Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 02/07/2026

La beauté du geste

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Liberté
  • Ville : DRANCY
  • Classe : autre 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Chiara Dacco

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Didier Legaré-Gravel est né en 1983 à Montréal, au Canada. Il se forme aux arts plastiques à Paris, où il obtient en 2009 son diplôme de l'École Nationale des Arts Décoratifs (Ensad). Sa formation l'oriente vers une pratique pluridisciplinaire mêlant vidéo, installation sonore, dessin et gravure, nourrie de la phénoménologie de Merleau-Ponty et du cinéma de Tarkovski. Au fil de sa pratique, il développe une œuvre centrée sur les rapports que nous entretenons à la nature, à ses forces démesurées et aux paysages. La captation documentaire in situ (image et son) sert de matière première à un travail de transformation où le temps est sculpté, le son modelé dans sa plasticité et les images décomposées en faisceaux de mouvements recomposés à une lenteur infinie. Ses œuvres ont été exposées en France et en Europe, notamment à la Fondation Cartier et à la Galerie Nationale du Jeu de Paume. En 2022, une commande de deux films fait entrer son travail dans les collections du Centre Pompidou. Il vit et travaille aujourd'hui à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. En 2010, il fonde la Maison de la Torpille, un atelier partagé d’artiste hébergé désormais dans l’ancienne usine Chaptal. Depuis 2022, sa pratique s'oriente vers une « dénumérisation » et un retour affirmé aux techniques manuelles : la peinture à l'huile, le fusain et l'aquarelle. Il développe actuellement plusieurs séries, dont « Vieilles pierres, nouveaux barbares », consacrée à la matérialité des livres et des bibliothèques, et « Différence et répétition et différence », constituée de peintures nocturnes réalisées sur le motif à la tombée de la nuit. Il travaille également à des portraits d'arbres et de forêts au fusain et à l'aquarelle. En parallèle de sa pratique artistique, il enseigne les arts plastiques auprès de publics enfants et adultes. En 2023, il a expérimenté une résidence-mission en partenariat avec le Musée d’Art et d’histoire du judaïsme et la ville de Paris. Intitulé « La caverne des mythes » le projet mêlait cinéma d’animation, dessin au fusain, création sonore, sculpture et peinture. En 2024, il a l’occasion d’exposer son travail au Centre Tignous pour l’art Contemporain à Montreuil puis à la Galerie la maison de Brian, à Simiane-la-rontonde (84). Depuis 2025, il poursuit sa réflexion plastique sur la « physicalité « et le chromatisme à travers ses séries de toiles « Vieilles pierres, nouveaux barbares », « Différence et répétition et différence » et « Dans une lumière exclusive ». En 2026, il exposera à l’atelier B à Montreuil et présentera également son travail lors d’une exposition collective dans son atelier prévue en septembre 2026.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • C’est sur la base de ses récentes productions plastiques mobilisant les techniques d’huile et d’acrylique sur toile ainsi que de ses recherches actuelles autour de la matérialité des formes et de la perception des couleurs qu’a été pensé l’atelier pour les élèves du dispositif ULIS. L’artiste souhaite partager sa pratique de peintre et de dessinateur en découvrant les gestes fondamentaux de la peinture et du dessin. Il s’agira d'explorer comment ces gestes constituent des portes d'entrée vers des questions de perception, de représentation de soi et de création partagée : « Les faire dessiner, peindre, prendre possession de ses outils, se les approprier en liberté et en connaissance. Travailler de ses mains, agir sur le monde. » Les ateliers s'organiseront autour d'une progression allant de la découverte des techniques au geste de création collective. Les premiers temps alterneront apprentissage du geste et exercices guidés : portrait mutuel au fusain, où se dessiner les uns les autres implique d'observer, de regarder vraiment, d'accepter d'être vu ; découverte du cercle chromatique et des mélanges à partir des trois couleurs primaires, avec leurs noms vernaculaires, leurs complémentaires, leurs dialogues et leurs tensions ; autoportraits colorés réalisés sous la dictée de l'artiste, qui annonce une teinte tandis que les élèves la mélangent et la posent librement sur le support. Ces étapes constituent une entrée concrète dans la “syntaxe de la couleur” chère à l’artiste : comprendre comment une couleur existe toujours en relation avec une autre, comment elle se transforme par mélange, contraste ou superposition, et comment elle produit du sens. Ces exercices, en apparence techniques, sont aussi des expériences relationnelles : ils·elles apprennent à regarder l'autre, à se concentrer, à accepter l'erreur et à faire confiance à son propre geste. Ils expérimentent également la manière dont une forme se construit par le contour, la masse, la répétition et comment le corps devient un outil de mesure et de composition dans l’espace. Une pratique articulant attention au corps, à la matière et à la lenteur du geste. Les séances suivantes seront consacrées aux créations collectives, qui constituent le cœur du projet : fresques anthropométriques où les élèves s'allongent à même le papier tandis que les autres tracent leurs contours, avant que tous participent à la mise en couleur et à l'évaluation des pleins et des vides ; dispositifs de transmission de geste en geste, où une forme circule de corps en corps comme un « bouche à oreille » tactile jusqu'à sa transcription finale sur papier. Le corps devient à la fois forme, outil et sujet, et la couleur un moyen d’activer ces formes, de les relier, de les différencier ou de les faire dialoguer dans un espace commun. Comme un écho à sa série sur la « physicalité » des livres, la direction proposée dans l’atelier part systématiquement de la présence physique, des corps et des gestes pour y tisser des questionnements : la place du « je » dans le collectif, la valeur du travail de l'autre, ce que signifie laisser une trace, négocier une composition commune, respecter ce que quelqu'un d'autre a posé sur le papier avant vous. Ce travail fait directement écho à sa recherche actuelle : donner à voir la matière, le poids des formes et la présence des choses à travers la peinture. En partageant sa pratique artistique et la place que la création manuelle occupe dans sa propre vie, il rend tangible le lien entre technique, expression personnelle et transformation. En donnant à chacun·e un rôle actif dans la composition, la mise en couleur et la restitution, les ateliers font de la peinture un espace de confiance en soi, de regard sur l'autre et d'affirmation collective, un espace où apprendre à créer, c'est aussi apprendre à vivre ensemble.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • L’artiste proposera aux élèves du dispositif ULIS de réaliser une œuvre collective peinte sur rouleau inspirée des anthropométries plastiques. Après avoir appréhendé le cercle chromatique des couleurs et les formes dans le domaine pictural, les élèves feront œuvre en se fondant sur leurs corps, leurs postures et les interactions créées. La démarche se voudra ludique, concrète, sensorielle et permettra aux élèves d’expérimenter un geste de création tout autant qu’une relation collective.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e. 1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet. 2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression. 3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes. 4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et ses objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • C’est la première fois que l’artiste mène un parcours « CAC » avec Citoyenneté Jeunesse. Le parcours a été conçu en fonction de l’actualité de l’artiste et des objectifs de l’équipe pédagogique.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Par défaut, la durée de chaque séance d’atelier sera de 2h. Cela dit, le contenu de chaque séance sera adapté aux situations et aux besoins des élèves du dispositif ULIS. Séance 1 (2h) : Présentation de l’artiste et de son travail. Sur la base d’une série de visuels soulignant une approche plastique fondée sur la couleur, les formes et les perspectives. Entrée en matière avec un premier exercice de dessin : les élèves réalisent, par binôme, un portrait mutuel au fusain. Se dessiner les uns les autres, dans le respect et la bienveillance afin de prendre ces marques et instaurer un cadre créatif de confiance. Séance 2 (2h) : Découverte du cercle chromatique, avec son organisation des couleurs primaires, secondaires/complémentaires et tertiaires. Découverte des mélanges de couleurs et premiers tests. Expérimenter la couleur et le cercle chromatique par le jeu autoportrait coloré “sous la dictée” : l’artiste nomme une couleur, et ensuite les élèves la mélangent et la place de façon libre sur leur feuille. Production d’autoportrait suivant cette modalité. Séance 3, 4 et 5 (3x2h) : Réalisation de plusieurs fresques « anthropométriques » qui serviront d’épreuves : Les élèves s’allongent à même un grand rouleau de papier. Ils.elles testent leurs postures de corps sur support. Expérimenter une gestuelle picturale sur la base de ces postures. Superposition des silhouettes. Une fois les postures fixées, d’autres élèves dessinent leurs contours. Séance 6 et 7 (2x2h) : mise en couleur collective des fresques. Peinture à la gouache dans les pleins des figures et dans les vides laissés entre les corps. Séance 8 (2h) : Les fresques pourront être complétées par la production de mini portraits originaux réalisés à l’aide (si possible) d’une photocopieuse : photocopier les mains par exemple pour obtenir un élément graphique qui pourra être ensuite travaillé et ajoutés aux éléments de la fresque. Travailler aussi sur l’ornementation et les motifs. Séance 9 et 10 (2x2h) : sélection, finitions et dernières retouches des œuvres. Assemblage de l’œuvre collective. Préparation de l’exposition des différentes fresques peintes sur papier.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Nos partenaires culturels franciliens ne sont présentement pas tous en mesure de communiquer une programmation définitive à l’heure de déposer le présent dossier. Voici les principales directions, intentions, retenues dans la construction du parcours. Ces propositions sont imaginées dans une optique d’accessibilité aux élèves du dispositif ULIS. Une visite commentée de l’atelier de l’artiste à Montreuil Une visite-atelier autour de l’exposition que le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme (MAHJ) consacrera au peintre Georges Kars en 2026-2027 Première exposition d’envergure consacrée au peintre tchèque dont la carrière se déroula essentiellement à Paris à partir des années 1920. Il fit partie des peintres phares de l’École de Paris. Compagnon de route du cubiste Juan Gris, il a côtoyé des artistes comme Suzanne Valadon ou Maurice Utrillo. L’atelier « Le corps humain en modelage » proposé par le Petit Palais (Paris) : Geste, mouvement, expression… le corps humain est toujours présent dans les œuvres d'art et tout particulièrement en sculpture. Après une courte visite thématisée dans les collections du musée, les élèves réalisent un modelage en argile représentant un ou plusieurs personnages. Alternative possible : la visite guidée « Le corps en mouvement » au Musée Rodin (Paris) D’autres activités pourront être envisagées dans des structures culturelles de premier plan : au sein du Hamo, l’espace d’exposition, de médiation et d’inclusion dédié du Palais de Tokyo. Ou bien au Mac-Val de Vitry-sur-Seine, selon la programmation scolaire et l’accessibilité proposées en 2026-27. De même, une attention particulière sera portée au Centre Pompidou Francilien qui ouvrira ses portes au printemps 2027. Selon la programmation à destination des publics scolaires proposée par ce lieu. Un spectacle dont la mise en scène intègre une forte dimension plastique. Le théâtre Mouffetard est pressenti, selon la programmation qui sera proposée en 2026-27.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Ce temps permet aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens existants entre les ateliers et les différents éléments du parcours culturel, il est consacré à : - La présentation du projet en classe, avec le-a chargé-e de projets de Citoyenneté Jeunesse. - La présentation des sorties et les retours en classe sur les différentes activités du parcours culturel. Dans la mesure du possible le-la chargé-e de projets de Citoyenneté Jeunesse organise une rencontre avec les équipes artistiques des spectacles concernés. - La création du lien entre les différentes étapes du projet (temps d’ateliers, sorties, rencontres… Des temps d’échange avec l’intervenant pour permettre à chacun d’exprimer ses « ressentis » sur l’atelier pratique. - La création d’un carnet de bord individuel compilant les expériences liées au projet. Chaque élève s’en servira comme un moyen pour s’exprimer, formaliser sa pensée et collecter des informations utiles à la démarche du projet. D’autres temps forts en classe pourront être mis en place pour enrichir l’atelier autour de ressources identifiées : - Une intervention de Floriane Gaber, historienne de l’art : elle fera découvrir aux élèves des extraits d’oeuvres (art contemporain, spectacle vivant) prenant le corps comme médium de création. Un focus sur les anthropométries formalisées par l’artiste Yves Klein pourra être proposé (cycle d’une à deux séances). - L’atelier « Ma petite histoire de l’art : le portrait » par Charlotte Nadelman, historienne de l’art. L’atelier, conçu pour des classes spécifiques vulgarise la question du portrait dans l’histoire des arts, à partir de l’analyse de visuels d’œuvres. Dans un second temps, les élèves s’essayent au portrait à main levée à travers un dispositif vitré prévu à cet effet. - Un bilan de fin de projet qui permettra de recueillir le retour d’expérience des élèves, se remémorer les différentes étapes du projet, d’échanger sur des moments ou des ressentis particuliers.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Les ateliers déboucheront sur la création d’une œuvre peinte collective constituée des différentes silhouettes dessinées des élèves. Un vernissage sera organisé pour présenter cette œuvre au collège. Cet évènement conviera des parents d’élèves, des personnels de l’établissement, d’autres classes. Par ailleurs, un moment de bilan sera organisé afin de revenir avec les élèves sur le chemin parcouru tout au long du projet.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique. Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet. Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs. Apprendre en pratiquant : Dans les ateliers CAC, ils permettent aux élèves de se familiariser avec les outils techniques de création (écriture, arts visuels, design textile, théâtre ….) et d’exprimer leur créativité. Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde. Didier Legaré-Gravel veillera à ce que chaque élève puisse trouver sa juste place dans l’expérience artistique collaborative proposée. Les élèves du dispositif ULIS seront impliqués à chaque étape de façon à s’approprier la proposition, sur la base de leurs propres idées et expérimentations « in situ ».

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre. Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole… Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles. Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique. Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es. Le parcours ne porte pas directement sur la thématique femmes-hommes. Cependant, l’artiste sera attentif à répartir les tâches et la parole équitablement dans le groupe afin de créer un véritable collectif. « Le respect de chacun est central dans ma démarche et l’égalité y est centrale. Par ailleurs, il me semble important de parler de la place des femmes en tant qu’artiste ».

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques. Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques. Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles. Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions. L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques. Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias. Dans le cadre du parcours proposé, ces engagements seront poursuivis à travers : Une attention particulière portée aux sources du matériel plastique utilisé : papier recyclé, peinture à base d’eau et, dans la mesure du possible, « recyclée » à partir de biocomposants, etc.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place : • Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture. • Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux. • Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie). • Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins. • Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges. Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double : • Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite. • Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative. • Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens. D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Ce projet artistique s’inscrit dans les axes du projet d’établissement, en favorisant l’inclusion scolaire, l’accès à la culture et le développement personnel des élèves à travers une pratique artistique adaptée et valorisante. Il participe au volet artistique et culturel du projet d’établissement en permettant aux élèves de découvrir la démarche d’un artiste contemporain, Didier Legaré-Gravel, ainsi que différentes pratiques plastiques : dessin au fusain, peinture, travail de la couleur, création collective et expérimentations autour du corps et de la matière. Les élèves développeront leur sensibilité artistique, leur créativité et leur capacité à porter un regard sur une œuvre, sur eux-mêmes et sur les autres. Le projet s’inscrit également dans le Parcours d’Éducation Artistique et Culturelle (PEAC) en articulant : rencontres avec un artiste, pratiques artistiques variées et appropriation de références culturelles contemporaines. Le volet citoyenneté est mobilisé à travers les dimensions collectives des ateliers : coopération, écoute, respect du travail de l’autre, acceptation du regard de l’autre, place de chacun dans le groupe et construction d’une œuvre commune. Les activités de création collective permettent aux élèves de développer des compétences sociales et relationnelles essentielles, adaptées aux besoins des élèves à besoins éducatifs particuliers présentant des troubles des fonctions cognitives. Le parcours a également vocation à s’ouvrir à l’ensemble de l’établissement à travers : des temps de restitution ou d’exposition des productions, une valorisation lors d’événements culturels de l’établissement (Grande Lessive, Journée des Talents…). Ce projet contribue à l’inclusion des élèves du dispositif ULIS dans la vie culturelle de l’établissement tout en mobilisant et renforçant certaines fonctions exécutives essentielles aux apprentissages. À travers les expérimentations plastiques, les temps de coopération et la valorisation des productions, les élèves développeront progressivement leur confiance en eux et renforceront leur estime de soi. Pour favoriser la coopération et la confiance en soi, des rôles pourraient être attribuer à chaque élève dans la réalisation de la fresque collective. Chaque élève aurait ainsi une mission valorisante, adaptée à ses compétences et à ses appétences.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L’Espace Numérique de Travail du collège pourra être utilisé comme support de valorisation et de suivi du projet. Des photographies des différentes étapes de création, des productions réalisées ainsi que des temps de restitution pourront être publiés, dans le respect du droit à l’image et des autorisations parentales. Les outils numériques permettront également : de conserver une trace des expérimentations artistiques, de valoriser les réalisations des élèves auprès des familles et de la communauté éducative, de suivre les différentes étapes du parcours artistique, de développer chez les élèves des compétences liées à l’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI)…
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Le projet sera en lien avec plusieurs matières enseignées, au sein du dispositif ULIS et au sein des autres classes dans lesquelles les élèves sont en inclusion: En Arts plastiques : expérimenter différents médiums et techniques (fusain, peinture, travail de la couleur), développer une pratique artistique personnelle et collective, comprendre les notions de geste, matière, couleur, composition, découvrir la démarche d’un artiste contemporain. En Français : développer le vocabulaire artistique, des émotions, des sensations et des couleurs, verbaliser une intention artistique et un ressenti, participer à des échanges oraux autour des œuvres et des productions et des différentes étapes du projet, renforcer les compétences de compréhension et d’expression orale, produire des écrits courts en lien avec le projet : légendes, mots-clés, phrases simples, retour sur les séances ou les sorties, structurer sa pensée et organiser ses idées à travers des activités de dictée à l’adulte, de production écrite individuelle, accompagnée ou de rédaction collective, utiliser des supports visuels et numériques (photos, diaporama, carnet du projet) comme appui à la verbalisation et à la production d’écrits, avec des adaptations et des outils facilitant l’accès aux apprentissages et la participation de tous les élèves. En Enseignement moral et civique (EMC) : coopérer dans un projet collectif, respecter la parole, le travail et l’espace de l’autre, développer l’écoute, l’entraide, l’autonomie, la confiance en soi et au sein du groupe, favoriser l’inclusion et le vivre ensemble. En EMI et éducation au numérique : utiliser des outils numériques pour conserver une trace du projet, participer à la valorisation des productions, développer un regard critique sur les images et les supports de diffusion. Parcours éducatifs et socle commun : Le projet contribue particulièrement aux domaines du socle commun 1,2, 3 et 5. Pour les élèves du dispositif ULIS TFC, ce projet permet également de mobiliser certaines fonctions cognitives et exécutives : attention, inhibition, mémoire de travail, planification, organisation spatiale, flexibilité mentale et maintien de l’engagement dans une tâche. Les supports visuels, les temps ritualisés et les rôles attribués au sein du groupe constituent des appuis favorisant le repérage, la participation et la coopération.

Application MICACO | Date : 02/07/2026