Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 02/07/2026

Ta musique en histoires

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Pablo Picasso
  • Ville : MONTFERMEIL
  • Classe : 4ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Les Laboratoires d'Aubervilliers
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Monsieur Benjamin Margueritte

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • En 2014, j’ai créé l’association ico•no•cl•a•ste qui héberge les projets culturels: afropea, Zouk Vintage et NOIR CINEMA et produit le spectacle À nos humanités révoltées. Je travaille beaucoup avec la notion de diaspora, avec la conscience diasporique, et elle passe notamment par la musique. J’ai créé en 2018 le projet Zouk Vintage qui répondait à une volonté de me réapproprier ma culture antillaise depuis la France. Le zouk représente la musique antillaise (Guadeloupe, Martinique) depuis la France. Je suis à l’écriture et à la co-coordination d’un ouvrage collectif sur le zouk qui va être publié chez Audimat en 2027. L’ouvrage reprend des thématiques que j’ai abordé ou que j’aurais aimé aborder dans le podcast Zouk Vintage (créé en 2021) comme: Le Zouk et le Panafricanisme, Le Zouk et la Mémoire de l’esclavage, Paris, la migration antillaise et le Zouk, Zouk, doudouisme et exotisme, Zouk, genre et queerités. C’est un ouvrage co-coordonné avec Valérie-Ann Edmond-Mariette et Mylène Mauricrace, des chercheuses doctorantes qui travaillent sur la musique antillaise, l’histoire et la migration. Par ailleurs, le podcast Zouk Vintage est à retrouver sur les plateformes (Spotify, Apple Podcasts). Malheureusement seulement deux épisodes sont encore disponibles en ligne mais voici la liste des épisodes réalisés à ce jour: ZOUK VINTAGE SESSION 1: Le zouk, genèse d’une musique populaire (en deux épisodes) ZOUK VINTAGE SESSION 2: Le zouk et la mémoire de l’esclavage ZOUK VINTAGE SESSION SPÉCIALE: Hommage à Jacob Desvarieux ZOUK VINTAGE SESSION 3: Paris, la migration antillaise et le zouk Je suis également en recherche de financement pour le spectacle À nos humanités révoltées avec le soutien des Ateliers Médicis dans lequel je suis comédienne et à la co-mise en scène avec Marina Monmirel. On a beaucoup été aidées par les Laboratoires d’Aubervilliers pour la version courte auto-produite. Et j’ai créé le NOIR CINEMA CLUB, un ciné-club qui met en avant des cinématographies noires indépedantes, en collaboration avec l’association Cinémas indépendants parisiens.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Cet atelier s’inspire de mon projet Zouk Vintage. J'ai auto-produit ce podcast avec la passion pour seul moteur et le besoin de donner un autre regard sur le zouk, vu seulement depuis la France comme une musique, danse festive et lascive. Avec cet atelier, c’est l’aspect de mon travail qui mêle recherche et revalorisation des héritages diasporiques par des moyens sensibles et accessibles qui sera le fil rouge.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Ce parcours vise à interroger les héritages musicaux présents au sein des familles de chaque élève, pour réfléchir sur les liens entre musique, transmission et diaspora. Les élèves seront amenés à créer un podcast à partir des musiques et des réçits qu’ils et elles auront récolté, ainsi que de leurs recherches historiques. L’objectif principal du projet est donc d’amener les élèves à explorer leur histoire familiale et culturelle à travers la musique, afin de comprendre les liens entre mémoire, transmission, diaspora et histoire collective.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • Le parcours est construit en discussion entre l’intervenante et la professeure d’histoire-géographie. En effet, il tisse de nombreux liens avec les programmes d’histoire et de géographie de quatrième, autour des notions de diaspora, d’héritages musicaux et de postcolonialisme. Une attention particulière sera donc apportée à certaines questions de ce programme en cours, pour préparer le CAC. Par exemple, le programme de géographie comprend la mondialisation et les migrations dans le monde, tandis que celui d’histoire aborder les traites négrières du XVIIIe siècle ainsi que les sociétés coloniales du XIXe siècle. Enfin, le CAC repose aussi sur un travail d’analyse de sources variées (photographies, textes, documents musicaux, etc.), ce qui correspond à une véritable démarche d’historien.ne. Le travail de cartographie mobilisé relève quant à lui d’une démarche de géographe.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Marie-Julie Chalu n’a pas encore mené de parcours de CAC lors des éditions précédentes, en revanche elle a déjà mené de nombreux ateliers autour du podcast et de la musique dans des écoles. Elle souhaite s'impliquer cette année dans ce parcours par la volonté de travailler sur ces questions qui l'animent avec une classe, convaincue de l’importance de la pédagogie et de la transmission sur ces sujets.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Le parcours se déroulera entre janvier et mai et comprendra 10 séances de 2 heures, articulant recherches historiques, échanges collectifs, écoute musicale et création sonore autour des notions de mémoire, de transmission et de diaspora. Les ateliers 1 et 2 (2 x 2h) seront consacrés à la présentation du projet et à la découverte du travail de l’artiste autour de Zouk Vintage, avec écoute d’extraits du podcast et échanges avec les élèves. En amont, les élèves seront invités à apporter des objets liés aux musiques présentes dans leur famille : vinyles, CD, playlists numériques, photographies ou archives personnelles. À partir de ces éléments, la classe réalisera une cartographie des musiques familiales afin de faire émerger les trajectoires culturelles, géographiques et les récits qui nourriront le podcast. Les ateliers 3 et 4 (2 x 2h) permettront aux élèves de partager des recherches sur l’histoire de certaines musiques, artistes ou albums emblématiques. Les élèves travailleront sur les contextes historiques, sociaux et politiques dans lesquels ces musiques ont émergé, à partir de documents variés : textes, photographies, archives sonores et documents musicaux. Les ateliers 5 et 6 (2 x 2h) seront consacrés à la préparation des entretiens et à l’initiation au podcast avec l’association Transmission. Les élèves écouteront différents formats documentaires et podcasts autour de la musique et des diasporas, notamment Vintage Arab et Une chanson en histoire. Ils apprendront les bases de la prise de son, de la formulation des questions et de l’enregistrement d’entretiens. Les ateliers 7 et 8 (2 x 2h) seront consacrés à l’écoute collective des témoignages, récits et musiques enregistrés par les élèves auprès de leurs familles. Les élèves échangeront autour des thèmes qui émergent des enregistrements puis sélectionneront collectivement les passages qui seront intégrés au podcast final. Le montage sera réalisé en dehors des ateliers par l’association Transmission. L’atelier 9 (2h) permettra de préparer la restitution finale : choix des extraits sonores diffusés, organisation de la présentation des archives familiales et préparation des prises de parole des élèves. L’atelier 10 (2h) prendra la forme d’une restitution publique avec écoute d’extraits du podcast réalisé, exposition des archives partagées lors des premiers ateliers et temps de débat autour des notions de mémoire, d’identité, de transmission et d’héritage musical.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Plusieurs sorties sont envisagées : Une sortie à l'Union Jeunesse Internationale, un lieu culturel et communautaire qui s’intéresse à la jeunesse intérnationale, en fonction de leur saison culturelle Un concert du Festival Banlieues bleues, festival de musique en Seine-Saint-Denis qui s’intéresse notamment à la question des héritages Un spectacle aux Laboratoires d’Aubervilliers autours de ces notions, en fonction de leur saison culturelle Le spectacle de Ludmilla Dabo: Musiques en héritage Une exposition à la Cité de la musique

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Ces temps de débat pourront se faire aux Laboratoires d’Aubervilliers et pourront être enregistrés et servir au podcast réalisé avec les élèves. Les thèmes du débat seront abordés en amont dans les ateliers. L’objectif serait une autonomie des élèves dans la gestion du débat: modération, partager le temps de parole. Ces temps seront découpés par grandes questions thématiques, avec des intervenant-es spécialistes de ces enjeux : Qu’est-ce qu’une musique populaire ? - avec Guillaume Heuguet Ça veut dire quoi musique populaire ? Une musique écoutée par le peuple ? Une musique qui a du succès et écoutée par beaucoup de personnes ? Il y aurait une musique populaire et une musique savante ? C’est quoi le mauvais goût ? - avec Emilie Maks & Léo Zeggai, du podcast 100% Mauvais goût Pour décrire ce débat, on reprend les mots de l’émission 100% Mauvais goût animée par Emilie Maks & Léo Zeggai: “Comment notre goût musical est-il défini ? Pourquoi certaines musiques populaires ont-elles longtemps été considérées de “mauvais goût” ? Comment faire face aux dynamiques d’appropriation, de gentrification, de colonisation, et de déracinement des musiques populaires ? Voit-on une plus grande prise de conscience des dynamiques sociales et culturelles qui ont mené à leur existence ? Les artistes pionniers sont-ils pris en compte dans leur capitalisation grandissante ? Quel rôle des diasporas dans la transmission et la fétichisation de ces musiques populaires ?” En quoi la musique est une archive diasporique ? - avec Mylène Mauricrace & Valérie-Ann Edmond-Mariette Pour des populations en exil, dispersées à travers le monde, comment la musique permet de garder trace et de faire lien à travers les frontières ? Penser le podcast comme un document, une archive Est-ce que le podcast peut être traité en histoire comme une archive comme les autres ? Qu’est ce que le son porte comme témoignage spécifique d’une histoire, d’un point de vue, d’une époque ?

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Un temps de restitution aura lieu au collège, sous la forme d’une écoute collective du podcast créé par les élèves, réunissant la classe concernée, leurs familles, la communauté éducative ainsi que les différent·es intervenant·es du projet. Pensé comme un moment de partage et de valorisation du travail réalisé tout au long du parcours, ce temps permettra aux élèves de présenter les recherches, récits et archives qui auront nourri la création sonore. L’écoute sera suivie d’un échange collectif autour des thèmes traversés pendant les ateliers : mémoire, transmission, héritages musicaux, diaspora et histoires familiales. Ce moment offrira également l’occasion de revenir sur l’expérience vécue par les élèves, leur rapport aux témoignages recueillis et la manière dont la musique aura permis d’ouvrir des discussions autour des identités culturelles et des récits personnels. Cette restitution se déroulera au CDI du collège, transformé pour l’occasion en espace d’écoute et d’exposition. Les archives apportées par les élèves — photographies, vinyles, CD, objets familiaux, textes ou documents personnels — y seront présentées afin de prolonger l’expérience du podcast par une dimension visuelle et documentaire. Cette exposition permettra de mettre en valeur la diversité des histoires et des patrimoines culturels présents au sein de la classe et du territoire.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Ce projet repose sur une implication active des élèves et sur une méthodologie participative mise en place dès le début. Chaque participant·e arrive avec une musique choisie en amont, en connaissant son année et sa date de sortie, mais aussi avec une explication personnelle et subjective de l’importance que cette musique a pour lui ou elle, des émotions qu’elle suscite, des souvenirs auxquels elle est liée ou encore des raisons pour lesquelles il ou elle l’apprécie. Cette première étape permet à chaque élève de devenir porteur d’un savoir et d’une expérience personnelle à partager avec le groupe. Ensuite les élèves s'impliquent dans le projet de plusieurs manières, ils et elles participent à la création d’une véritable cartographie musicale collective. Les morceaux apportés sont mis en relation selon les époques, les styles musicaux, les thématiques ou encore les contextes historiques ou sociaux, les langues ou encore les émotions qu’ils évoquent. Les échanges entre élèves, l’artiste et l’enseignant invite aussi une réflexion commune et permettent de faire émerger des questionnements collectifs liés à ces morceaux spécifiques. À partir de cette matière, l’artiste Marie Julie Chalu avec les élèves et l’enseignant construisent ensemble un parcours de recherche plus approfondi. Les élèves participent au choix des thèmes et proposent des pistes d’exploration plus en profondeur : histoire d’un genre musical, contexte politique ou culturel d’une chanson, parcours d’un artiste, revendications, circulation des musiques dans le monde…. Ils deviennent ainsi les porteurs des histoires et des musiques. Les élèves seront aussi amenés à préparer avec l’artiste les temps de débats avec les intervenant·es·s. Préparer et poser la thématique et les questions voir qui et comment ces questions sont posées etc etc. Le projet se poursuit également à la maison à travers des recherches, des écoutes complémentaires, des interviews de proches, la collecte de documents, d’images ou de témoignages liés aux morceaux choisis. Les élèves peuvent aussi écrire des textes personnels, réaliser des cartes sensibles, des playlist mais aussi surtout Marie Julie Chalu avec le collectif Transmission amèneront les élèves à l’écriture et réalisation un mini podcast. Avec la matière qu’elles et ils vont récolter, nous allons construire un podcast. Sur le côté technique, j’aimerais être accompagnée par l’association Transmission basée à Aubervilliers qui forme à la création et au montage sonore.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • L’artiste Marie-Julie Chalu et l’enseignant·e accorderont une attention particulière à l’égalité entre les élèves. Iels veilleront à ce que chacun·e bénéficie des mêmes conditions d’apprentissage, des mêmes possibilités de participation et d’un accompagnement adapté à ses besoins. Leur démarche favorisera le respect, l’inclusion et la valorisation de chaque élève, afin que tou·tes puissent s’exprimer, apprendre, progresser et partager leurs idées dans un climat d’écoute et de bienveillance. Les enseignant·es seront particulièrement attentif·ves aux questions d’égalité et de participation au sein du groupe. Iels veilleront à ce que chaque élève puisse prendre la parole et trouver sa place dans les échanges. Une attention particulière sera portée à la circulation de la parole, afin que tou·tes puissent s’exprimer librement, être écouté·es et participer de manière équitable aux discussions et aux activités. Par ailleurs, la question de la confiance dans la prise de parole des jeunes filles constituera un point de vigilance tout au long du projet. Une attention spécifique sera portée à leur participation dans les débats, à l’expression de leurs idées et à leur place comme porteuses de savoirs, au même titre que les garçons.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Les Laboratoires d’Aubervilliers développent depuis plusieurs années une démarche attentive aux enjeux contemporains liés à la responsabilité sociale, à l’écoute des publics et à l’expérimentation de pratiques artistiques plus durables. Le lieu s’inscrit ainsi dans une dynamique où la création ne se limite pas à la production d’œuvres, mais engage également une réflexion sur les manières d’habiter le monde, de travailler collectivement et d’interagir avec les milieux vivants. Dans ce cadre, même si le projet n’a pas pour objet principal la transition écologique, il entre en résonance avec ces préoccupations. Il s’appuie notamment sur une pédagogie de l’écoute, de l’attention et de la relation, qui permet d’aborder autrement les questions liées au vivant. Cette approche vise à développer une sensibilité aux écosystèmes, aux interdépendances entre humain·es et non-humain·es, ainsi qu’aux formes de cohabitation possibles dans des contextes urbains. Le travail mené sur place cherchera également à créer des espaces de dialogue et de réflexion collective, où les participant·es pourront partager leurs expériences, questionner leurs pratiques et envisager d’autres manières d’agir dans les champs artistique et social. Cette dimension de transmission et d’échange constituera un élément central du projet. Les temps de débat se dérouleront aux Les Laboratoires d’Aubervilliers, afin de poursuivre ces discussions dans un cadre propice à la réflexion collective. Une visite du jardin La Semeuse, situé à Aubervilliers, sera ensuite organisée. Cet espace favorise les rencontres entre habitant·es, artistes et pratiques de jardinage collectif. Ce jardin constitue un exemple concret de biodiversité en milieu urbain. Il permet d’observer comment des pratiques de jardinage participatif peuvent contribuer à recréer des espaces végétalisés en ville tout en renforçant le lien social. Le jardin La Semeuse devient ainsi un lieu d’expérimentation et d’observation, où se croisent enjeux environnementaux, pédagogiques et artistiques. Cette articulation entre les débats aux Les Laboratoires d’Aubervilliers et la visite du jardin permettra d’ancrer la réflexion dans des expériences sensibles et situées, en mettant en relation discours théoriques et pratiques concrètes du vivant.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les parents seront conviés au temps de restitution du projet, pour l’écoute collective du podcast, le temps de bilan, ainsi que l’exposition des recherches historiques menées par leurs enfants.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Les familles seront véritablement impliquées dans ce parcours, en ce que le projet s’appuie sur l’héritage musical présent dans les familles, ainsi que de leur récit historique. Les élèves devront par exemple demander des objets porteurs de cet héritage culturel (cd, Vinyl, etc), ainsi qu’interroger des membres de leur famille. L’idée est véritablement de partir des élèves et de leur environnement familial, pour les inviter à s’interroger sur leur histoire, leur goût, leur identité. L’objectif est de valoriser ces héritages, au sein même de la famille, ainsi que de réfléchir ensemble sur le lien entre musique, transmission, diaspora.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Ce projet s’intégrera pleinement dans le projet d’établissement du Collège Pablo Picasso, qui vise à valoriser la diversité des cultures, l’ouverture aux autres et la découverte de patrimoines et d’héritages variés. À travers les thématiques de la musique, de la transmission et des récits familiaux, le parcours permettra aux élèves de mieux comprendre la richesse culturelle présente au sein de leur classe et de leur territoire. Le collège développe déjà cette démarche d’ouverture à travers différents projets et voyages culturels, pensés comme des expériences de découverte, de rencontre et d’élargissement des regards sur le monde. Le projet Ta musique en histoires s’inscrira dans cette continuité en proposant une approche sensible et collective des questions d’identité, de mémoire et de circulation des cultures. Le collège porte également un club égalité, engagé autour des questions d’inclusion, de respect et de réflexion collective. Ces valeurs seront au cœur du projet, notamment à travers les temps de débat, la circulation de la parole et l’attention portée à la participation de chaque élève. Le parcours cherchera ainsi à créer un espace d’écoute et d’échange où chacun·e pourra partager son expérience, ses références culturelles et ses récits dans un cadre bienveillant et collectif.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L’Espace Numérique de Travail du collège pourrait être mobilisé tout au long de l’année comme support de suivi et de valorisation du projet, sous réserve de faisabilité par l’établissement. C’est en tout cas une volonté de Marie-Julie Chalu, qui aimerait que les élèves puissent garder une trace du parcours au fil des ateliers. L’ENT pourrait permettre de partager certaines ressources utilisées pendant le projet : références musicales, documents historiques, extraits de podcasts, photographies ou encore traces des recherches réalisées par les élèves. Il pourrait également servir de carnet de bord collectif, où seraient rassemblés les différentes étapes du travail mené en classe, les retours sur les sorties ou les réflexions issues des débats et des temps d’écoute. Selon les possibilités de l’établissement et les autorisations accordées, certains éléments du projet pourraient aussi être valorisés via les outils numériques du collège ou des structures partenaires, afin de rendre visible le travail de création, de recherche et de transmission réalisé par les élèves tout au long du parcours.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • Le CAC est pensé pour une classe de 4e en lien avec une professeure d’histoire-géographie. En histoire, le projet permet d’aborder plusieurs thèmes du programme liés aux circulations humaines, aux héritages coloniaux et aux mémoires. Les élèves travaillent notamment sur les diasporas, les migrations, les sociétés coloniales et les héritages culturels issus de l’histoire de l’esclavage et de la colonisation. À travers l’étude des musiques transmises dans les familles (zouk, musiques afro-caribéennes, musiques populaires diasporiques, etc.), ils comprennent comment les pratiques culturelles portent la mémoire des déplacements forcés, des résistances et des circulations entre territoires. Le projet fait ainsi écho aux chapitres consacrés aux traites négrières, aux sociétés coloniales du XVIIIe et XIXe siècles et aux héritages postcoloniaux. En géographie, le parcours dialogue directement avec les thèmes de la mondialisation et des mobilités humaines. Les élèves réalisent une cartographie des musiques familiales de la classe, ce qui leur permet de visualiser des trajectoires migratoires, des circulations culturelles et des ancrages territoriaux. Ils réfléchissent aux liens entre territoires d’origine, espaces diasporiques et pratiques culturelles contemporaines, notamment en Seine-Saint-Denis. Cette démarche les amène à comprendre comment les échanges culturels participent à la mondialisation et à la construction des identités.

Application MICACO | Date : 02/07/2026