Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Déboulonne ta voix.e

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Théodore Monod
  • Ville : GAGNY
  • Classe : 3ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Transmission
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Sarah Pitet

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Annabelle Croze (site professionnel : annabellecroze.com) développe actuellement plusieurs projets de documentaires et de fictions sonores autour des questions de mémoire, de récit collectif et de représentation. Elle réalise actuellement un documentaire sonore consacré à l’histoire et aux imaginaires liés à La Vache qui rit, produit avec MA scène nationale, Pays de Montbéliard. Ce projet interroge les liens entre patrimoine industriel, mémoire collective et culture populaire. Elle développe également une série documentaire sur l’appel à la prière dans différents pays du monde arabe, en collaboration avec l’Institut du monde arabe, autour des usages politiques, culturels et sociaux du son dans l’espace public. Par ailleurs, elle travaille sur un podcast de recherche consacré aux influenceuses virtuelles et à l’intelligence artificielle, en partenariat avec l’Institut Français de la Mode, dans une démarche liée à l’éducation aux médias et à l’information. En parallèle, plusieurs créations de fiction sonore sont en cours de production, dont Hep, Taxie !, co-écrite avec Léo Berthe. Son travail mêle enquête, collecte de témoignages, écriture et oralité. Elle intervient également régulièrement en ateliers et formations auprès de publics scolaires et adultes, notamment avec le Collectif Transmission, l’INA, Philharmonie de Paris et La Péniche Pop. Avant de se consacrer pleinement à la création sonore, elle a travaillé dans l’audiovisuel, notamment pour Télématin sur France Télévisions. Léo Berthe réalise des documentaires et des fictions pour la radio, le théâtre et parfois les deux. Son travail, mené seul ou collectivement, explore notamment les questions migratoires, les transformations urbaines et les récits liés aux luttes collectives. Il développe actuellement plusieurs projets de documentaires et de créations sonores, parmi lesquels Hep, Taxie !, une fiction collective produite par le Collectif Transmission et co-écrite avec Annabelle Croze. Ses créations ont notamment été produites ou diffusées en partenariat avec Philharmonie de Paris, RTS et le Collectif Transmission. Au-delà de l’approche documentaire, il écrit également des fictions qui permettent d’ouvrir des espaces d’imaginaire et de réflexion autour des récits contemporains. Parallèlement à son travail de création, il anime des formations en documentaire sonore et création radiophonique auprès de professionnel·les et d’amateur·ices, en France comme à l’international. Plusieurs de ses créations ont été récompensées au Festival Longueur d’Ondes, notamment Le Collège est à nous ! (https://philharmoniedeparis.fr/fr/labalise/lecole-de-la-radio-et-de-la-creation-sonore/177-le-college-est-nous) (co-réalisé avec Annabelle Croze) en 2024 et Montreuil année 0 (https://www.oufipo.fr/podcasts/montreuil-annee-0) en 2026.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Le travail mené dans ce parcours s’appuie sur une approche mêlant documentaire sonore, écriture et jeu, en lien avec les pratiques d’Annabelle Croze et Léo Berthe. Les élèves seront amenés à explorer différentes dimensions du récit radiophonique : recherche d’informations, enquête de terrain, écriture et mise en voix. Le projet accorde une place importante à l’oralité, à travers des exercices de prise de parole, d’interview et d’interprétation. Le travail d’écriture s’inspire notamment de formes radiophoniques actuelles (chroniques, billets, narration incarnée), permettant aux élèves de développer un point de vue et de s’approprier les sujets abordés. La dimension de docu-fiction permet aux élèves de partir d’éléments réels (statues, événements historiques, témoignages) pour les réinterpréter à travers l’écriture et le jeu. Ils pourront ainsi donner la parole à une statue, imaginer un dialogue, ou proposer une lecture contemporaine d’un fait historique. L’expérience des intervenant·es en création sonore et en jeu vient nourrir ce travail, en accompagnant les élèves dans la construction d’un récit, la maîtrise de la voix (intonation, rythme, adresse) et l’interprétation. Cette approche permet de croiser analyse critique, créativité et expression personnelle, en lien avec les enjeux d’éducation aux médias et à l’information.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Le parcours propose aux élèves de questionner les statues comme objets de mémoire et de débat. À partir d’exemples locaux et internationaux, ils réalisent une série de capsules sonores mêlant documentaire et fiction. Le projet développe des compétences en recherche documentaire, écriture radiophonique, prise de son et expression orale. Il encourage une lecture critique des récits historiques et leur réappropriation.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • Le parcours a été co-construit avec les enseignant·es de français, d’histoire et d’anglais, en s’appuyant sur une collaboration déjà engagée, notamment avec la professeure de français Aude Loche, avec qui Annabelle Croze a mené un précédent parcours AGORA (« Baisse pas les bras, regarde les étoiles »), sélectionné au Festival Longueur d’Ondes. Forte de cette expérience, l’équipe souhaite poursuivre ce travail commun, en approfondissant les liens entre création sonore, écriture et réflexion critique. Les enseignant·es s’engagent à accompagner les élèves entre les séances, notamment sur les phases de recherche, de documentation et d’écriture. Un suivi à distance est également assuré par les intervenant·es afin de préparer les ateliers et d’adapter le contenu aux avancées du groupe. Cette co-construction permet une articulation étroite entre les apports artistiques, les compétences scolaires et le travail en autonomie des élèves.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Annabelle Croze a déjà mené plusieurs parcours AGORA et CAC en Seine-Saint-Denis, au sein du Collectif Transmission et dans le cadre de collaborations indépendantes. (collège Théodore Monod et collège Mme de Sévigné à Gagny, collège Maï-et-Georges Politzer et collège Jean Moulin à Montreuil), mêlant documentaire et fiction autour d’enjeux de société. Parmi eux, Baisse pas les bras, regarde les étoiles, mené avec la professeure Aude Loche, ainsi que Le collège est à nous !, co-réalisé avec Léo Berthe au collège Politzer de Montreuil et récompensé par une mention au Prix de la création jeunesse du Festival Longueur d’Ondes 2024. Le renouvellement de sa candidature s’inscrit dans une volonté forte de poursuivre des projets de transmission en milieu scolaire, pensés comme des espaces d’expression et de création collective. Pour Annabelle, il est essentiel que les élèves puissent découvrir des pratiques artistiques et médiatiques souvent éloignées de leur quotidien, expérimenter différents rôles (écriture, jeu, interview, technique, mise en voix) et apprendre à porter une histoire collectivement par la narration sonore. L’articulation entre documentaire et fiction permet à chacun·e de trouver sa place, de développer un regard critique et de s’approprier un sujet à travers la création. Le travail avec des classes de troisième prend également un sens particulier, les projets pouvant constituer un support concret et valorisant pour l’épreuve orale du brevet. Léo Berthe a déjà mené plusieurs parcours AGORA au sein de collèges situés en Seine-Saint-Denis (Maï-et-Georges Politzer et Marais-de-Villiers à Montreuil, Georges Brassens à Sevran, Pablo Neruda à Gagny). Mener des projets construits sur le temps long représente pour lui une véritable opportunité : celle de voir une classe évoluer, de transmettre les outils de la création radiophonique et d’accompagner les élèves dans leur capacité à réfléchir, raconter et prendre la parole. Ces parcours permettent de développer des projets ambitieux, aussi bien sur le fond que sur la forme, autour de thématiques de société qui interrogent le regard des jeunes sur le monde qui les entoure.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Les ateliers se déroulent sur 2 heures, avec les deux intervenant·es : apports méthodologiques, temps de réflexion collective et mise en pratique pour aboutir à la réalisation de capsules sonores pouvant être présentées au brevet. Le collège disposant d’un studio radio, certaines séances pourront s’y dérouler, offrant un cadre adapté à l’enregistrement des voix. Cet outil permet aux élèves d’expérimenter des conditions réelles de prise de son. Il constitue également un levier de continuité, permettant aux équipes pédagogiques et aux élèves de prolonger ces pratiques après le parcours. 1. Introduction, écoutes et lancement du projet (2h) Présentation du projet, des intervenant·es et des objectifs. Écoute d’extraits (documentaires, billets d’humeur, archives sonores) et première analyse collective : ton, point de vue, construction du récit. Échanges avec les élèves autour de la notion de mémoire, de statues et de représentation dans l’espace public autour d’un exercice ludique de prise de son. 2. Brainstorming et choix des sujets (2h) Écoute des prises de sons lors de la séance précédente qui servira de base à une réflexion collective : quelles statues ou monuments les interpellent ? (notamment à Gagny : Jean Moulin, taxis de la Marne…). Constitution de petits groupes et choix des sujets. Définition des angles (documentaire, point de vue, incarnation, humour, etc.). 3. Initiation aux techniques (son, interview, oralité) (2h) Découverte du matériel (enregistreurs). Prise de son, écoute, posture d’interview, travail de la voix. Introduction au billet d’humeur et à la prise de parole incarnée. 4. Recherche, écriture et préparation des interviews (2h) Travail en groupes : recherche documentaire. Écriture des premières trames (questions, intentions, narration). Identification des personnes à interviewer et des ressources (archives sonores, témoignages) 5. Sortie de terrain / collecte sonore (4h) Enregistrement en extérieur (statues locales, espace public) et/ou rencontres. Réalisation d’interviews, captation d’ambiances sonores. Certaines prises pourront également être réalisées dans le studio radio du collège. 6. Écoute, analyse et réécriture (2h) Écoute collective des sons enregistrés et découverte du montage. Analyse critique : ce qui fonctionne, ce qui manque, ce qu’on comprend. Ajustement des intentions et réécriture si nécessaire. 7. Prises de son finale et mise en voix (4h) Enregistrement des voix (narration, interviews, textes) dans des conditions adaptées, notamment dans le studio radio du collège lorsque possible. Travail sur l’interprétation, le rythme et l’incarnation. Finalisation 8. Écoute finale et préparation de la restitution (2h) Écoute des productions finalisées (montage simple assuré par les intervenant·es) : projection du montage. Préparation de la présentation orale : expliquer sa démarche, son sujet, ses choix. Lien explicite avec l’oral du brevet.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Les sorties permettent aux élèves de confronter leur travail à des contextes réels, d’enrichir leur réflexion et de découvrir des environnements professionnels liés à la création sonore et à la fabrique des récits. 1. Parcours local à Gagny (4h) Une première sortie se déroule dans l’espace public à Gagny, autour de l’observation de statues et de monuments (comme celle de Jean Moulin ou en lien avec l’histoire des taxis de la Marne). Les élèves réalisent des prises de son in situ (ambiances, descriptions, micro-trottoirs), et expérimentent une approche sensible du territoire. Cette sortie constitue une base concrète pour leurs futurs récits. 2. Sortie à Artagon Pantin (4h) Une seconde sortie est organisée à Artagon Pantin, lieu dédié à la création contemporaine, où sont installés les locaux du collectif des intervenant·es. Les élèves découvrent un environnement professionnel de production sonore et peuvent visiter un studio d’enregistrement. Ils sont amenés à enregistrer certaines voix dans ce cadre et à échanger avec des professionnel·les de la création sonore (auteur·ices, réalisateur·ices, interprètes). Cette immersion permet de relier leur pratique à des réalités professionnelles et d’élargir leur compréhension des métiers du son. 3. Sortie complémentaire / rencontre (2h) Une troisième sortie ou rencontre (en présentiel ou à distance) pourra être organisée avec un·e professionnel·le (journaliste, auteur·ice, historien·ne), afin d’aborder les enjeux de narration, de point de vue et de traitement de sujets sensibles liés à l’histoire et aux mémoires. Ces sorties sont directement articulées avec les ateliers : elles nourrissent les sujets, alimentent la matière sonore et permettent aux élèves de développer leur posture d’enquête et d’observation.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Les temps de réflexion et de débat accompagnent les différentes étapes du projet et sont co-animés par les intervenant·es et les enseignant·es. En amont des ateliers et des sorties, ils permettent de poser les bases : qu’est-ce qu’une statue ? Que commémore-t-elle ? Qui décide de ce qui doit être représenté dans l’espace public ? A quoi sert le “roman national” auquel les statues contribuent ? Quel problème pose-t-il ? Les élèves sont amenés à confronter leurs points de vue et à questionner leurs représentations. Ces séances s’appuient sur des supports variés : documents historiques, extraits d’émissions, exemples de statues controversées en France et à l’international (comme Statue de la Liberté, la statue du général confédéré Lee à Charlottesville, la statue Moment Cointains de Rotterdam, le mat de la fraternité à Nantes, le monument de la Renaissance africaine à Dakar), ainsi que des observations de statues locales à Gagny (le taxi de la Marne place de l'hôtel de ville, la statue de Jean Moulin à l’entrée de la cité du même nom, le monument aux morts de la commune…). Les enseignant·es apportent un cadre historique et analytique, tandis que les intervenant·es accompagnent la prise de parole, l’argumentation et la mise en récit. Après les phases de terrain et de création, ces temps permettent un retour critique : qu’a-t-on appris ? Comment raconter ces sujets sans simplifier ? Quelle place donner à son point de vue ? Ces moments favorisent le développement de l’esprit critique, la structuration de la pensée et la capacité à débattre dans un cadre collectif. Ces temps incluent également des phases de réflexion collective et de brainstorming, au cours desquelles les élèves sont invités à identifier des statues ou monuments (locaux ou internationaux) qui les interpellent. À partir de ces échanges, des groupes de travail se constituent autour de sujets choisis collectivement. Les élèves participent ainsi à la définition des angles de traitement, à l’identification de personnes ressources à interviewer et à la recherche de matériaux, notamment d’archives sonores (discours, témoignages, documents radiophoniques), qui viendront nourrir leurs créations. Un travail spécifique est mené autour de l’écoute et de l’analyse de ces archives : comprendre leur contexte, leur point de vue, leur usage dans un récit. Ces temps permettent d’articuler recherche, analyse critique et construction du projet, en donnant aux élèves un rôle actif dans les choix éditoriaux.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Le temps de restitution/valorisation prendra place lors de la journée de restitution de fin d’année organisée par le collège, qui réunit l’ensemble des projets menés par les élèves. Ce temps fort permettra de mettre en lumière le chemin parcouru, de partager les productions réalisées et de valoriser l’implication des participant•es auprès de la communauté éducative, des autres classes et, selon les possibilités, des familles lors d’une soirée dédiée. Nous envisageons également une restitution dans les espaces d’Artagon Pantin, où le collectif Transmission développe ses activités. Ce cadre artistique et professionnel offrirait aux élèves une expérience de diffusion valorisante, en dehors du cadre scolaire habituel. Si d’autres projets sont menés simultanément à Artagon l’année prochaine, une restitution croisée pourra être envisagée afin de favoriser les échanges entre groupes, la découverte de démarches variées et une dynamique collective entre établissements et partenaires. La restitution prendra une forme adaptée aux productions réalisées (projection, exposition, présentation orale ou échange public). Les élèves seront pleinement impliqué•es dans l’organisation et l’animation de ce moment : présentation de leur démarche, partage de leurs choix artistiques et techniques, échanges avec le public. Cette implication contribuera à renforcer leur confiance à l’oral, leur capacité d’analyse et leur appropriation du projet.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Les élèves sont impliqués à toutes les étapes du projet : choix des sujets, recherche, écriture, enregistrement et interprétation. Ils travaillent en petits groupes et expérimentent différents rôles (interview, écriture, prise de son, jeu), leur permettant de découvrir plusieurs facettes de la création sonore et du travail collectif. Le projet repose sur une pédagogie active : les élèves ne sont pas seulement récepteurs, mais producteurs de contenus. Ils sont amenés à construire un point de vue, à poser des questions, à enquêter et à transformer des informations en récit. La dimension de docu-fiction leur permet de s’approprier les sujets en mêlant réel et imagination : donner la parole à une statue, réinterpréter/rejouer un événement historique, proposer une lecture contemporaine. Cette diversité d’approches favorise l’inclusion, en valorisant des compétences variées : expression orale, jeu, écoute, écriture, imagination, sens critique, prise de son.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • La question de l’égalité femmes-hommes est abordée à travers l’analyse des représentations dans l’espace public : quelles figures sont mises en avant dans les statues ? Quelle place occupent les femmes ? Quelles absences ou déséquilibres peut-on observer ? Ces questionnements permettent d’ouvrir une réflexion plus large sur les rapports de pouvoir, la visibilité et la construction des mémoires collectives. Sur le plan pédagogique, une attention particulière est portée à la répartition de la parole et des rôles au sein du groupe. Les élèves sont encouragés à expérimenter différentes positions (prise de parole, écriture, jeu), afin d’éviter les assignations et de favoriser une participation équilibrée. L’objectif n’est pas d’imposer un point de vue, mais de permettre aux élèves de questionner les représentations et de développer une réflexion personnelle, dans un cadre respectueux et structuré.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Le projet intègre une réflexion sur les pratiques responsables, notamment à travers le choix de déplacements de proximité pour les sorties (observation de statues à Gagny et dans les environs), limitant ainsi l’impact environnemental. L’utilisation de matériel léger, d’enregistreurs déjà acquis ainsi que du matériel radio disponible sur place permet de limiter les besoins en équipements et en ressources, tout en valorisant les outils existants. Par ailleurs, la thématique du projet invite indirectement à interroger la transformation des espaces publics dans le temps, et la manière dont les sociétés font évoluer leurs représentations, ce qui peut ouvrir des discussions sur les usages et les aménagements durables.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les familles sont associées au projet à différents moments, en lien avec la dimension documentaire et intergénérationnelle du parcours. Elles sont invitées à découvrir les productions des élèves lors du temps de restitution finale, conçu comme un moment de partage et d’échange autour des créations sonores réalisées. En amont, les élèves peuvent, s’ils le souhaitent, solliciter leurs proches dans le cadre de leur travail de recherche : recueillir un souvenir, une perception ou un point de vue sur une figure historique, un événement ou une statue. Ces échanges permettent d’ouvrir le projet à une diversité de regards et de relier les contenus travaillés en classe à des expériences personnelles. Cette implication reste souple et adaptée aux situations de chacun, afin de garantir l’accessibilité du projet. Les familles ne sont pas seulement spectatrices, mais peuvent devenir des ressources ponctuelles, contribuant à enrichir la réflexion des élèves.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Le parcours propose des modalités d’implication des familles fondées sur la circulation des récits entre sphère scolaire et sphère personnelle. Plutôt que de limiter la participation des familles à un temps de restitution, le projet encourage les élèves à intégrer, lorsqu’ils le souhaitent, des paroles issues de leur environnement proche dans leurs créations. Cette démarche permet de faire émerger des récits pluriels, en croisant mémoire collective et expériences individuelles. Le travail sur la mémoire et les statues, qui interroge ce qui est transmis, visible ou oublié, trouve ainsi un prolongement dans les échanges familiaux. Les élèves peuvent confronter les récits officiels à des perceptions plus intimes, enrichissant leur compréhension des enjeux historiques et mémoriels. La possibilité de partager des extraits sonores en cours de création favorise également une circulation des productions en dehors du cadre scolaire, permettant aux familles de suivre le projet et d’y réagir. Cette approche valorise les savoirs du quotidien et les expériences vécues, tout en renforçant le lien entre élèves, familles et école, dans une dynamique participative et ouverte.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le parcours s’inscrit dans les axes du projet d’établissement liés à l’éducation à la citoyenneté, au développement de l’esprit critique et à l’ouverture culturelle. Il favorise la prise de parole des élèves, leur engagement dans un projet collectif et leur capacité à analyser des enjeux contemporains en lien avec les programmes. Il peut donner lieu à des temps de partage au sein de l’établissement (écoutes collectives, diffusion des productions, présentations à d’autres classes), contribuant à la valorisation du travail des élèves et à la diffusion d’une culture médiatique. Le projet peut également constituer un support pour l’épreuve orale du brevet, en permettant aux élèves de présenter une réalisation concrète, adossée à un travail de recherche, d’écriture et d’expression orale, comme cela a déjà été expérimenté avec succès dans des parcours similaires.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L’Espace Numérique de Travail pourra être utilisé comme support de suivi du projet (partage de ressources, dépôt de productions, carnet de bord). Il permettra aux élèves de conserver une trace de leur travail et de suivre les différentes étapes de création.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Le projet croise plusieurs disciplines : •Français : travail d’écriture (billet d’humeur, narration), structuration de la pensée, prise de parole •Histoire : analyse des faits historiques, réflexion sur les mémoires et leur évolution. Les élèves pourront ré-investir des connaissances de différents chapitres portant sur l’étude du 20e siècle, et surtout les méthodes d’analyse critique de documents et d’étude d’oeuvres d’arts (HDA). •Anglais : ouverture à des contextes internationaux, comparaison des approches culturelles et mémorielles •EMC : le projet pourra permettre d’aborder la question des acteurs du jeu démocratique (médias, citoyens) et les débats dans une société démocratique Il permet aux élèves de mobiliser leurs connaissances dans un cadre concret, en les transformant en récits sonores.

Application MICACO | Date : 01/07/2026