Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
Mauvaises graines
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Jean Jaurès
- Ville : MONTFERMEIL
- Classe : autre
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Citoyenneté Jeunesse
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Chiara Dacco
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Joséphine Chauchat est photographe et éditrice. Diplômée de l'ENSBA Lyon, elle vit et travaille à Paris et en Seine-Saint-Denis.
À travers une pratique de la photographie, de l'édition et de l'installation, elle explore la manière dont les images interagissent avec le réel et participent à le façonner. Elle appréhende la photographie de manière physique, matérielle, qu’elle façonne et assemble. Dans son travail, les tirages côtoient des pièces sur bois où la photographie est un matériau parmi d’autres qui réagit aux différents supports qu'elle récupère. Elle expose régulièrement en France et en Europe, mène en parallèle des actions de transmission, notamment avec le collectif les turbulentes (Drôme), et dirige Bluff books, maison d’édition de livres d’art qu’elle a co-fondé en 2024. Ainsi, elle co-éditera prochainement avec les éditions Burn~out « Nocturama », un livre dédié aux travaux des photographes Angèle Dumont et Léa Lerma. Il sera présenté pour sa sortie à la galerie Art-cades à Marseille, ainsi qu'au cinéma associatif La Clef à Paris.
Actuellement, Joséphine achève une résidence CLEA soutenue par le Drac Pays de la Loire sur l'île d'Yeu, où elle mène un projet nommé « Sages comme des images » qui s’intéresse à la représentation de l'enfance et de l'adolescence en photographie, avec les outils de l'édition.
D’autre part, elle développe en ce moment un projet de création autour de l'herbier et de la représentation des plantes, questionnant à la fois la pratique de la collection, la notion de « mauvaise herbe » et la question de l'ornement. Ce projet sera présenté à la rentrée 2026 à l'Artist run space Grand-Ciel (Ivry sur Seine).
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- En s’appuyant sur une sélection d’œuvres de la Collection départementale d’art contemporain, et en lien avec son projet en cours « Mauvaise graine », Joséphine Chauchat propose à l’ULIS du collège Jean Jaurès, Montfermeil, d'explorer ensemble la pratique de la photographie, centrale dans son travail, mais aussi l'impression et le passage vers la physicalité de la photographie et l'exposition. Nous sommes habitués aujourd'hui à ce que l'image soit virtuelle, mais comment revenir à quelque chose de matériel, de plus tactile ? Et comment penser la photographie par séquence dans l'espace d'exposition pour créer de nouveaux sens, de nouvelles narrations et jouer sur le sens des images ?
Joséphine construira ainsi ces ateliers autour de la photographie comme outil pour découvrir son environnement, en explorant les différentes possibilités du médium mais aussi en invitant les élèves à concevoir l'image photographique comme une matière à modifier, assembler, imprimer. L'exposition sera ensuite un espace pour proposer aux élèves d'élaborer collectivement leurs propres récits visuels et de leur transmettre la façon dont se prépare et se pense un accrochage d'exposition. Les œuvres choisies dans la collection seront observées et directement interrogées par l’utilisation de techniques ou de moyens de création de l’image similaires : les séries Fragment d’un futur de Luc Choquer, Quartier de la Noue, le Clos français, Montreuil, de Pomme Celarié, et Grandeur nature, d’Alexandra Serrano, sont pressenties comme point de départ à la création en atelier.
« Pour entrer en résonance avec ces œuvres, je travaillerai avec les élèves avec le même médium, la photographie qui sera le centre du projet. Ensuite, chaque séquence de travail sera guidée par l'étude d'une œuvre, que nous étudierons ensemble pour essayer de comprendre autant ce qu'elle nous raconte que comment elle a été réalisée. Les sujets et les problématiques soulevés par ces œuvres seront les points de départ des productions réalisées par la classe. Ainsi, les œuvres sélectionnées dans la collection seront à la fois un support de pensée et de parole et donneront une impulsion à la création pour les élèves. »
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Dans le projet Mauvaise graine, Joséphine Chauchat propose à une ULIS de s’inspirer d’une sélection d’œuvres issues de la Collection départementale d’art contemporain pour travailler autour de la question de « ce qui pousse » sur un territoire, de façon concrète et métaphorique en photographie. Quels sont les plantes et végétaux que l'on y trouve ? friches ou jardins ? belles plantes ou mauvaises graines ? Quelles sont les personnes qui y grandissent, les existences qui y prennent racine ?
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- La co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques repose sur une approche collaborative favorisant la rencontre et l'interaction entre les acteur.ices du monde de l'éducation, de l'art et des médias. Cette démarche vise à créer un projet unique et adapté aux besoins spécifiques de chaque équipe éducative et groupe classe, en intégrant les savoirs, les expériences et les compétences variées de chaque participant·e.
1. Rencontre et partage d'expériences : Le projet est le fruit de la rencontre entre les différent.es acteur.ices (enseignant.e.s, chargé.e de projets, journaliste ou artiste) du projet. La rencontre est une étape initiale durant laquelle ils.elles partagent leurs envies, objectifs et compétences pour construire un projet commun. Cette approche respecte les savoir-faire et les identités de chacun·e, favorisant ainsi la créativité, la confiance et l'engagement au sein de l'équipe projet.
2. Association des équipes pédagogiques : Les équipes pédagogiques sont impliquées à toutes les étapes du projet, de sa conception à son évaluation. En année N-1, les enseignant·e·s partagent leurs objectifs généraux avec les chargé.es de projet de l’association, qui leur proposent de notes d’intention et des démarches portées par des artistes ou des journalistes qui puissent leur correspondre. Des rencontres et des échanges permettent d'affiner le projet et d'ajuster sa progression.
3. Présentation et réajustement : En septembre une réunion - organisée par le.la charge.é de projets au collège avec les enseignant.e.s et l’intervenant.e.- permet de préciser les attendus, spécifier les contraintes, visualiser les espaces, échanger sur les conditions matérielles et établir un premier calendrier des ateliers. À chaque étape du projet, des temps de présentation de séances, de séquences et de sorties sont organisés et le choix final des sorties est discuté avec les enseigant.es. Des moments de briefing/debriefing sont également prévus après chaque séance pour que les objectifs de chacun·e soient respectés et pour garantir l'appropriation du projet par les jeunes.
4. Accompagnement par le.la chargé.e de projets : Si besoin le projet et son objectifs sont réajustés en discutant en collectif pour coller à la réalité et progression réelle sur le terrain. Le.la chargé.e de projets de CJ propose des intervenant.es qualifié.es et/ou des ressources telles que des dossiers pédagogiques, des sites internet ou des ouvrages qui permettent de nourrir le projet et de relier les expériences et les savoirs.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- C’est la troisième année que Joséphine Chauchat est en partenariat avec Citoyenneté jeunesse. Après un projet sur le vêtement au collège Liberté de Drancy, elle a mené en 2025-2026 un projet d’édition de fanzine au collège Cotton de Blanc-Mesnil. Aujourd’hui, au collège Jean Jaurès de Montfermeil, elle nous propose de s’inspirer d’œuvres de la Collection départementale d’art contemporain qui font écho, de manière formelle ou symbolique à sa recherche en cours intitulée Mauvaise graine .
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- En dix séances de 2 heures divisées en trois grandes séquences de travail, correspondant à un corpus d’œuvres sélectionnées : le portrait, la nature et le paysage puis le passage de la photographie au support matériel, les élèves découvriront les différentes façons de réaliser des photographies et l'exploration de ce médium, en lien avec les œuvres issues de la Collection Départementale de la Seine-Saint-Denis. Une quatrième séquence sera dédiée à la mise en forme des travaux en vue de l’exposition.
S1 : Présentation du projet et exercice de mise en pratique avec la découverte du polaroid.
Séquence 1 : Le portrait
S2 : Présentation d'une des œuvres de la collection puis exercice autour du portrait en photographie numérique
S3 : Deuxième séance autour du portrait, en photographie argentique
Séquence 2 : la nature
S4 : Présentation d'une des œuvres de la collection autour de la nature puis photographie numérique au parc ou dans la forêt
S5 : Séance autour de la technique du cyanotype, après une sortie pour cueillir des végétaux
Séquence 3 : le paysage
S6 : Présentation d'une des œuvres de la collection autour de l'urbanisme et du paysage puis photographie dans la ville en argentique
S7 : Découverte et tests des différentes techniques d'impressions possibles pour l'exposition (cyanotype, papier photo, contrecollage sur bois, encadrement) et choix des images qui seront présentées
S8 : Réalisation de l'impression ou mise en forme finale selon la technique choisie
Séquence 4 : Exposer
S9 : Finition des œuvres imprimées et préparation de l'exposition
S10 : Accrochage collectif de l'exposition
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Le parcours culturel permettra de découvrir la photographie, mais proposera aussi une ouverture sur d’autres formes artistiques
- Histoire photographique des émotions, exposition au jeu de Paume, automne 2026. II y sera question à la fois d’images dont l’objet semble précisément de saisir, documenter, d’étudier, de mettre en scène cette expression des émotions, à des fins très diverses (scientifiques, narratives, commerciales…), mais également aux images dont la vocation première et affirmée, est de susciter l’émotion chez le spectateur.
- SMITH, exposition au Mac/Val, janvier 2027
Artiste chercheur né en 1985, SMITH navigue entre photographie, image animée, installation, sculpture et performance. Son travail s’organise en cycles ouverts, souvent amorcés par la photographie. Il y défait toute chronologie, déplace les frontières du portrait et du paysage et ouvre un espace où s’entrelacent les règnes humain, animal, végétal, minéral et céleste. Son œuvre est traversé par une poétique de la métamorphose, qui déborde le seul registre du réel, parcourt les espaces de l’entre deux, habite les seuils plutôt que les certitudes. Les formes glissent, les identités se déplacent, les corps se transforment, la perception change de régime.
- Musée d’Orsay visite guidée, « Portraits peints et Sculptés »
On pourrait organiser cette visite lorsque l’artiste abordera la séance de portraits avec les élèves. « Le genre du portrait s'adapte aux goûts et aux attentes de la clientèle bourgeoise. Les Modernes délaissent la ressemblance embellie au bénéfice d'une liberté de ton dans l'évocation des modèles, ceux-ci sont souvent de leurs amis, de leur famille, de leurs collègues, de leurs modèles féminins favoris… »
OU
- Un spectacle jeune public en lien avec la thématique du territoire, et des « graines » qui y poussent, qu’elles soient végétales ou humaines. Nous sommes en attente des programmations de nos partenaires.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Les temps de réflexion proposés dans le cadre de ce parcours auront tout d’abord comme objectif de favoriser une meilleure compréhension des enjeux et étapes du projet pour les élèves :
- Une présentation de projet par la chargée de projets Citoyenneté Jeunesse pour expliciter les enjeux et le cadre dans lequel s’inscrit ce projet
- Des temps de discussion réguliers durant les ateliers et en dehors pour expliciter la démarche, préparer les sorties et échanger sur la thématique du projet au fil des découvertes.
- En classe, des temps de focus sur un aspect de la thématique en lien avec les matières enseignées.
- Un temps de bilan à la fin du projet pour recueillir les retours des élèves, récapituler l’ensemble du parcours, échanger et débattre autour du sujet au regard des connaissances acquises.
D’autres temps seront organisés pour débattre et élargir la réflexion avec les élèves :
- Présentation de la Collection départementale d’art contemporain en classe par la médiatrice du département
- Petite histoire de la photographie, conférence en classe par Sophie Loubaton.
Débat philo par l’association Philomoos sur le thème : « La nature existe-t-elle ? » PHILO : Y a-t-il une nature à l’extérieur de nous ? Dans cet atelier nous questionnons la traditionnelle opposition entre nature et culture afin de repenser notre rapport au vivant, comme aux autres espèces.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- En fin d’atelier, les œuvres sélectionnées par Joséphine Chauchat seront accueillies à la médiathèque Le Petit prince de Montfermeil, pour une exposition ouverte pendant plusieurs semaines au public. Les travaux réalisés par les élèves en dialogue avec les œuvres de la Collection y prendront place. Un vernissage à destination des familles et de la communauté sera organisé en partenariat avec l’équipe de la Collection et celle de la Ville.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Dans notre approche pédagogique, fortement influencée par les principes de l'éducation populaire et des droits culturels, nous plaçons l'implication active des élèves au cœur du processus éducatif. Les projets de CJ les encouragent à devenir de véritables acteur.ices du projet, favorisant ainsi une appropriation authentique et stimulant leur esprit critique.
Construction d'un environnement collaboratif et ouvert : Nous offrons aux élèves un espace libre et collaboratif où ils peuvent exprimer leurs idées, émotions et questions, devenant ainsi des contributeurs essentiels à la création en cours. Chaque étape est co-conçue avec eux, ce qui favorise leur liberté d'expression, d'appropriation et de responsabilisation. Des discussions préliminaires sur les thèmes de la citoyenneté et de la participation les préparent à s'investir pleinement dans le projet.
Développement des compétences d'écoute active et de co-création : Dès sa conception, l'atelier valorise la parole individuelle au sein du collectif représenté par la classe et stimule la créativité des élèves. Il s'adapte aux problématiques émergentes du débat, du dialogue, du travail de groupe et de la création. Le·la chargé·e de projets accompagne l’artiste ou le·la journaliste pour que chaque proposition se transforme en une expérience vécue, où chacun·e voit sa parole prise en compte et partage ses savoirs.
Apprendre en pratiquant :
Dans les ateliers CAC, ils permettent aux élèves de se familiariser avec les outils techniques de création (écriture, arts visuels, design textile, théâtre ….) et d’exprimer leur créativité.
Bilan partagé : En fin d’année le, la chargé.e de projet de l’association propose un bilan partagé avec les élèves au cours duquel ils.elles pourront exprimer leur perception du parcours, partager leurs acquis, exprimer leurs ressentis et discuter de leur capacité à agir sur le monde.
Joséphine Chauchat accompagnera les élèves dans la production d’images qui entrent en résonance avec la collection. Elle explorera avec elleux des techniques et des thématiques (portrait, nature, paysage), mais les élèves y intégreront largement leur sensibilité, leur singularité.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Dans tous les parcours initiés par Citoyenneté Jeunesse, l'égalité femmes-hommes est une priorité dès la phase de conception. L'association s'efforce de combattre les stéréotypes de genre et les traitements différenciés à chaque étape du projet, en veillant à ce que les contenus, les thématiques de travail et la répartition des rôles ne soient pas déterminés par le genre.
Encadrement inclusif par les chargé·e·s de projets : Les chargé.e.s de projets de l’association sont sensibilisé.es à la prise en compte de cette problématique. Ils.Elles veillent à adopter, dans leurs échanges avec les élèves, un vocabulaire inclusif par la féminisation des noms : « les citoyens et les citoyennes », veillent à une répartition équitable de la parole…
Sensibilisation et engagement des intervenant·e·s artistiques et journalistiques : Les artistes et journalistes intervenant.es sont selectionné.es en prenant en compte question de l'égalité femmes-hommes. Ils.Elles intègrent cette perspective dans leur pratique artistique ou journalistique, ainsi que dans leur démarche de transmission, contribuant ainsi à sensibiliser les participant.e.s à ces enjeux. Un paragraphe de notre convention avec elleux spécifie les obligations en termes de vigilance et dénonciation des violences sexistes et sexuelles.
Intégration de temps dédiés à la réflexion sur l'égalité femmes-hommes : Autant que possible, cette thématique peut être abordée à travers la rencontre avec des intervenant.e.s extérieur.e.s, intégrée dans la thématique même du projet, ou encore discutée durant les ateliers et/ou le parcours culturel. Ainsi, les participant.e.s sont encouragé.e.s à réfléchir aux enjeux de l'égalité femmes-hommes et à explorer les moyens de les intégrer dans leur pratique artistique ou journalistique.
Ainsi, l’association veille à proposer une mixité d’intervenant.es pour donner à voir une pluralité de modèle et de présentation. Elle valorise également des parcours de femmes et d’hommes dans des secteurs où ils.elles sont sous-représenté.es.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- La préoccupation environnementale est intégrée de manière transversale dans les actions de Citoyenneté Jeunesse, dans la mise en œuvre des projets, et parfois dans les contenus pédagogiques.
Dans la mise en œuvre et les actions, l’association veille à limiter son impact environnemental à travers des pratiques concrètes : réduction des impressions (recto-verso, papier recyclé), attention portée à la sobriété numérique, mutualisation et réemploi du matériel, limitation des achats jetables. Une réflexion est également menée sur les temps de convivialité, en privilégiant des alternatives aux produits industriels et en réduisant les emballages plastiques.
Les déplacements professionnels privilégient les transports en commun et les mobilités douces. Dans le cadre des projets, les équipes encouragent également les établissements partenaires à recourir à ces modes de transport pour les sorties culturelles.
Par ailleurs, plusieurs membres de l’équipe ont été sensibilisés à la Fresque du climat, renforçant la compréhension des enjeux environnementaux et la capacité de l’association à les intégrer dans ses actions.
L’association porte également une attention particulière à la maîtrise de ses consommations énergétiques (chauffage, électricité), avec un objectif de réduction progressive de son empreinte. Dans ses locaux, cela se traduit notamment par une gestion raisonnée des espaces chauffés et des usages énergétiques.
Sur le plan des contenus, les enjeux écologiques et d’éco-citoyenneté sont régulièrement abordés avec les jeunes, soit comme thématique centrale (rapport au territoire, au vivant, aux ressources), soit de manière transversale dans les projets artistiques et d’éducation aux médias.
Dans le cadre du parcours proposé, Le travail sur le paysage et sur la nature en ville sera l’occasion de sensibiliser les élèves à certains enjeux liés au développement urbain, comme la biodiversité et le rapport humain / environnement.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les questions liées à la parentalité et au lien familial sont une des préoccupations de Citoyenneté Jeunesse (CJ) et de ses partenaires institutionnels, associatifs et culturels. Cette prise de conscience nécessite des échanges et une réflexion continue pour mettre en œuvre les bonnes pratiques identifiées lors de ces échanges.
Pour favoriser l'implication des familles dans les projets, la co-éducation, CJ s'efforce de les informer et de les inclure, leur permettant ainsi de découvrir l'école autrement que par le biais des traditionnelles remises de bulletin ou convocations. L'objectif est double :
• Permettre aux parents de considérer les pratiques artistiques et culturelles comme des leviers de développement pour leurs enfants, contribuant ainsi à leur épanouissement et leur réussite.
• Renforcer le lien entre la famille et l'école, favorisant ainsi la collaboration au sein de l'équipe éducative.
• Possibilité d’imaginer des ateliers de pratique partagés entre les élèves et leurs parents en présence des intervenant.es, d’inclure les parents comme personnes expertes ou de les solliciter pour des entretiens.
D'autres initiatives pourront être envisagées en fonction de l'évolution du projet, de la dynamique de la classe et des compétences particulières des parents, comme des ateliers ouverts ou l'appel à leur participation pour des activités spécifiques.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Concrètement, plusieurs actions sont prévues ou déjà mises en place :
• Inclusion dans le document de demande de droit à l’image d’une présentation du projet et de l’association et volonté de créer un QR code pour mettre à disposition une version orale de ce texte pour les parents qui auraient des difficultés de lecture.
• Information des parents par le biais d'une lettre/info sur le projet et la démarche de l'association, ainsi que leur invitation à suivre les projets de CJ sur les réseaux sociaux.
• Invitation de quelques parents à participer aux sorties organisées dans le cadre du projet (2 à 3 parents par sortie).
• Mise en place d'un point projet lors de la remise des bulletins au fil de l'année. Souvent ce sont les enseignant.es qui présentent le projet dans les réunions avec les parents ou lors des remises des bulletins.
• Inviter les parents aux restitutions (en tenant compte de leurs contraintes horaires et en imaginant des restitutions sur le territoire)
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Ce projet s’inscrit pleinement dans les axes culturels et citoyens du projet d’établissement en favorisant l’ouverture artistique, la coopération et l’engagement des élèves dans une démarche collective. De nombreux objectifs pédagogiques peuvent ainsi être mis en œuvre à travers ce parcours :
• Développer le regard sensible et critique des élèves à travers la découverte et l’analyse d’œuvres photographiques contemporaines.
• Favoriser l’expression personnelle et collective par la création d’images, l’expérimentation plastique et l’élaboration de récits visuels.
• Sensibiliser les élèves aux différentes fonctions de l’image : documentaire, artistique, narrative et mémorielle.
• Encourager la coopération et le travail collectif grâce à la conception commune d’une exposition et à la réflexion autour de l’accrochage des œuvres.
• Renforcer l’autonomie, la créativité et l’expérimentation à travers la manipulation, l’assemblage, la transformation et l’impression des images photographiques.
• Favoriser la prise de parole et l’échange d’idées autour des œuvres étudiées et des productions réalisées en atelier.
• Inscrire les élèves dans une démarche de projet artistique et culturel en articulant temps d’observation, de pratique, de réflexion et de restitution.
• Développer les compétences citoyennes à travers l’écoute, le respect des points de vue, la valorisation des productions collectives et l’ouverture aux autres classes et projets de l’établissement.
• Créer des passerelles interdisciplinaires entre arts plastiques, français, éducation aux médias et à l’information, histoire des arts et enseignement moral et civique.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- L'ENT est régulièrement utilisé pour faire des retours sur les projets mis en place dans l'établissement. Les élèves rédigeront des courts textes en lien avec leurs photographies.
Les élèves, les familles et les professeurs y ont accès sur l'accueil de leur environnement numérique de travail.
De plus, l'ENT sert aussi à envoyer les invitations pour les retours de projets comme des expositions à l'ensemble des personnels, des familles et des élèves. Il favorise la communication avec les responsables légaux.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- • Arts plastiques : développer les compétences liées à la pratique photographique, à l’expérimentation des techniques de transformation de l’image (assemblage, impression, composition), ainsi qu’à l’analyse d’œuvres contemporaines. Les élèves seront amenés à comprendre les choix plastiques et esthétiques des artistes étudiés et à construire une production personnelle et collective.
• Français : enrichir les capacités d’expression orale et écrite à travers la description, l’interprétation et la mise en récit des images produites ou observées. Le travail autour des récits visuels permettra également de développer l’argumentation, le vocabulaire de l’image et la formulation d’un regard critique.
• Éducation aux médias et à l’information (EMI) : sensibiliser les élèves aux usages de l’image photographique, à sa fabrication, à sa diffusion et à son interprétation. Le projet permettra de développer un regard critique sur les images et les récits visuels présents dans l’espace public et médiatique.
• Parcours d’éducation artistique et culturelle (PEAC) : permettre aux élèves de rencontrer des œuvres et une démarche artistique, de pratiquer un médium de création et de construire des connaissances culturelles à travers une expérience concrète de projet et d’exposition.
• Compétences transversales : développer l’autonomie, la créativité, l’esprit critique, la collaboration et la capacité à conduire un projet collectif de sa conception jusqu’à sa restitution publique.
Application MICACO | Date : 01/07/2026