Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Chouette, que c'est ennuyeux!
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Evariste Galois
- Ville : SEVRAN
- Classe : 5ème
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Chiara Dacco
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Marie Plagnol est curatrice et médiatrice. Sa pratique s’attache à créer des espaces de rencontre entre des altérités, en explorant les dimensions politiques et esthétiques de la relation à l’autre. Elle envisage la curation et la médiation comme des outils complémentaires pour accompagner les pratiques artistiques et favoriser des formes de collaboration fondées sur l’horizontalité et les affinités. Après des études pluridisciplinaires en philosophie, sciences sociales et politiques culturelles, elle développe une pratique située entre recherche, écriture et exposition. Elle a notamment été responsable communication et médiation au Centre d’art contemporain de Brétigny (2022–2025), où elle a participé à la programmation artistique et à plusieurs projets de co-création. Membre du collectif Champs magnétiques, elle a mené plusieurs cycles d’expositions, dont Le réseau des murmures (2023–2024). En 2025–2026, elle est lauréate de la résidence de recherche en pratiques curatoriales « Grand’mare » à l’ésadhar, sur le thème de la voix. Elle poursuit également une recherche autour de l’amitié, en tant qu’outil esthétique et politique, qu’elle instille dans de nombreux projets, dont une exposition au printemps 2027 sur le temps libre aux Sheds, Pantin, et une autre en co-curation avec Céline Poulin prévue en 2028 au Frac Ile de France, sur le thème de l’exposition comme espace de convivialité.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Marie Plagnol propose à une classe de 5ème du collège Evariste Gallois de Sevran de construire une exposition, à partir de la Collection départementale d’art contemporain. Pour cela, elle partira d’une pré-sélection large pour interroger le rapport à l’ennui qu’on peut avoir vis-à-vis de l’art contemporain, mais aussi elle accompagnera les élèves dans la lecture d’œuvres qui représentent l’ennui, la vacuité. En tant que curatrice et médiatrice, Marie Plagnol intègre la médiation dans sa démarche curatoriale, c’est-à-dire que le public, en tant que récepteur de l’exposition, est projeté ou présent à toutes les étapes. Pour cela, Marie met en place des protocoles visant à créer la rencontre avec les œuvres et l’appréhension des intentions des artistes et commissaires de l’exposition. Dans l’atelier elle proposera aux élèves d’expérimenter régulièrement de courts protocoles de sa création ou inspirés d’artistes, parmi lesquels les élèves pourront choisir et adapter ceux qui seront appliqués à l’exposition, en particulier lors du vernissage.
C’est bien sa démarche professionnelle qu’elle partagera avec la classe, où le commissariat et la médiation s’entrecroisent autour d’une notion, ici l’ennui, pour la rendre presque concrète. L’atelier, conçu en trois séquences – exploration, construction d’un propos, transmission – fait écho à sa propre méthodologie. L’ennui y sera observé, interrogé, rendu lisible sous plusieurs facettes comme par exemple celle du rapport au temps (perception, distorsion, utilisation, etc), à l’âge, ou encore celle de l’espace de création, de pensée qui peut s’y développer. La dimension politique et sociétale de l’ennui sera aussi abordée avec une séance dédiée à l’économie de l’attention et aux enjeux de nous distraire de l’ennui.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Marie Plagnol propose un projet curatorial centré sur la notion d’ennui, envisagée comme une expérience sensible et critique du rapport au temps et à l’attention. À partir d’une sélection d’œuvres de la Collection départementale, les élèves explorent leurs perceptions de l’ennui avec Marie, qui les accompagne dans la construction d’une exposition pensée comme un espace d’expérimentation, où l’ennui devient un levier pour développer un regard critique sur l’art et le monde contemporain.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e.
1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet.
2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression.
3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes.
4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- C’est la première fois que Marie Plagnol mène un parcours CAC en partenariat avec Citoyenneté Jeunesse. Le parcours a été conçu en fonction de l’actualité de la curatrice et des objectifs de l’équipe pédagogique.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Le projet s’organise sur 10 séances de 2h.
Séquence 1 – Qu’est-ce que l’ennui ? Découverte sensible de la collection
Séance 1 – Introduction et premières explorations
Présentation de la pratique de la commissaire d’exposition et du projet. Découverte d’une œuvre de la Collection en lien avec la thématique. Échanges autour de la question « Qu’est-ce qui vous ennuie ? » et collecte de souvenirs d’ennui. Mise en pratique à travers un premier protocole artistique.
Séance 2 – Ennui et économie de l’attention
Visionnage de deux œuvres vidéo issues de la Collection (rythmes contrastés). Discussion autour de l’économie de l’attention et des usages contemporains des images. Partage d’expériences personnelles de l’ennui. Mise en pratique à travers un protocole artistique.
Séance 3 – Ennui et rapport au temps
Découverte d’œuvres abordant les dimensions politiques du temps. Discussion collective visant à construire une définition commune de l’ennui. Expérimentation d’un protocole artistique.
Séquence 2 – Plongée dans la collection et construction curatoriale
Séance 4 – Exploration et premières sélections
Par binômes, exploration d’une sélection d’environ 50 œuvres. Chaque groupe identifie une œuvre suscitant un fort ennui et une œuvre dont la perception a évolué. Mise en pratique d’un protocole artistique.
Séance 5 – Construction d’une intention curatoriale
Mise en commun des sélections. Discussion collective autour de la question : « Que souhaite-t-on transmettre au public à propos de l’ennui ? ». Travail en groupes pour affiner une sélection de 5 à 10 œuvres. Protocole artistique.
Séance 6 – Validation collective des œuvres
Synthèse des choix opérés. Définition collective de la sélection finale et consolidation de l’intention curatoriale. Mise en pratique d’un protocole artistique.
Séquence 3 – Médiation et conception de l’exposition
Séance 7 – Structuration du parcours d’exposition
Organisation des œuvres sélectionnées en ensembles cohérents (« familles »). Élaboration du parcours de visite et réflexion sur les modalités de médiation. Mise en pratique d’un protocole artistique.
Séance 8 – Production des contenus de médiation
Création de dispositifs de médiation (textes, formats audio). Les élèves développent une parole personnelle sur les œuvres, en explicitant leurs expériences de l’ennui et leur évolution de regard. Protocole artistique.
Possibilité d’intervention d’une artiste ou d’un partenaire radio.
Séance 9 – Conception de dispositifs interactifs
Les élèves imaginent des protocoles à destination du public, permettant d’expérimenter l’ennui dans l’exposition. Travail sur l’activation des œuvres et l’expérience des visiteur·euses.
Séance 10 – Exposition et restitution
Installation et ouverture de l’exposition. Présentation des œuvres et des dispositifs de médiation conçus par les élèves. Temps de restitution et de rencontre avec le public.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Lors du parcours culturel et de réflexion, la classe ira à la découverte de l’art contemporain et de sa mise en espace, mais aussi, selon la programmation, d’œuvres qui pourront les éclairer sur cette notion de l’ennui, du temps qui passe (ou pas), de la vacuité.
- En début de parcours, une exposition au Mac/Val, au Palais de Tokyo ou à la Bourse du Commerce qui permettra de comprendre que la mise en espace des œuvres procède d’une démarche particulière.
- Au printemps 2027, visite de l’exposition curatée par Marie Plagnol aux Sheds, Pantin. Plusieurs artistes y présentent leurs travaux sur la thématique du temps libre.
- Selon la programmation, un spectacle en lien avec la thématique de l’art, du rapport aux œuvres, ou avec celle de l’ennui. On pense à « Voyage au bout de l’ennui », par la compagnie Lamento : La notion d’ennui est abordée au travers de la physicalité et de la poétique des corps, avec l’envie de rappeler que s’ennuyer est une chance. Un temps humain nécessaire à l’imagination, à toute production artistique.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Ce temps permet aux élèves de prendre du recul sur leur projet et de faire apparaître les liens existants entre les ateliers et les différents éléments du parcours culturel, il est consacré :
- La présentation du projet en classe, avec le-a chargé-e de projets de Citoyenneté Jeunesse.
- La présentation des sorties et les retours en classe sur les différentes activités du parcours culturel. Dans la mesure du possible le-la chargé-e de projets de Citoyenneté Jeunesse organise une rencontre avec les équipes artistiques des spectacles concernés.
- La création du lien entre les différentes étapes du projet (temps d’ateliers, sorties, rencontres… Des temps d’échange avec l’intervenant pour permettre à chacun d’exprimer ses « ressentis » sur l’atelier pratique.
- La création d’un carnet de bord individuel où chaque élève pourra s’exprimer, formaliser sa pensée et collecter des informations utiles à la démarche du projet.
D’autres temps forts en classe pourront être mis en place pour enrichir l’atelier autour de ressources identifiées :
- Projection-débat en classe d’une sélection de courts-métrages disponibles sur le Kinétoscope, sur le thème de l’ennui. « L’amour existe », de Maurice Pialat, « La leçon de guitare », de Martin Rit, ou encore « Train de vie » de Lisa Matuszak apporteront des regards singuliers sur notre sujet.
- Conférence d’histoire des arts en classe sur le thème : « Exposer l’art ». L’exposition est l’espace de monstration des œuvres, ses principes et ses modalités ont largement évolué depuis la Renaissance.
- Prséentation de la Collection départementale d’art contemporain par sa médiatrice.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- L’exposition conçue en atelier à partir des œuvres de la Collection départementale d’art contemporain sera accrochée fin mai 2027 à la Micro-folie de Sevran. Elle fera l’objet d’un vernissage public où les élèves pourront déployer les dispositifs et protocoles de médiation préparés avec Marie Plagnol. Les visiteurs·ses auront-iels l’occasion de s’y ennuyer ?
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique.
Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet.
Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs.
Apprendre en pratiquant :
Dans les ateliers CAC, ils permettent aux élèves de se familiariser avec les outils techniques de création (écriture, arts visuels, design textile, théâtre ….) et d’exprimer leur créativité.
Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde.
Marie Plagnol proposera une large sélection d’œuvres et une méthodologie aux élèves, qui pourront, au fil des protocoles et des échanges, y sélectionner des pièces qui auront retenu leur attention, porté une part de leur pensée ou de leur curiosité. L’exposition finale devra être le reflet des débats et de la sensibilité des 5ème.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre.
Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole…
Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles.
Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique.
Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es.
Marie Plagnol sera attentive à sélectionner et proposer des œuvres créées autant par des femmes que des hommes. C’est une de ses préoccupations en tant que curatrice qu’elle transposera dans le préalable de l’atelier.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques.
Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques.
Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles.
Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions.
L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques.
Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges.
Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double :
• Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite.
• Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative.
• Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens.
D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place :
• Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture.
• Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux.
• Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie).
• Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins.
• Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Le parcours « Chouette, que c’est ennuyeux ! » s’inscrit pleinement dans l’axe du projet d’établissement : « Mobiliser l’ensemble de la communauté au service de la réussite de tous les élèves ». À travers la rencontre avec une curatrice professionnelle et la découverte des métiers liés à l’exposition, à la médiation et à la création contemporaine, les élèves développent leur connaissance du monde culturel et artistique. Le projet participe ainsi à la construction du Parcours Avenir en ouvrant les élèves à des secteurs professionnels souvent méconnus, tout en leur permettant de découvrir des compétences liées à l’oral, à l’organisation de projet, à la coopération et à la transmission.
Le parcours répond également à l’objectif de « favoriser l’ouverture culturelle pour tous les élèves ». Les élèves découvrent des œuvres de la Collection départementale d’art contemporain et fréquentent plusieurs lieux culturels (Micro-Folie, MAC VAL, Palais de Tokyo, Bourse du Commerce, spectacle vivant), dans une logique de démocratisation culturelle et d’accès à des pratiques artistiques exigeantes. Ces sorties s’inscrivent dans les parcours éducatifs et permettent aux élèves d’élargir leurs références culturelles tout en développant un regard critique sur les images, les œuvres et les usages contemporains de l’attention.
Le projet entre aussi en résonance avec la volonté de « favoriser les partenariats avec les acteurs culturels locaux ». La restitution finale à la Micro-Folie de Sevran renforce les liens entre le collège et les structures culturelles du territoire. Le parcours pourra également trouver une visibilité au sein de l’établissement à travers des expositions, des temps de médiation ou des présentations au CDI, en lien avec « la programmation d’activités culturelles en classe et hors classe ».
Enfin, la méthodologie du projet, fondée sur l’échange, le débat et la co-construction, participe pleinement au volet citoyen du projet d’établissement. Les élèves apprennent à exprimer un point de vue personnel, à écouter celui des autres et à construire collectivement une exposition pensée pour un public. Ce travail autour de l’ennui, du rapport au temps et de l’économie de l’attention contribue au développement de leur esprit critique et de leur autonomie.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- Oui, l’ENT du collège pourra être mobilisé tout au long du parcours comme outil de suivi, d’appropriation et de valorisation du projet. Les élèves pourront y retrouver des ressources liées aux œuvres étudiées, aux sorties culturelles et aux différentes étapes de construction de l’exposition. Des traces du projet (photographies, textes de médiation, captations audio, carnet de bord numérique, retours sur les sorties) pourront également y être déposées afin de garder une mémoire du parcours et de permettre aux élèves de suivre l’évolution de leur réflexion.
Les outils numériques pourront aussi être utilisés pour valoriser le travail mené auprès des familles et de la communauté éducative, notamment à travers des publications sur l’ENT, le site du collège ou les supports de communication des partenaires culturels, dans le respect du droit à l’image. Cette dimension numérique permettra de prolonger les réflexions menées autour de l’économie de l’attention et des usages contemporains des images et des médias.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- En arts plastiques, ce parcours permet aux élèves de développer des compétences liées à la rencontre avec les œuvres, à l’analyse d’images et à la compréhension des dispositifs de présentation de l’art contemporain.
Le projet interroge également la relation sensible du spectateur à l’œuvre, la question du temps dans l’expérience esthétique, ainsi que les modalités de monstration et de transmission de l’art. Les élèves sont amenés à développer une pratique réflexive et collective, à argumenter leurs choix curatoriaux et à produire des formes de médiation destinées à un public.
Le parcours mobilise plusieurs compétences du programme d’arts plastiques :
expérimenter, produire, créer ;
mettre en œuvre un projet artistique collectif ;
s’exprimer, analyser sa pratique et celle des autres ;
se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art.
Il permet également de renforcer l’autonomie, la coopération, la prise de parole et l’esprit critique des élèves à travers des temps de débat, de sélection d’œuvres et de restitution publique.
En lettres modernes, le projet avec des 5ème s’inscrit pleinement dans la “perspective annuelle” proposée pour ce niveau par les nouveaux programmes du cycle 4 : “Éprouver, expérimenter : la découverte de soi, d’autrui et du monde”. S’interroger sur la notion d’ennui, permettra aux élèves de mieux s’approprier l’ensemble des quatre entrées du programme, lesquelles mettent en tension l’imaginaire et le réel, la banalité et l’aventure, le connu et l’inconnu afin de problématiser la place et le pouvoir de l’individu dans la société présente : on comprend que l’ennui peut se trouver utilement à la croisée de ces réflexions.
Le travail de médiation mobilisera quant à lui trois grands champs de compétences.
“Comprendre, interpréter, apprécier”: “Rédiger un texte personnel pour rendre compte de sa réception”, “Formuler un jugement fondé sur des émotions, sur des critères esthétiques, sur des idées ou sur des valeurs”
“Appréhender une œuvre d’art dans des contextes artistiques variés”: “Comparer les langages différents d’une œuvre littéraire et d’une œuvre artistique”, “Tirer parti des informations sur le contexte de production d’une œuvre pour la comprendre et pour l’interpréter”
“Acquérir, structurer et mobiliser des connaissances littéraires et culturelles”: “S’approprier les mots importants de l’univers de l’oeuvre étudiée”.
Application MICACO | Date : 01/07/2026