Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège

Edition | Année parcours : 2026

Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026

Regarder le monde à travers la danse

Coordonnées du collège
  • Collège affecté : Collège Gérard Philipe
  • Ville : AULNAY-SOUS-BOIS
  • Classe : autre 
Coordonnées de la structure
  • Nom de la structure : Théâtre Louis Aragon
Coordonnées de la personne ressource
  • Identité : Madame Lucie Bernard

1. Articulation avec un processus de création :

Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir

Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Le projet en cours sera corrélé au spectacle Bal Clandestin, programmé le samedi 19 septembre 2026 sur la scène du Théâtre Louis Aragon dans le cadre de l’ouverture de saison “Danse Dehors Dedans”. Les chorégraphes convoquent sept danseurs et deux musiciens pour construire un nouveau monde. Ils choisissent la clandestinité qui permet à chacun de se libérer de ses préjugés, ou de ses prérequis, de se réinventer, de traverser le film de sa vie, en assumant l’intime pour se fondre dans le collectif. Cette pièce s’écrit en 3 temps, dans l’avant, l’après et le présent du théâtre. La logique narrative du BAL CLANDESTIN repose sur des aller-retours entre les récits de l’équipe artistique au sens large, ceux d’un groupe complice présent sur le plateau issu des territoires traversés et ceux des spectateurs, en salle, entre le dedans et le dehors, entre “l’avant” et “l’after” “Notre volonté dans ce nouveau projet est de partir de l’individu, du corps dansé, dans sa diversité mais surtout dans son histoire, pour créer les conditions de sa libération dans un mouvement collectif. Dans une société libérale, où il semble possible de devenir qui l’on veut, d’appartenir à de multiples communautés d’intérêts, est-il possible d’être simplement ce que l’on est ? Nous avions envie d’évoquer la censure, mais en particulier l’auto-censure, celle que l’on s’impose en raison des injonctions. La plus intime, qui n’en est pas moins politique. Et de la traiter par son contraire. Nous avions envie d'approcher la notion de la clandestinité vécue par chacun d’entre nous à un moment de sa vie et qui emprisonne le mouvement : pourquoi est-ce que je ne me sens pas ou plus légitime ni autorisé à être là ? Pourquoi est-ce que je ne me sens plus autorisé à appartenir à ce corps ? Notre aspiration est de donner au plus grand nombre la possibilité de raconter par le corps et la musique sa propre histoire, sa propre danse pour la donner à l’autre dans un espace que seul permet le Bal Clandestin. Autrement dit pour nous, une convocation de l’ailleurs de chacun qui se transmet à l’autre, aux autres. Un parcours dans lequel chacun peut projeter sa propre histoire. De ce rassemblement, de cette mise en commun de tous nos récits, qu’allons-nous faire émerger ? Les conditions pour libérer les corps en face de nous : le corps danseur quel qu’il soit mais aussi le corps spectateur en assumant la minorité pour écrire un futur commun." Lien vers le site internet : https://chatha.org/repertoire/bal-clandestin
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
  • Ce projet de 20 heures mené avec les deux chorégraphes de la cie Chatah, et en direction d'une classe d'UPE2A du collège Gérard Philipe, est une invitation à retracer des trajectoires auxquelles ces jeunes élèves ne donnent pas accès habituellement, pour amener vers une liberté du corps par la danse. En partant des outils artistiques et chorégraphiques d'Aïcha M’Barek et Hafiz Dahou, l’enjeu sera de leur transmettre ces outils pour que les élèves s’approprient ces matières (dansées), les réinventent et les déconstruisent afin d’y trouver une liberté, façonnant à la fois leur identité - encore en construction. En partant du soi, de l’intime, de son propre corps, les artistes réuniront “les conditions pour libérer les corps en assumant la minorité pour écrire un futur commun”. La question du collectif donc, sera centrale in fine, permettant une universalité que seul l’espace des corps permet. Se construit ici un projet sur mesure dans lequel chacun peut projeter sa propre histoire pour en créer un récit universel, un rassemblement joyeux, à l’image du bal. Il sera également pertinent de faire des ponts entre le groupe d’UPE2A, l’histoire de ces jeunes arrivé.e.s en France depuis peu et le Bal Clandestin qui puise au cœur de son processus de création les trajectoires des danseurs et danseuses qui portent ce spectacle, en d’autres termes la question de l’interculturalité. En effet ce spectacle se construit autour des parcours des différent.e.s interprètes et de leur rapport au corps et à la danse, pour l’amener à le partager sous forme de récit universel. Donc, à la suite de cette transmission d’outils et de techniques chorégraphiques via des phrases collectives, cet autre aspect du travail de la compagnie et du spectacle sera abordé : l'enjeu sera d’explorer d’autres danses, celles des danseurs et danseuses intervenant.e.s et mais aussi celles des élèves, et permettre de regarder le monde à travers la danse, toujours en assumant l’intime pour se fondre dans le collectif. La question de la clandestinité résonnera en filigrane dans les ateliers, par cette idée que le bal, en fin de compte, pour reprendre les termes des deux chorégraphes, est celle du rassemblement, du fait d’être ensemble. Ce n’est pas une relation mortifère, c’est cette idée de célébrer à travers des choses très simples, à travers des petites histoires intimes qui peut-être se raccorderont à la grande Histoire. Dans la continuité de cette pensée du collectif, la clandestinité est aussi comme le rassemblement de gens invisibles qui se réunissent à des endroits – ici la salle de classe, le collège, le studio de danse ou encore le théâtre, toutes les espaces sociaux finalement. Ces ateliers, pensés comme une invitation et un partage continu, prend racine dans le processus donc il n’y pas directement d’objectif de rendu mais si une forme émerge, elle pourra se construire et exister sur la scène du Théâtre Louis Aragon, lors de la période des CQFD, moment de restitution des projets d’EAC en mai 2027.

2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)

Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
  • Le projet "regarder le monde à travers la danse" prend racine dans le corps dansé, dans sa diversité mais surtout dans son histoire, pour créer les conditions de sa libération dans un mouvement collectif. C’est aussi l’enjeu du spectacle "Bal Clandestin" qui, relié avec ces ateliers, donneront à voir aux élèves d'UPE2A le monde à travers la danse, leur danse, comme une convocation de l’ailleurs de chacun.ne qui se transmet à l’autre et aux autres. Un parcours envisagé comme une invitation, dans lequel chacun peut projeter sa propre histoire.

Accompagnement des enseignant.es

Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
  • Au mois d’avril 2026 a débuté l’élaboration du projet, par le choix des élèves concerné.e.s par ce projet puis des artistes disponibles et avec qui ils seraient plus pertinents de collaborer. Les premiers échanges ont dès lors vu le jour, entre la professeure concernée, Fanny Malterre, le duo d’artistes Aïcha M’Barek et Hafiz Dahou, et la coordinatrice des actions artistiques du théâtre Louis Aragon pour établir une trame artistique et des calendriers prévisionnels. Il y a eu un réel travail de complicité qui s’est élaboré entre toutes les parties prenantes avec pour les artistes un vrai enjeu de rencontre et d’adapter le projet sur mesure. A partir de la rentrée 2026, les emplois du temps se mettront en place de manière définitive. Puis les élèves, à partir du mois d'octobre, participeront aux premiers ateliers pratiques après avoir assisté au spectacle au Théâtre Louis Aragon le samedi 19 septembre, et à une répétition générale, occasion de rencontrer toute l’équipe artistique à ce moment. En parallèle de cette rencontre et présentation des acteurs et actrices du projet, un dossier artistique complet de la compagnie et du spectacle auquel est rattaché le projet a pu être transmis aux équipes pédagogiques. De plus un certain nombre de ressources seront mises à disposition des professeur.e.s en vue d’être au plus proche de la démarche des artistes et des contenus pédagogiques (dossiers pédagogiques, supports de sensibilisation, minute du spectateurs, liens vidéos …). Des temps de rencontre jalonneront le projet afin de faire le lien entre les ateliers de pratique, les ateliers de sensibilisation et les enseignements pendant tout le long de l’année scolaire. L’équipe artistique et l’enseignante seront amenées à co-construire et réajuster si besoin le projet en fonction de l’évolution du groupe. Les conseils de l’enseignante référente seront précieux car elle a une expérience de pédagogie avec ces classes de non-francophones. Les temps de pratique seront parsemés de 3 sorties au théâtre Louis Aragon pour assister à des spectacles –cf. Parcours de spectateurs- adjoint à des temps de sensibilisation et de médiation autour des spectacles qu’ils et elles viendront voir. Enfin, une visite technique du théâtre, organisée par la coordinatrice accompagnant le projet, sera inclus dans l’année, permettant, sur une période où il n’y a par exemple pas d’atelier, de conserver un lien sur le long cours avec le projet et le théâtre, par d’autres moyens que la pratique artistique. A l’issue du 1er trimestre, un bilan de mi-parcours sera organisé pour réajuster si besoin le projet avec les différents acteurs et actrices du projet : artistes intervenant.e.s, enseignante et chargée des actions artistiques. En fin de projet, un bilan de fin de parcours sera effectué avec ces mêmes partenaires. Enfin, si cela se concrétise au moment des ateliers, une restitution pourra être proposée aux élèves, lors des CQFD – Ce Qu’il Faut Découvrir – au mois de mai 2027, dans le but de garder une trace de leur rencontre artistique et humaine avec les danseurs et danseuses que la classe aura rencontré.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
  • Les danseurs et danseuses de la cie Chatah n'ont pas mené.e.s de CAC mais ont déjà réalisé des projets d’EAC avec le Théâtre Louis Aragon car Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou ont été artistes associés dans le cadre de Territoire(s) de la danse 2012-2013 dont - Le projet Transit notamment avec Tremblay-en-France, Livry-Gargan, Roissy-en-France et Goussainville

L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures

Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
  • Les deux chorégraphes se mettent ici au service du groupe avec des outils que tous deux vont transmettre. Toujours en lien avec la pédagogie, Aïcha et Hafiz ne décorrèle jamais cet aspect des spectacles inventés. Tous deux pensent le projet comme une aventure globale avec une démarche et un geste artistique affirmé, mais sans cesse nourri par l’engagement des corps, et leur "interrelation" avec d’autres langages, en lien avec les différentes pratiques culturelles. Ils ont à cœur d’apprendre à connaître les élèves, leurs histoires, ce qui peuvent les mettre en jeu pour pouvoir poser des mots et affiner au mieux la suite des ateliers, qui resteront autour de la pratique chorégraphique. Le processus avec le travail de transmission se décomposera en forme d'ilots : d’abord, les deux artistes vont inventer un langage chorégraphique commun en demandant aux élèves de convoquer leur ailleurs, pour ensemble, trouver des “modes de traduction“ et ouvrir des nouvelles trajectoires. L’enjeu sera d’aller chercher une danse à transmettre pour assumer la présence de son corps ; en passant par une convocation de l’ailleurs qui se transmet à l’autre, aux autres, pour projeter sa propre histoire. Concrètement, des phrases et mouvements issus du travail de Aïcha et Hafiz - plutôt issus de la danse contemporaine - seront transmis, proposés et transformés puis déconstruits par les élèves, et mêlés à leur propre langage dansé. Ces explorations se feront d’abord en commun puis en demi-groupe pour aller plus loin dans les qualités de corps. La seconde partie du projet se focalisera sur la question de l’interculturalité, que les chorégraphes nomment “voyage autour du monde” : ici, suivant le pays d'origine de l’artiste intervenant.e, il ou elle creusera ce sillon pour découvrir plus amplement l’univers artistique et culturelle de ce pays. CALENDRIER 1er JET (avec les deux artistes à chaque fois) : Samedi 19 septembre : les élèves assistent à 1h de répétition du spectacle Bal Clandestin pour une première rencontre avec l'équipe artistique = x1h Début octobre : Premières mise en corps, premières transmissions = x3h Pause dans la saison car la professeure référente, doit se faire opérer et reprendra ses fonctions en février Mardi 2 février : (2h matin /2h après-midi) = x4h Mercredi 3 février :(2h matin /2h après-midi) =x4h Mars OU Mai : 2 sessions de 4h = x8h Enfin, à l’issue des 20h la classe pourra potentiellement offrir une restitution lors des CQFD, soirée de restitution des projets scolaires et participatifs menés tout au long de l’année avec le TLA. Cela pourra faire rayonner le CAC, offrir à d’autres classes extérieures une introduction à de nouveaux horizons artistiques et chorégraphiques en plus de valoriser le travail mené par la classe et de laisser une trace de cette expérience.

Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique

Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
  • Les élèves de la classe d’UPE2A bénéficieront de la connaissance artistique et chorégraphique de plusieurs artistes aux horizons variés, par des temps de pratiques dansées au sein du collège mais aussi au théâtre Louis Aragon, que ce soit dans le studio de danse ou sur le plateau. Ils s’y rendront également par le biais du parcours de spectateurs pluridisciplinaire qui est inclus au projet, et qui est constitué de 3 soirées spectacles, incluant l’œuvre de la compagnie intervenante, car il est primordial que les élèves découvrent leur travail au plateau. Les spectacles proposés en plus de la création Le Bal Clandestin – le 19 septembre- autour de laquelle est construit notre projet sont choisis en fonction de la thématique du spectacle, du processus de création et des contenus des ateliers. La question des trajectoires, de la valorisation des autres cultures, mais aussi la notion de collectif, du vivre-ensemble en plus de l’identité et sous-jacente celle de la légitimité, seront le fil rouge de l’année. Les autres spectacles du parcours seront inscrits dans un second temps, lorsque la programmation 26-27 du TLA sera dévoilée définitivement. Une autre sortie extérieure pourra être envisagée afin de permettre aux élèves de découvrir un autre lieu culturel (cinéma, expo…) et de proposer une autre manière d’aborder nos thématiques. Nous déterminerons cette sortie dans un second temps, lorsque toutes les saisons culturelles d’Ile-de-France auront été dévoilées. Le parcours sera complété par une visite technique et une présentation des métiers du théâtre par une partie de l’équipe permanente du Théâtre Louis Aragon en amont de la venue au premier spectacle du parcours, afin de saisir tous les aspects liés à l’accueil d’un spectacle (calendrier, les métiers impliqués, les aspects techniques…).

L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet

Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
  • L’enseignante Fanny Malterre, professeure de français et de théâtre, assurera le relais tout au long de l'année scolaire entre l'établissement, les élèves, les parents d'élèves, et le théâtre partenaire. Elle incitera les élèves à s'impliquer dans le projet dès la rentrée scolaire puis à tisser des liens entre ce qui est en jeu et ses enseignements. Elle prendra particulièrement support sur les ateliers de pratique chorégraphique pour venir aborder la question de la langue, du vocabulaire en langue française en les faisant résonner avec les gestes, mouvements transmis mais aussi les émotions et ressentis échangés. La coordinatrice es actions artistiques du Théâtre Louis Aragon, Alix Savariau, jouera un rôle de coordination globale du projet et sera notamment en charge des temps de réflexions et d’échanges avec les élèves de façon spécifique autour du projet. Elle interviendra en début d’année pour présenter le projet du Théâtre Louis Aragon, le parcours de spectateurs et les contenus des ateliers artistiques, en proposant également une séance de médiation appelée “café-danse ”autour ici de la danse traditionnelle comme inspiration pour la danse contemporaine. Elle facilitera aussi la venue des élèves sur les spectacles : en proposant soit un temps de présentation en amont du spectacle soit un retour en classe afin de faire verbaliser les élèves sur ce qu’ils auront vu, ressenti. L’objectif étant de développer et d’affirmer le regard et l’esprit critique des élèves. > Ce sont les sensibilisations proposées en amont des spectacles, les retours après les représentations, les rencontres avec les équipes artistiques et le personnel du théâtre qui donneront au parcours sa cohérence, et qui impliqueront les élèves dans une découverte globale du fonctionnement d’un théâtre pour découvrir la création contemporaine.

La restitution, temps de cloture du projet

Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
  • Chaque année, le théâtre Louis Aragon organise l’évènement CQFD (Ce Qu’Il Faut Découvrir) : en mai 2027, le Théâtre présentera les restitutions des ateliers artistiques menés pendant toute la saison par les artistes auprès de tous les publics. Ces restitutions peuvent prendre différentes formes : au plateau, diffusion de vidéos, exposition de photos...Ce sont des traces d’expériences individuelles ou collectives. Le Théâtre invite tous les publics avec qui il a mené des projets à venir découvrir les restitutions des uns et des autres. Il sera possible qu'une forme restituable se dessine après les 20h de pratique avec les UP2A, et dans ce cas-là, elle sera joué au moment des CQFD. Bien-sûr, un temps de bilan avec toutes les parties prenantes du CAC s'organisera au sein de la classe à la fin de l'année scolaire

Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)

Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
  • L’implication active des collégiens et collégiennes est un enjeu important dans notre façon de mener des parcours CAC. C’est un élément qui est discuté en amont lors des 1er RDV entre les artistes, enseignants et le Théâtre Louis Aragon. D’une part la pratique artistique proposée s’adapte toujours pour que chaque élève y trouve sa place en fonction de ses possibilités. D’autre part, les temps de sensibilisation mis en place par les personnes en charge des actions artistiques et du développement territorial au TLA, sont également des temps de participation actifs. Ces ateliers de sensibilisation et de médiation placent le regard et la participation des élèves au cœur de la démarche. Ces temps ont également pour objectif d’attiser la curiosité et d’approfondir les connaissances abordées en culture chorégraphique, circassienne ou théâtrale selon le parcours. La question de la restitution est toujours discutée par tous les acteurs et actrices du projet : la forme, la diffusion, le lieu, etc. Enfin, le parcours de spectateurs se construit dans un 1er temps avec les enseignants afin qu’il respecte une cohérence thématique mais nous laissons aux élèves la possibilité de choisir un spectacle dans le cadre d’une discussion ouverte.

Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)

La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
  • L’équipe du TLA et les artistes, en lien avec l’équipe pédagogique du collège, veillent à intégrer l’égalité Homme-Femme au sein du projet et à créer un climat sécurisant et de bienveillance pour mettre en place un espace de dialogue. Pour ce faire nous sommes collectivement vigilants sur les points suivants: - Temps et attention, distribution de la parole - Interaction entre les élèves  - Insulte et harcèlement à caractère sexiste et sexuel - Organisation des espaces Cet espace de dialogue s’instaure en prenant un temps de partage de quelques règles avant les ateliers de pratique. Par exemple : la confidentialité de ce qui est partagé dans le projet, la liberté de s’exprimer pour tous, l’écoute mutuelle et veiller à faire circuler la parole. Et enfin, il s’agit pour les accompagnants de repérer et d’agir en cas de comportement sexiste. Depuis un an, 2 salariés du Théâtre Louis Aragon sont référent.e.s VHSS, et sont donc en mesure de prendre les précautions et sanctions nécessaires en cas d’incidents, au sein des murs du Théâtre Louis Aragon. La thématique de l’égalité Femme-Homme est ainsi transversale même si elle n’est pas nécessairement au cœur des projets artistiques des artistes intervenants.

Intégration de mesures liées à la transition écologique

Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
  • Le TLA a entamé une démarche de développement raisonné pour faire face aux enjeux d’aujourd’hui et de demain, notamment sur le plan de la mutation écologique et s'est engagé dans une démarche de prise en compte de la mutation écologique par une première étape de formation des équipes a débuté en 2025. Pour 2026, la question de l'impact de la circulation des publics sera traitée, sur la base d'une enquête auprès des spectateurs. Cette démarche nous invite à réorienter nos choix de projets en fonctions de critères nouveaux : temporalité des projets (resserrée sur une semaine pour que l’artiste, s’il vient de loin, ne multiplie pas les allers-retours), secteur de l’établissement scolaire (en proximité du TLA, afin de réduire les kilomètres parcourus). Il faut également noter que la question du transport des artistes et des élèves dans le cadre d’un projet est un facteur de complexité supplémentaire, compte tenu de la spécificité de notre territoire et de la carence de service public (absence ou service dégradé) en la matière.

Implication active de la famille dans le parcours

Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
  • Lors du 1er trimestre, les familles des élèves participant au projet seront invitées à une rencontre avec la médiatrice du TLA et l’équipe pédagogique. Lors de cette rencontre il leur sera transmis un récapitulatif des différents temps ponctuant le projet (ateliers de sensibilisation et de retour critique, sorties au spectacle, ateliers de pratique). Il leur sera aussi montré des vidéos des spectacles composant le parcours de spectateurs de leur enfant.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
  • Les familles seront systématiquement conviées à venir accompagner leur enfant lors des sorties au spectacle. Un tarif préférentiel leur sera proposé. D’autre part, elles seront invitées à venir assister au temps de valorisation du projet lors de l’événement CQFD au TLA en mai 2027 si restitution il y a à ce moment-là. Enfin, tout au long du projet une communication sera faite avec les familles via l’ENT rendant compte des différentes étapes et temps forts du projet.

3. Co-construction du parcours

Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
  • Tout d’abord, le projet s’appuie sur l’axe 3 du projet d’établissement : « Développer la coopération avec les partenaires extérieurs », en particulier « Favoriser l’ouverture culturelle par le partenariat et les échanges avec des associations culturelles et artistiques ». Ce partenariat avec le théâtre Louis Aragon permettra de faire découvrir aux élèves non-francophones nouvellement arrivés, plusieurs activités artistiques, notamment la danse et le théâtre, à travers leur histoire, leurs différentes formes, mais aussi à travers l’univers propre à la compagnie Chatha, d’en montrer la richesse par la fréquentation d’œuvres (sorties) et la pratique du plateau. « L’éducation à la citoyenneté » est aussi un axe important du projet d'établissement et sera au centre des relations dans le groupe à travers le travail à la fois corporel et verbal mené sur la trajectoire personnelle de chacun, l’intégration, l’altérité, la tolérance, le partage, la recherche de sa véritable personnalité à travers son histoire personnelle et familiale, mais aussi à travers celles des autres. Comment trouver ma place et grandir dans cette société différente de celle que j’ai connue jusqu’à maintenant? Comment oser parler de ma vie ? La clandestinité, thème cher à la compagnie Chatha touche particulièrement chacun des enfants en UPE2A surtout lors de leur arrivée en France car il peut arriver que ces derniers ne se sentent pas à leur place, ou légitime d'être sur ce nouveau territoire en plus d'un sentiment de déracinement et le regret du pays perdu. Se mettre en mouvement, lier la parole au geste permettra aux élèves de soulever ces questionnements et peut-être d’y répondre. « La maîtrise de la langue » sera au cœur même du projet à travers la prise de parole à voix haute, travail mené collectivement et associé au travail corporel : cela permettra aux élèves d’oser parler, davantage que dans le cadre d’un cours habituel, et de se sentir plus à l’aise dans la prise de parole en public. Le parcours de cet atelier prendra particulièrement en compte ces dimensions en mettant au cœur des finalités une grande attention à l'expression de chaque élève. Le projet entre également dans l’axe 1 : « Accroître les performances de l’établissement », car il permet de « favoriser la diversification pédagogique » en s’appuyant sur des « pratiques interdisciplinaires » : Les professeurs de théâtre et de français pourront mener un travail parallèle sur les mots, expressions et phrases données ou inventées lors des ateliers autant à l'oral qu'à l'écrit.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
  • Des photos et peut être aussi des vidéos des ateliers, ainsi que des retours sur les sorties aux spectacles pourront être mis en ligne sur l'Espace Numérique de Travail du collège. Nous pourrons aussi y déposer le texte commun sur lequel nous travaillerons. Nous informerons également la communauté éducative de la date de notre restitution.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
  • NON
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
  • - Objectifs artistiques : Faire découvrir la danse comme langage qui permet de conscientiser son corps, et de découvrir le monde, de raconter des histoires avec le corps et de transmettre des messages (politiques parfois) et des émotions. - Aborder et explorer la danse en groupe : découvrir les différentes formes de danses, celles des pays d'origine des élèves de la classe. S’inspirer de l’altérité pour inventer un modèle commun. - Explorer les gestes et mouvements du quotidien pour exprimer une humeur, une émotion et leur donner une dimension artistique. - Oser aborder la notion de pudeur qui fait que certains enfants n’osent pas danser, ni même faire quelques mouvements avec un minimum d’amplitude, parce qu’ils estiment que cela leur est interdit, ou que cela « ne se fait pas » … Parce qu’on est un garçon, ou parce que les filles ne dansent que dans certaines occasions précises lors de fêtes familiales ou religieuses… A travers cette « exploration », réussir à libérer le corps en mouvement, se libérer des contraintes imposées par ce qui n’est pas nous finalement, se donner le droit de bouger. - Objectifs culturels : Raconter son « ailleurs », oser parler de sa vie, exprimer son point de vue, sa sensibilité et développer sa créativité. Partager et trouver un langage dansé commun. - Ouvrir le regard à de nouveaux domaines artistiques et développer de nouvelles curiosités. - Acquérir les codes du spectateur. - Découvrir une institution culturelle et artistique du territoire. - Renforcer les liens de confiance avec l’équipe éducative et entre eux. - Progresser en langue française orale et gagner en confiance et en fluidité dans leur prise de parole à l'oral et dans leur rapport au groupe et à l'autre. Nous tenterons d’explorer différents ressentis, les contraintes dans les mouvements corporels pourront en faire partie. A partir des histoires personnelles explorées au départ de manière non-verbale, le professeur de français pourra étudier avec les élèves les mots pour exprimer ces gestes et ces émotions, afin de mieux comprendre ses émotions personnelles. Le professeur abordera la grammaire et la syntaxe propre à l'expression d'une humeur, d'un événement, d'un souvenir, d'une situation C'est en passant par leur individualité, par tout ce qui constitue leur personnalité et leur unicité, en l'exprimant d'abord par leur corps et dans leur langue d'origine, que ces élèves non-francophones atteindront un langage corporel commun, reconnaissable par tous, pour finalement exprimer leur être dans une même langue, le français.

Application MICACO | Date : 01/07/2026