Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

"J’habite ici à Pantin !" - Signes, langues, territoire, enquête et création graphique

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Jean Lolive
  • Ville : PANTIN
  • Classe : 4ème 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Centre national des arts plastiques
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Lisa EYMET

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Eddy Terki est designer graphique et d’espace. Franco-algérien né et habitant à Saint-Denis, son atelier est basé à Saint-Ouen. Diplômé de l’EnsAD Paris en 2016 avec les félicitations du jury pour son travail questionnant le rapport entre l’écriture, le corps et l’espace public, son travail s’articule autour de questions liées à l’identité d’un territoire, aux habitant.e.s, aux plurilinguisme et à la pédagogie (création d’ateliers participatifs et d’outils didactiques). Entre mouvements, geste d’écriture et espace, au fil des années, sa démarche l’amène à explorer différents formats d’interventions entre résidences et commandes graphiques décrivant toujours un travail contextualisé et lié au territoire marquant l’envie de faire lien, afin que la mémoire d’un quartier s’exprime et pérenniser la parole des habitant.e.s. Son travail de designer social marque son engagement auprès des habitant.e.s questionnant leur rapport au territoire, aux mots et aux langues. Ainsi, il développe « j’habite ici » depuis 2016, une recherche sur la place des langues et les habitant.e.s à travers des projets situés. Il poursuit avec un post-diplôme d’intervenant en milieu scolaire, l’amenant aujourd’hui à la rédaction de programmes pédagogiques et à la création d’ateliers participatifs. Son approche graphique manuelle, avec une place centrale pour l’écriture et sa spécialisation dans l’espace public, l’amène à travailler pour plusieurs institutions publiques dans le cadre de commandes graphiques pour la création d'affiches, de catalogues, d’identités d’expositions et de signalétiques. Quelques articles sur son travail : - https://seinesaintdenis.fr/actualite/jeunesse-education/Des-oeuvres-d%E2%80%99art-dans-les-colleges/ - https://www.telerama.fr/arts-expositions/a-la-courneuve-le-graphisme-parle-toutes-les-langues-7022760.php - https://www.centrepompidou.fr/fr/pompidou-plus/magazine/article/chez-eddy-terki-artiste-et-designer-la-ville-comme-terrain-decriture
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • En 2024, Eddy Terki mène le projet « Être né quelque part » dans le cadre de la commande nationale en design graphique Messages/Images portée par le Centre national des arts plastiques (Cnap), en invitant les participant.e.s à interroger leur histoire personnelle à travers la transmission des langues au sein de leur famille. Dans le prolongement de ce projet, le parcours propose ici d’élargir cette recherche à l’échelle du territoire vécu par les élèves du collège Jean Lolive. En s’appuyant sur les questions de langues, de mémoire, de récit et de représentation, le projet vise à explorer la manière dont les élèves perçoivent, habitent et racontent leur ville. À travers l’enquête, la collecte de témoignages et l’observation du territoire, il s’agira de faire émerger une cartographie sensible des langues, des parcours et des récits qui composent leur environnement quotidien. Le design graphique constitue l’outil central de cette recherche, permettant de donner forme aux paroles recueillies, aux expériences vécues et aux visions produites collectivement. Ensemble, les élèves seront amenés à explorer la création d’affiches à travers la mise en forme de message et de phrase. Ces affiches vont résonner avec un travail cartographique qui lissera le lien avec la ville et la représentation qu’ils et elles en donnent. Enfin, ce travail va venir nous nourrir un projet d’inscription graphique à l’échelle de l’espace public, le graphisme permettra de produire des formes artistiques capables de faire dialoguer mémoire individuelle, territoire collectif et création contemporaine. Ainsi, deux axes forts viennent structurer le projet : - Une installation graphique et typographique réalisée collectivement et pensée comme une œuvre située, qui viendra créer un dialogue symbolique et physique entre le collège, son territoire et le nouveau bâtiment du Cnap qui ouvre à quelques dizaines de mètres du collège - donnant à voir la richesse linguistique, culturelle et sociale du territoire à travers les voix des élèves. - La création d’un kit pédagogique pensé comme un outil de transmission permettant de prolonger la méthodologie du projet mené, de diffuser ses apprentissages et de rendre réactivable cette expérience dans d’autres contextes éducatifs et culturels. La restitution du projet prendra la forme d’une proposition performative, participative et immersive. À partir d’une inscription graphique réalisée dans la cour du collège comme point d’origine symbolique, les élèves engageront une traversée vers le Cnap, transformant ce déplacement physique en geste artistique. Cette parade graphique et collective fera œuvre, articulant espace scolaire, espace urbain et espace institutionnel dans une même dynamique de visibilité.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Ce parcours propose aux élèves un projet de création en design graphique autour de leur territoire vécu à Pantin. À travers une démarche d’enquête (langues, récits, espaces urbains), ils et elles réalisent une cartographie sensible de leur environnement, articulant observation, collecte, création graphique et restitution dans l’espace public. Le projet interroge le rapport aux langues et au plurilinguisme, en s’appuyant sur la diversité linguistique et culturelle d’une classe incluant notamment des élèves passés par le dispositif UPE2A.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • Le projet est construit en étroite collaboration entre Eddy Terki, l’équipe pédagogique du collège Jean Lolive, la direction de l’établissement, les enseignantes impliquées, le ou la professeur·e documentaliste, ainsi que le Centre national des arts plastiques. - Phase de préfiguration (janvier et avril 2026). Le projet a fait l'objet de deux rencontres préalables avec les équipes du collège : présentation de la démarche d'Eddy Terki en design graphique, de son projet pédagogique et de son articulation possible avec les programmes d’enseignements ; identification des disciplines et des objectifs pédagogiques mobilisables ; définition du niveau de classe et de la thématique du projet. - Phase préparatoire (juillet – septembre 2026). De juillet à octobre 2026, Eddy Terki conduira une phase préparatoire sur le territoire de Pantin qui lui permettra de s'immerger dans le quartier avant d'y travailler avec la classe, d'en explorer les strates architecturales, linguistiques et mémorielles. Durant ce temps, il préparera également les outils qui guideront les élèves dans leur travail de collecte et de création graphique. - Réunion de lancement (septembre 2026). Une réunion élargie à l'ensemble du corps enseignant et des personnels intéressés sera organisée au collège en début d'année scolaire. Elle permettra de présenter le projet dans son ensemble (calendrier, ateliers, sorties, rencontres prévues, attendus et forme de la restitution) et d'inviter le corps enseignant à des participations spontanées tout au long de l'année : rejoindre un atelier, apporter un témoignage, partager une compétence ou un regard. L'objectif est de faire du projet une expérience ouverte à la communauté éducative dans son ensemble et non pas réservée à la seule classe participante. - Rôle du centre de connaissance et de culture (CCC). Le ou la documentaliste du collège sera associé·e au projet. Le CCC devient ainsi un espace ressource en lien direct avec le projet par une sélection et une présentation d'ouvrages sur le design graphique, la typographie, l'espace public et les langues, mis en valeur et accessibles à tous les élèves. Cette dimension permet d'ancrer le projet dans la vie quotidienne du collège au-delà de la seule classe participante. - Suivis et ajustements réguliers. Après chaque séance, un temps d'échange sera organisé entre Eddy Terki, une représentante du Cnap, les enseignantes et la direction, selon les étapes. Ces moments permettront d'ajuster la progression, de vérifier l'appropriation du projet par les élèves et d'adapter les séances suivantes en fonction des dynamiques observées. - Ressources pédagogiques mises à disposition par le Cnap. Le Centre national des arts plastiques mettra gratuitement à la disposition des enseignantes des outils pédagogiques spécifiques au design graphique, notamment le kit Série graphique et le Ludographe. Le Cnap organisera également, en collaboration avec les équipes du collège, des visites de ses espaces à la rencontre des professionnels qui y travaillent - offrant aux élèves une immersion concrète dans les métiers des arts visuels. - Profil de la classe. Le projet questionnant le rapport aux langues et au plurilinguisme, il s’inscrira au sein d’une classe incluant des élèves issus du dispositif UPE2A. Leur participation au parcours permettra de valoriser d’autant plus la diversité des trajectoires, des langues et des expériences culturelles présentes au sein du collège. Ainsi, ce projet contribuera à renforcer leur implication dans la vie de l’établissement, à favoriser les échanges entre les autres élèves et à créer des espaces de dialogue autour des histoires, des mémoires et des usages de la langue.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • C’est la première fois qu’Eddy Terki propose un projet qui s’inscrit dans le cadre d’un parcours CAC. Celui-ci a été conçu en fonction de l’actualité et des projets pédagogiques menés par le designer graphique et des objectifs de l’équipe du collège Jean Lolive, mais également en lien avec l’implantation du Cnap à proximité immédiate de l’établissement scolaire et de la place du design graphique dans ses collections.

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • - Atelier 1 : Octobre (Rencontre) (3h) : Première rencontre avec les élèves autour de la démarche artistique d’Eddy Terki, ses recherches sur les langues, le territoire et les récits d’habitant.e.s. Présentation du projet, premiers échanges autour de la ville vécue, des langues parlées et introduction aux notions d’enquête, de témoignage et de création graphique. Présentation du rétroplanning. Premier atelier de réalisation d’autoportraits. - Atelier 2 : Novembre (Enquête) (3h) : Début du travail d’enquête par l’identification de lieux, des premiers relevés photographiques, des collectes de récits du quartier, des collectes de mots, de langues et de perceptions sensibles du territoire. - Atelier 3 : Décembre (Enquête) (3h) : Approfondissement de la collecte par le recueil de témoignages familiaux, de portraits et d’enquêtes photographiques et cartographiques sensibles. Mise en commun des matériaux recueillis et premières analyses collectives. - Atelier 4 : Janvier (Création) (3h) : Transformation des enquêtes en premières formes visuelles (affiches, compositions typographiques, expérimentations cartographiques et réflexion sur les récits à transmettre). - Atelier 5 : Février (Création) (3h) : Poursuite de la transformation des enquêtes en formes visuelles : développements graphiques, systèmes graphiques, supports imprimés… Un premier prototype d’installation sera esquissé. - Atelier 6 + Atelier 7 : Mars et avril (Création) (3h + 3h) : Phase de production et création à l’échelle de l’espace pour travailler la relation entre les signes graphiques, les mots et l’espace du collège. Cette phase permet au projet de revenir à la dimension de l’espace. Aussi, cette phase invite les élèves à partager le projet avec les autres élèves de l'établissement en créant une installation graphique avec une forme interactive qui incite à l’échange.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Les sorties sont pensées pour ouvrir les élèves à l’écosystème professionnel du design graphique et ancrer le projet dans une culture visuelle vivante. Visite 1 – Atelier d’Eddy Terki à Saint-Ouen (octobre, 2h) : découverte de l’atelier comme espace de création, immersion dans des projets menés à l’échelle de territoires, présentation de travaux éditoriaux et graphiques afin de comprendre les étapes d’un processus de création et la réalité quotidienne du métier de designer graphique. Visite 2 – Cité internationale de la langue française (janvier, 1 journée) : visite des expositions et parcours permanents autour des langues, des territoires et du pluriculturalisme, suivie d’un atelier sur place. Cette visite fait écho à la thématique du projet. Visite 3 – Centre national des arts plastiques (mars, 1 après-midi) : découverte du Cnap et de ses métiers (conservation-restauration, régie, encadrement, photographie), présentation d’œuvres de la collection et visite des réserves et ateliers. Visite 4 – Biennale internationale de design graphique de Chaumont (fin mai-début juin, 1 journée) : découverte d’une manifestation majeure dédiée au design graphique. La visite permettra aux élèves d’appréhender la diversité des pratiques et des usages culturels, sociaux et politiques du design graphique. Eddy Terki souhaite également proposer le projet du parcours CAC à la programmation 2027 de la Biennale afin de valoriser ce travail pédagogique dans un contexte professionnel et international.

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • Ces temps sont co-animés par Eddy Terki et les enseignantes, avec trois intervenantes extérieures invitées : - Silvia Dore, designeuse graphique : invitée à intervenir en novembre, en articulation avec les ateliers 2 et 3 consacrés à l'enquête de terrain. Silvia Dore présentera des projets dans lesquels le design graphique devient un outil d’investigation sociale. Elle engagera une discussion avec les élèves sur ce que signifie travailler avec des habitants, collecter des paroles et en faire un matériau graphique. Cette intervention permettra aux élèves de mettre en perspective leur propre processus de collecte en tant que méthode professionnelle éprouvée. - Véronique Marrier, conservatrice responsable de la collection design graphique au Cnap : invitée en mars, suite à la visite du Cnap, sur le rôle et la place du design graphique dans les collections.Qu’est-ce qui fait patrimoine en design graphique, comment une affiche entre-t-elle dans une collection nationale, qu’est-ce qu’une commande publique ? - Rencontre à confirmer avec Barbara Cassin, philosophe et philologue, membre de l’Académie française, spécialiste de la question des langues et de la traduction, qui serait invitée à intervenir en janvier, à la fin de la phase d'enquête et avant la transformation des matériaux collectés en formes graphiques.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Premier temps fort – Biennale internationale de design graphique de Chaumont (mai 2027) Sous réserve de la sélection du parcours CAC dans la programmation 2027, les élèves découvriront leurs productions présentées dans le cadre de la Biennale. Cette restitution leur permettra de se confronter à un événement de référence du design graphique contemporain, de mettre leurs réalisations en dialogue avec d’autres pratiques et de valoriser leur travail dans un contexte professionnel et international. Deuxième temps fort – Semaine Baz’Arts du collège Jean Lolive (mai 2027) Organisée chaque année par le collège, la semaine Baz’Arts valorise les projets artistiques et scientifiques menés avec les élèves et les établissements du territoire. Les productions réalisées avec Eddy Terki y seront présentées sous forme d’exposition ou d’installation graphique, afin de partager le projet avec la communauté scolaire et les familles. Troisième temps fort – Restitution dans l’espace public (juillet 2027) Le projet se clôturera par une parade ou une déambulation graphique dans le quartier des Quatre-Chemins, reliant le collège au futur bâtiment du Cnap. Cette restitution collective permettra aux élèves d’investir symboliquement l’espace public avec leurs créations et de partager leur travail avec les habitants, familles et partenaires du projet. Au-delà de ces temps festifs, le projet laissera une trace durable au sein du collège Jean Lolive grâce à une installation graphique retraçant les différentes étapes du parcours à travers des productions conçues, mises en page et imprimées par les élèves. Un kit pédagogique reproductible sera également remis à l’établissement afin de transmettre les outils, méthodes et expérimentations développés durant le projet et de permettre sa réactivation par la suite.

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • Le projet place les élèves en position d'acteurs et d'actrices du design graphique, comme concepteurs et conceptrices d'une intervention graphique qui leur ressemble et qui parle de leur territoire. Chaque étape est pensée pour valoriser la parole, l'observation et la sensibilité de chacun. La démarche d'Eddy Terki, centrée sur le geste et l'écriture, est intrinsèquement inclusive : elle part du vécu des élèves, de leurs langues, de leurs trajets quotidiens, de leurs regards sur le quartier. Elle permet à toutes et tous de contribuer à partir de ce qu'il ou elle est et de ce qu'il ou elle connaît. Le projet favorise également le travail en équipe et la co-décision : les choix de design graphique sont argumentés et discutés collectivement, dans le respect des propositions de chacun.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • L’égalité femmes-hommes sera intégrée à la méthodologie du parcours, tant dans ses contenus que dans ses modalités de participation, en favorisant inclusion, représentativité et pluralité des voix. Le projet veillera à valoriser une diversité de références artistiques, graphiques et théoriques en intégrant de manière paritaire des œuvres, citations et ressources portées par des femmes et des hommes. Une vigilance particulière sera portée à l’équilibre des prises de parole et des témoignages recueillis, afin de garantir une diversité d’expériences et de récits. Les enquêtes, portraits et collectes veilleront ainsi à assurer une représentation équilibrée entre femmes et hommes. Cette attention se traduira également par le choix des intervenantes : Silvia Dore, Véronique Marrier et Barbara Cassin (sous réserve), sont toutes les trois des professionnelles du secteur du design graphique, des lettres et des langues. Leurs expertises respectives et leur engagement pour la transmission viendront en dialogue avec le travail d’Eddy Terki et offriront aux élèves une diversité des pratiques et des représentations.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Sur le plan des déplacements, les sorties seront effectuées en transports en commun. La proximité du Cnap, situé à quelques centaines de mètres de Jean Lolive, permettra une sortie à pied, sans aucun transport motorisé. Sur le plan des matériaux, les ateliers veilleront à l’usage de supports et techniques durables. La production graphique finale sera dimensionnée au plus juste, sans surproduction. Sur le plan des contenus, le projet porte en lui-même une réflexion sur les usages d’un territoire, ce qui inclut naturellement une attention aux transformations urbaines et à leurs enjeux sociaux et environnementaux : reconversion du site du Cnap, mutation du quartier des Quatre-Chemins, articulation entre mémoire des lieux et renouvellement urbain. Ces questions traverseront les temps d'enquête et d’ateliers. Enfin, la création d'un kit reproductible constitue une mesure écologique en soi du projet : en documentant les étapes, les outils et les démarches expérimentées, il permet à d'autres classes de s'emparer du projet dans les années suivantes, allongeant la durée de vie du dispositif.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Les familles seront pleinement associées au parcours, à la fois comme public convié et comme participantes actives du processus de création. Eddy Terki souhaite leur donner un rôle à part entière dans le projet, au-delà de la simple présence aux temps forts (présentation du projet, visites, temps de restitution…). Des parents volontaires seront également invités à accompagner certaines sorties prévues dans le cadre du projet. Enfin, la restitution finale est conçue comme un événement ouvert à toutes et tous, accessible sans invitation formelle, afin que le plus grand nombre puisse découvrir le travail accompli et se reconnaître dans les récits et les langues qui le composent.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Les familles seront invitées à contribuer à la collecte de témoignages, de langues et de récits du territoire, que ce soit par écrit ou par oral. Cette implication directe dans la phase d’enquête fait des familles des co-autrices du matériau graphique produit par les élèves, favorisant une approche intergénérationnelle et renforçant le lien entre le collège, le foyer et le quartier.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Le parcours CAC s'inscrit dans la concrétisation du partenariat naissant entre le collège Jean Lolive et le Cnap. Si le nouveau projet d'établissement du collège Jean Lolive est encore en cours d'écriture, l'établissement porte un projet culturel fort. L'équipe pédagogique a la volonté d'ouvrir les élèves du secteur à une culture ambitieuse grâce aux nombreuses ressources du territoire et la proximité avec Paris. Ce projet trouve aussi tout son sens dans la construction du parcours avenir des élèves, le collège portant depuis plusieurs années un projet de classe métiers d'art soutenu par Est Ensemble. Le parcours CAC, en partenariat avec un designer graphique, trouve tout son sens et fera le lien avec la proposition de la classe de 3e. Ce projet s'inscrit aussi dans le cadre du projet de découverte des métiers d'art soutenu par la cité éducative et en lien avec l'association Révélateur. La semaine du grand Baz'Arts de Jean Lolive (semaine de valorisation des projets du réseau) sera l'occasion de faire rayonner le projet à l'échelle du collège et du quartier.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • L'ENT Webcollege est déjà mobilisé au sein du collège Jean Lolive afin de valoriser les projets menés (page d'accueil et rubrique "sorties et activités"). La page d'accueil permet de mettre en avant les projets menés au sein du collège et le travail des élèves mais aussi développer l'attractivité de l'établissement (le collège Jean Lolive a intégré le plan attractivité et mixité à la rentrée 2024). Dans le cadre du parcours CAC, un espace ENT dans l'espace des classes pourra être créé afin de partager avec les élèves les ressources pédagogiques du projet, partager avec les parents les éventuelles réalisations etc.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • OUI
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • - Technologie : "Faire pour apprendre et apprendre à faire" Compétence : "Décrire les interactions entre un objet ou un système technique, son environnement et les utilisateurs" - Arts plastiques : "Expérimenter, produire, créer" Compétence : "Explorer l'ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques." - Arts plastiques : "S'exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs ; établir une relation avec celle des artistes, s'ouvrir à l'altérité" Compétence : "Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées". - Technologie "Matériaux et procédés" Compétence de fin de cycle : "Imaginer, concevoir et réaliser une ou des solutions en réponse à un besoin, à des exigences (de développement durable, par exemple) ou à la nécessité d’améliorations dans une démarche de créativité" - Technologie : "La gestion de projet" Compétence de fin de cycle : "Suivre, organiser et élaborer un processus de conception et de réalisation dans une durée, avec des tâches identifiées" - Arts plastiques : "Mettre en œuvre un projet artistique" Compétence : "Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques individuels ou collectifs." - Technologie : "La modélisation et la fabrication" Compétence de fin de cycle : "Mettre en œuvre les moyens pour réaliser une forme, Modéliser une forme voulue, Choisir les moyens et produire la forme voulue." - Arts plastiques : "Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l'art" Compétence : "Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l'auteur et de celui du spectateur."

Application MICACO | Date : 01/07/2026