ou au contraire équilibrées. 4 : Lecture d'images et analyse collective. Visionnage et discussion sur les images réalisées : qu'est-ce qu'on a photographié ? Qu'est-ce que ça dit sur les rôles des femmes et des hommes ? Premier travail de sélection et de narration. 5 : Portraits et rencontres. Réalisation de portraits au sein du collège (camarades, personnels, enseignants) autour de la question : "toi, qu'est-ce que tu penses de l'égalité ?" Travail sur la relation photographe/photographié. Séquence 3 - Construire un regard critique et un récit collectif Objectif : Produire ensemble une série photographique cohérente. 6 : Jouer avec les représentations. À partir d'images issues de la publicité et des réseaux sociaux, repérer ensemble les stéréotypes de genre. Puis exercice photographique : mettre en scène une situation qui inverse ou questionne ces représentations. 7 : Reportage en petits groupes. Les élèves conçoivent en petits groupes une mini-série de 5 à 8 images autour d'un aspect de l'égalité femmes-hommes. 8 : Editing. Chaque groupe sélectionne ses meilleures images et explique ses choix. Début de construction du récit photographique collectif. 9 : Construction de l'exposition. Choix des images finales. Mise en page et organisation du récit collectif. Réflexion sur la mise en espace : comment accrocher, dans quel ordre, avec quels textes ? 10 : Restitution finale. Accrochage de l’exposition au collège.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Les sorties du projet ont pour but de mieux appréhender les principes et techniques du journalisme, mais aussi d’apporter une réflexion sur les stéréotypes de genre. Les propositions seront adaptées au niveau 5ème SEGPA. - Spectacle «Être Surya » en janvier à la Maison des Métallos : Ce spectacle met en lumière le parcours de Madie, une collégienne passionnée qui rêve de devenir voltigeuse, à l’image de son idole, Surya Bonaly - figure emblématique des années 90 et symbole de résistance face aux normes sociales et aux discriminations raciales. Madie doit affronter les préjugés de ses camarades, qui la jugent "trop lourde" pour s’élever dans les airs. Confrontée aux moqueries, elle lutte pour faire entendre sa légitimité. À travers les trajectoires croisées de Madie et de Surya, "Être Surya" questionne les injonctions au corps, à la norme et au dépassement de soi. Ou - Spectacle « La petite Tuk » en février au Théâtre Gérard Philipe : La Petite Tuk, c’est l’histoire d’une petite fille qui grandit trop vite. L’histoire d’une petite fille projetée dans une réalité qui ne devrait pas être la sienne. Sa mère travaillant de nuit, son père musicien parti en tournée depuis des années, Tuk fait les courses, garde sa petite sœur, prépare les repas. Épuisée, elle s’endort souvent, partout, et même en classe. Dans son sommeil lui apparaissent des personnages qui essayent de l’aider : son père, son professeur, une célèbre autrice, un banquier anarchiste et bien d’autres. Peu à peu sa fantaisie se dévoile, sa singularité devient une force, et la petite Tuk se révèle. Comme dans un cabaret contemporain où l’onirisme flirte avec le réalisme brut, où la gravité sociale inspire l’humour et expire des bouffées de poésie, Joachim Latarjet décline au féminin le conte d’Andersen pour en faire un récit musical traversé des grandes questions sociales d’aujourd’hui. - Une exposition de photojournaliste à la Maison européenne de la photographie ou dans un autre lieu dédié à la photographie, selon la programmation. - Un atelier « Les p’tits journalistes » à la Rédaction de Playbac press. L’atelier « Les p’tits journalistes » offre aux élèves l’occasion de créer leur édition spéciale de Mon quotidien, à partir d’informations récentes sélectionnées pour elleux.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Ce temps permet aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens existants entre les ateliers et les différents éléments du parcours culturel, il est consacré : - La présentation du projet en classe, avec le-a chargé-e de projets de Citoyenneté Jeunesse. - La présentation des sorties et les retours en classe sur les différentes activités du parcours culturel. Dans la mesure du possible le-la chargé-e de projets de Citoyenneté Jeunesse organise une rencontre avec les équipes artistiques des spectacles concernés. - La création du lien entre les différentes étapes du projet (temps d’ateliers, sorties, rencontres… Des temps d’échange avec l’intervenant pour permettre à chacun d’exprimer ses « ressentis » sur l’atelier pratique. - La création d’un carnet de bord individuel où chaque élève pourra s’exprimer, formaliser sa pensée et collecter des informations utiles à la démarche du projet. - Un temps de bilan D’autres temps forts en classe pourront être mis en place pour enrichir l’atelier autour de ressources identifiées : - Une intervention en classe sur le thème : débusquer les fake news par le journaliste Basile de Bure. Comment distinguer une information d’une opinion ? Qu’est ce qui rend une information fiable ? Comment repérer une fausse nouvelle ? Le journaliste donnera les clés de la transmission d’une information sérieuse aux élèves. - Une intervention d’initiation à la démarche ethnologique sur le thème : le genre, définition, construction stéréotypes. En partant à la découverte d’autres pratiques culturelles, les élèves comprennent que nos normes ne sont pas universelles.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • L’atelier se conclura par l’exposition des photographies réalisées par les élèves, présentée à la communauté éducative et aux familles. Chaque élève peut présenter son travail s'il le souhaite. Ce moment de valorisation publique est au cœur du projet : voir leurs images exposées permet aux élèves de prendre conscience de la valeur de leur regard et du chemin parcouru.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique. Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet. Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs. Apprendre en pratiquant : Dans les projets AGORA, ce sont les élèves qui prennent en charge la recherche des personnes à interviewer, la tenue du micro pour poser des questions, et la rédaction du contenu. Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde. Laurent Demartini proposera, tout en gardant le cadre de construction s’un photoreportage, des espaces de création et de liberté à chaque séance. Les élèves seront acteurs à toutes les étapes : choix des thématiques, réalisation des photographies, analyse et sélection des images, construction du récit collectif et mise en place de l'exposition finale. Elles et ils travailleront individuellement, en binôme ou en petits groupes selon les séances, pour favoriser l'entraide et l'expression de chacun·e. Cette démarche participative permettra aux élèves de devenir plus autonomes et de vivre l'expérience d'un projet mené de bout en bout, jusqu'à sa présentation publique.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre. Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole… Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles. Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique. Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es. L'égalité F-H est le fil conducteur de ce projet. Le travail commencera par l'observation : analyser des images issues des médias et des réseaux sociaux pour identifier les stéréotypes de genre et les rôles sociaux attribués aux femmes et aux hommes, y compris ceux qui semblent invisibles dans l'espace scolaire ou public. Puis à travers des portraits, des mises en scène et des reportages, on questionnera les représentations traditionnelles pour proposer d'autres regards, plus nuancés et plus justes.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques. Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques. Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles. Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions. L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques. Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges. Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double : • Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite. • Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative. • Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens. D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place : • Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture. • Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux. • Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie). • Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins. • Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Ce parcours s’inscrit pleinement dans les priorités du projet d’établissement du collège Victor Hugo, en particulier dans ses dimensions culturelles, citoyennes et inclusives. Il contribue à développer l’ouverture culturelle des élèves, leur accès à l’éducation artistique et culturelle, ainsi que leur capacité à prendre la parole, à coopérer et à porter un regard critique sur le monde qui les entoure. Mené avec une classe de 5e SEGPA, le projet répond également à un enjeu fort de réussite et d’estime de soi. Les élèves concernés ont besoin de situations d’apprentissage concrètes, valorisantes et accessibles, leur permettant d’expérimenter, de produire et de s’engager dans un projet collectif. La photographie et le photojournalisme constituent ici des supports particulièrement adaptés : ils permettent d’entrer dans les apprentissages par l’observation, l’image, l’oral, le travail de groupe et la production finale. Le parcours nourrit le volet citoyenneté du projet d’établissement en travaillant explicitement l’égalité filles-garçons, la lutte contre les stéréotypes de genre, le respect de l’autre et la compréhension des représentations sociales. Les élèves seront amenés à questionner les images qu’ils voient au quotidien dans les médias, les réseaux sociaux, l’espace public ou l’environnement scolaire, afin de mieux comprendre comment se construisent les préjugés et comment il est possible de les déconstruire. Le projet a vocation à s’ouvrir à l’ensemble de l’établissement grâce à une restitution sous forme d’exposition photographique. Celle-ci pourra être présentée dans un espace commun du collège et permettre des échanges avec d’autres classes, les familles et la communauté éducative. Des étapes intermédiaires pourront également être partagées avec d’autres élèves, notamment autour de la lecture d’images, de l’éducation aux médias et de la réflexion sur l’égalité femmes-hommes.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L’Espace Numérique de Travail du collège pourra être utilisé comme support de suivi, de valorisation et de mémoire du projet. Il permettra de communiquer avec les familles et la communauté éducative sur les grandes étapes du parcours : lancement du projet, sorties, ateliers, temps forts et restitution finale. Un espace dédié pourra être créé afin de conserver des traces du travail mené : photographies sélectionnées, textes courts rédigés par les élèves, comptes rendus de séances, impressions personnelles ou extraits du carnet de bord. L’objectif n’est pas seulement de diffuser une production finale, mais aussi de rendre visible le cheminement des élèves, leurs questionnements, leurs progrès et leur implication progressive dans la démarche de photojournalisme. Les outils numériques seront également mobilisés dans le cadre des ateliers pour observer, sélectionner, organiser et commenter les images produites. Les élèves pourront apprendre à distinguer une image brute, une image choisie, une image légendée et une image intégrée dans un récit collectif. Ce travail contribuera à développer des compétences d’éducation aux médias et à l’information, notamment autour du droit à l’image, de la fiabilité des sources, du rôle du cadrage et de la responsabilité de celui ou celle qui produit une image. Dans le respect du cadre réglementaire et des autorisations liées au droit à l’image, certaines productions pourront être valorisées sur les supports numériques de l’établissement ou de ses partenaires. Cette valorisation permettra aux élèves de percevoir l’importance de leur travail et de renforcer leur sentiment d’appartenance au projet et à l’établissement.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Le parcours s’articule avec plusieurs enseignements et permet de travailler des compétences transversales essentielles pour des élèves de 5e SEGPA. En français, le projet permet de développer les compétences langagières à l’oral comme à l’écrit. Les élèves seront amenés à décrire une image, formuler une intention, justifier un choix de cadrage, écouter les propositions des autres, débattre et produire des textes courts pour accompagner leurs photographies. Le carnet de bord individuel permettra de garder une trace des ressentis, des découvertes, des mots nouveaux et des étapes du projet. La rédaction de légendes ou de courts textes de présentation contribuera à renforcer le lien entre image et langage. En enseignement moral et civique, le parcours travaille directement les notions de respect, d’égalité, de lutte contre les discriminations et de construction du jugement critique. Les élèves réfléchiront aux stéréotypes de genre, aux rôles sociaux attribués aux femmes et aux hommes, ainsi qu’à la manière dont les images peuvent renforcer ou au contraire questionner ces représentations. Les temps de débat permettront d’apprendre à exprimer un point de vue, à écouter celui des autres et à construire une réflexion collective. En éducation aux médias et à l’information, le projet permettra aux élèves de comprendre les bases du photojournalisme : observer, choisir un sujet, cadrer, documenter une situation, sélectionner une image, la légender et construire un récit. Ils apprendront aussi à interroger les images issues des médias et des réseaux sociaux : qui produit l’image, dans quel but, que montre-t-elle, que laisse-t-elle hors champ, quel effet produit-elle sur le spectateur ? En arts plastiques et en éducation artistique et culturelle, les élèves seront placés en situation de création. Ils expérimenteront différents choix visuels : cadrage, point de vue, lumière, distance, portrait, autoportrait, mise en scène ou reportage. La rencontre avec un photojournaliste professionnel et les sorties culturelles permettront d’élargir leurs références et de comprendre que l’image est à la fois une production artistique, journalistique et citoyenne. Enfin, le projet répond aux besoins spécifiques des élèves de SEGPA en proposant une pédagogie active, concrète et progressive. Les activités favoriseront l’engagement, la coopération, l’autonomie, la confiance en soi et la valorisation des réussites. La production finale donnera du sens aux apprentissages en inscrivant les élèves dans un projet réel, visible et partagé avec la communauté éducative.

Application MICACO | Date : 01/07/2026