Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
La Danse des Mots
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège le Parc
- Ville : AULNAY-SOUS-BOIS
- Classe : 3ème
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : L'atelier des artistes en exil
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Madame Judith Depaule
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Cheikh Thiam se consacre actuellement à la création d’un recueil de poésie. Pour reprendre ses propos, il retrace dans ce recueil son parcours d'africain et de sénégalais, marqué par une enfance entre guerre et dictature. Ce projet ambitionne de porter la parole des laissés-pour-compte, ces voix étouffées par l'obscurantisme qui menace le continent, tout en mettant en lumière les luttes pour s'en libérer. Ce recueil relate également son exil en France. Ce projet en cours est le fruit du récit de vie du poète et touche ainsi à de nombreuses thématiques : enfance, culture, héritage, mémoire, exil…
Jeanne d’Arc Niando travaille actuellement sur un projet de spectacle qui met en scène les destins croisés de la figure de Jeanne d’Arc et d'Aline Sitoé Diatta, la reine de Kabrousse au Sénégal. A travers ces deux figures historiques, elle y refuse une vision des femmes comme fragiles et cantonnées au foyer, en mettant en avant des figures de guerrières accomplies, capables d'égaler ou de surpasser les hommes sur le champ de bataille.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Les thématiques abordées dans le recueil de Cheikh sont directement liées au cœur de la thématique « Reconnaître et partager les cultures, les héritages et les récits d’Ici ». Tout comme l’angle transgressif de son recueil, qui détourne délibérément les codes de grammaire, des mathématiques et de la physique, les ateliers menés par Cheikh proposent également de transformer les codes scolaires (comme la grammaire) et de penser à la maîtrise d’une règle comme le premier pas vers sa réinvention poétique. L’accent mis sur les voix des « laissés-pour-compte » fait écho aux ateliers menés avec les collégiens de Seine-Saint-Denis en leur donnant un espace pour s’exprimer sur leur quotidien, leurs cultures et leurs héritages. L’approche de l’écriture poétique de Cheikh comme espace de mémoire, de transmission et de prise de parole permettra d’accompagner les élèves dans une exploration sensible de leurs propres récits et souvenirs. Le processus d’écriture du recueil de poésie de Cheikh sera utilisé comme exemple dans les ateliers artistiques auprès des élèves.
Durant les ateliers de danse, l’artiste présentera aux élèves les potentialités de mise en mouvement du corps comme une arme puissante capable de défier les stéréotypes de genre. Les élèves seront tous et toutes invités à s’exprimer par la danse et les filles tout particulièrement seront invitées à prendre de l’espace, pour contrer les dynamiques de genre à l'œuvre au quotidien dans les mouvements et l’occupation d'espace. Les ateliers de danse permettent également aux élèves, comme le fait Jeanne d’Arc dans son travail et dans la réalisation de son projet, d’apprendre à transmettre des émotions, des mots et un langage par la gestuelle corporelle et d’explorer les notions de puissance, de courage et d’affirmation de soi.
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- Le parcours s’inscrit dans la thématique cultures, héritages et récits d’Ici. Le slameur Cheikh Thiam et la danseuse hip-hop et afro-contemporaine Jeanne d’Arc Niando invitent les élèves à mettre en mouvement leurs propres textes de slam. Croisant écriture, mise en voix et danse, ces ateliers de pratiques artistiques, enrichis de sorties et d'échanges, se focalisent sur les liens entre Seine-St-Denis, slam et danse afro-urbaine, entre héritages et cultures contemporaines.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- Le parcours proposé dans le cadre de cet appel à projets est co-construit entre les artistes, l'atelier des artistes en exil et les équipes pédagogiques concernées du Collège Le Parc.
Le dépôt du projet est né d’échanges entre les acteurs du projet qui ont permis jusque là de présenter le profil des artistes aux professeurs et d’assurer une cohérence entre le concours de slam de début d’année (septembre/octobre) des troisièmes déjà existant dans le collège, le parcours CAC proposé et les objectifs pédagogiques pour la classe de troisième concernée.
Deux temps d’échange et de préparation seront organisés avec les artistes, la structure et les enseignants concernés avant les vacances d’été et à la rentrée en septembre afin de favoriser une compréhension partagée des parcours et pratiques des artistes et des élèves et définir plus en détails les attentes et objectifs du projet, le calendrier et le contenu des séances. Un bilan de mi-parcours pourra également avoir lieu si nécessaire, en plus de points réguliers et de retours entre professeurs et artistes à la fin de chaque séance.
Un dossier ressource co-construit entre les artistes, la structure et les équipes pédagogiques pourra être mis en commun et mis à disposition des élèves : références autour du slam, de la danse afro-urbaine et afro-contemporaine, propositions d’activités préparatoires ou de prolongements en classe, …
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- Non, mais la directrice, Judith Depaule, qui supervise le projet a mené elle-même, en temps que metteure en scène plusieurs projets CAC et une résidence In Situ, aussi les enjeux du dispositifs sont cernés à leur juste mesure.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- 20h
Cheikh Thiam : 12h (dont 2h en commun avec Jeanne d’Arc Niando)
Jeanne d’Arc Niando : 10h (dont 2h en commun avec Cheikh Thiam)
Partie 1 : slam
2h : Introduction de l’artiste et présentation ; retours sur le concours de slam ; jeux d’écritures autour du slam et exercices de mise en voix (bombe à rhymes, exercices sur les différents types de tonalités, règles des trois minutes…) ; travail artistique autour de la versification et des mesures.
4h (2x2h) : Introduction avec une carte mentale collective autour du thème pour donner des pistes d’écritures aux élèves ; Échanges et travail/accompagnement d’écriture en binôme autour de la thématique “cultures, héritages, souvenirs » (possibilité d’adaptation de la thématique en fonction de la carte mentale produite par les élèves).
4h (2x2h): Travail individuel et collectif sur les textes et leur mise en voix - techniques de mémorisation et répétition des textes
Partie 2 : danse, mise en mouvement
2h : Introduction avec l’artiste Jeanne d’Arc Niando ; échauffement ; introduction aux mouvements de danse hip-hop et afro-contemporain avec classe et en groupes (duo / trio) ; étirements
2h : Échauffement ; tour des mouvements vus la séance passée ; exercices et techniques autour de la mise en mouvement de mots et de textes (en utilisant les mots et thématiques s’étant dégagés des textes produits et mis en voix avec Cheikh Thiam) en groupes de différentes tailles (travail avec la mise en mouvement et les nombres) ; étirements
4h (2x2h) : Échauffement en début des séances ; travail en groupe sur la mise en mouvement/chorégraphie de trois textes produits par les élèves (sélectionnés par les deux artistes) à partir des mouvements vus les fois précédentes => répartition par groupe : 2 chorégraphies (= 2 groupes dont des danseurs et un·e ou plusieurs slameur·euse(s) volontaires) + 1 chorégraphie de la classe entière avec l’artiste danseuse sur un texte d’un élève lu par Cheikh Thiam le jour de la restitution ; étirements de fin de séances - A noter : le nombre de textes sélectionnés pour être chorégraphiés pourra être adapté en fonction des textes produits par les élèves
Partie 3 : Regards des deux artistes sur le travail produit
2h : Présentation du travail réalisé par les élèves, répétitions et derniers conseils/ajustements autour des performances produites
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Un temps long à l'atelier des artistes en exil : visite du lieu, rencontre/échanges avec des artistes de l’association, présentation de leur travail (en présence des intervenants), discussion collective jeunes-artistes en exil autour des cultures, mémoires et héritages pluriels, atelier zéro-déchet dans le fablab de l’atelier avec l’artiste Buliash Todaeva
La Maison de la Poésie : visite du lieu et édition spéciale « Mots en exil » autour du mot « héritages » dans le cadre du partenariat entre la Maison de la Poésie et l’atelier des artistes en exil
Festival Playground (novembre 2026) par les Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- 2h : Le slam et l’histoire du slam - co-mené par Cheikh Thiam et un des deux professeurs de musique référents
Découverte des origines du slam, de son évolution et de ses grandes figures. En quoi se distingue-t-il et en quoi est-il lié à d’autres styles (rap, spoken poetry, …) ? Moments d’écoutes et d’analyse d’extraits de slam.
2h : Le slam et la Seine-Saint-Denis - par Cheikh Thiam et un des deux professeurs de musique référents
Les élèves découvrent les figures de slam du département et comment les artistes du département utilisent les mots pour raconter leur territoire, leurs réalités, leurs identités et leurs engagements.
Les élèves sont invités à exprimer leur pensée et leurs expériences en lien avec le territoire, leur lien au territoire et sur les artistes musicaux du territoire qu’ils connaissent.
2h : Débat sur l'exil, et comment faire le lien avec sa culture et son héritage, mais aussi celui ceux du pays où on arrive, avec des artistes de l'atelier des artistes en exil et un•e enseignant. Les élève seront invités à fair elle lien avec l'exil éventuel de leur famille.
2h : La Seine-Saint-Denis et les danses afros et hip-hop - par Jeanne d’Arc Niando et David Llari, chorégraphe, danseur et président de l’atelier des artistes en exil
Cette séance propose une découverte des danses afros et hip-hop à travers l’histoire culturelle et artistique de la Seine-Saint-Denis. Présentation d’artistes contemporain·es du territoire. Visionnage et analyse de comment ces danses traduisent des identités, des mémoires et des dynamiques de territoire.
2h : Retour sur la sortie Playground (spectacle de danse) avec un enseignant·e et Jeanna d'Arc. Comment donner faire un retour qui ne s élime pas à une simple application. Les élèves sent invités à développer leur point de vue et à faire le lien avec les ateliers.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- Le temps de restitution et de valorisation du parcours prend la forme d’une représentation artistique au sein du collège, sous la forme d’un spectacle mêlant slam et danse afro-urbaine/afro-contemporaine, où les textes des élèves sont mis en voix et en corps. Cette forme hybride permet de donner une dimension sensible et incarnée aux récits des élèves autour de leur quotidien, de leurs héritages et de leur territoire.
Durant cette performance, pendant laquelle les élèves présentent leur mise en mouvement de leurs propres textes de slam, tous et toutes portent une tenue similaire avec des t-shirts blancs et le corps couverts de mots faisant écho à leurs récits.
Cette restitution est pensée comme une représentation organisée dans l’établissement et est ouverte aux élèves d’autres classes du collèges, aux familles des élèves concernés, aux représentants des parents d’élèves, aux agents d’entretiens, aux équipes éducatives et administratives, …
Ce temps de valorisation rend visible le chemin parcouru : écriture, mise en voix du texte et prise de parole, et engagement dans le travail corporel dansé.
Un temps de clôture et de bilan qualitatif est ensuite organisé avec les élèves, les équipes pédagogiques et les intervenant·es Cheikh Thiam et Jeanne d’Arc Niando. Il permet de revenir sur les expériences vécues, d’analyser les apprentissages artistiques et humains, et d’encourager la réflexivité sur le processus de création collective. Ce bilan favorise l’expression du ressenti des élèves et des adultes impliqués, et permet d’identifier les apports du projet en termes d’expression personnelle, de coopération et de compréhension des cultures partagées.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Le parcours est construit pour garantir une implication active et continue des collégien·nes, en faisant des élèves de véritables acteurs de la création artistique. Dès le début du projet, ils et elles sont invité·es à produire leurs propres textes de slam à partir de leur vécu, de leur imaginaire, de leur langue quotidienne et de leur rapport au territoire. Cette démarche place leur parole au centre du processus et valorise des récits personnels et collectifs souvent peu visibles dans les espaces scolaires traditionnels.
La thématique, volontairement assez large au début du projet, pourra également être précisée ou orientée par les élèves dès la première séance.
La dimension participative se renforce dans le travail de mise en voix et de mise en corps : les élèves expérimentent différentes manières d’interpréter leurs textes, de les rythmer, de les partager et de les transformer en performance. Avec l’accompagnement du slameur Cheikh Thiam et de la danseuse Jeanne d’Arc Niando, ils et elles co-construisent les formes scéniques, en étant encouragé·es à proposer des idées, à improviser et à faire des choix artistiques.
La dimension inclusive est au cœur de la méthodologie : aucune compétence préalable en écriture ou en danse n’est requise. Les ateliers sont conçus pour permettre à chacun·e de trouver sa place, quel que soit son rapport initial à l’oralité ou au corps. Les pratiques collectives favorisent l’entraide, l’écoute et la valorisation des différences, qu’elles soient linguistiques, culturelles ou corporelles.
La création d’un spectacle final sous forme de slam et de danse partagée renforce cette dynamique collective : chaque élève contribue à une œuvre commune, où les singularités individuelles participent à une expression artistique partagée, incarnant pleinement les récits d’Ici.
Les moments d’échanges et de débats visent à permettre aux élèves de réfléchir, se questionner, participer activement à nourrir une réflexion collective autour des notions de cultures, d’héritages et de mémoires propres à leur département.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- Si la thématique de l’égalité femmes-hommes n’est pas directement le coeur de ce projet, elle est néanmoins travaillée de manière implicite et concrète à travers les choix pédagogiques et artistiques.
Tout d’abord, une intervenante femme et un intervenant homme, avec une parité absolue, permet d’aborder les notions de cultures et d’héritages sous des prismes différents, marqués par le genre de chacun.
Les dynamiques de genre s’inscrivent dans la continuité du projet actuel de Jeanne d’Arc portant sur des figures historiques et culturelles de femmes fortes, sortant des positions genrées qui leur sont imposées. De même, dans ces ateliers de danse, Jeanne d’Arc veillera à ce que les filles tout particulièrement soient invitées à prendre de l’espace, pour contrer les dynamiques de genre à l'œuvre au quotidien dans les mouvements et l’occupation d'espace.
Les méthodologies mises en œuvre reposent sur le travail en groupe mixte et la co-création, afin de favoriser la coopération entre les élèves et de déconstruire progressivement les assignations de rôles souvent liées au genre dans les pratiques scolaires et artistiques. Le slam, en tant qu’art de la prise de parole, et la danse, en tant qu’art de l’occupation de l’espace et du rapport au corps, sont des pratiques renvoyant directement à des enjeux de représentation et de légitimité traversés par des dynamiques genrées. Dans ce cadre, une attention particulière est portée au dépassement des stéréotypes de genre par la répartition de la parole, la circulation des rôles dans les exercices, la prise de position et d’espace, la valorisation des propositions de chacun·e ainsi que la création d’un cadre sécurisant où toutes les expressions sont valorisées et considérées comme légitimes.
Sans en faire un axe prédéfini ou imposé, il est toutefois possible d’imaginer que les textes créés, rédigés et portés par les élèves puissent interroger, à leur manière, les inégalités femmes-hommes dans leur rapport aux cultures, aux héritages et aux récits personnels ou collectifs. Le cadre du slam, qui invite à une expression libre et subjective, favorise en effet l’émergence de prises de parole sur des expériences vécues, des observations du quotidien ou des questionnements sociaux.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- L’atelier des artistes en exil intègre les enjeux de transition écologique à la fois dans sa gestion du lieu/rénovation et dans la conception des projets artistiques qu'il accompagne.
Au sein de l’atelier, une grande place est accordée à la récupération, au recyclage, à la transformation de matériaux issus de dons, de collectes ou de réutilisation d’éléments déjà utilisés dans d’autres projets artistiques. Cette logique permet de limiter les achats neufs, de réduire les déchets et d’encourager une approche inventive de rénovation et d’investissement du lieu.
La structure développe une attention concrète aux enjeux de transition écologique notamment à travers les pratiques mêmes des artistes accueillis, en favorisant la création engagée, notamment à partir de ressources existantes et/ou par l’expérimentation de matériaux. Plusieurs artistes conçoivent ainsi à partir de matériaux simples, récupérés, remployé ou réutilisés. Un fab lab d’écodesign intégré au lieu prolonge cette dynamique.
Sans être un axe prédéfini du projet, la transition écologique et les notions qui lui sont liées seront abordées lors de la visite des élèves à l’atelier des artistes en exil, lieu de création des deux artistes intervenants durant le projet. Cette découverte passera par la présentation du lieu, de la structure, par la rencontre d’artistes travaillant sur ces enjeux et par la visite du fab lab de l’atelier. Les élèves de troisième auront aussi l’opportunité de participer à un atelier zéro déchet avec l’artiste Buliash Todaeva, responsable du fab lab de l’atelier.
Par ailleurs, le parcours privilégie une démarche de création fondée sur la créativité, l’ingéniosité et la proximité plutôt que sur la consommation de moyens techniques lourds. Des carnets en papiers recyclés seront fabriqués et fournis par l’atelier des artistes en exil pour les ateliers de slam des élèves. Les éléments de mise en scène de la restitution finale sont aussi pensés dans une logique de sobriété et de simplicité.
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les familles d’élèves sont associées au projet dès septembre, presque deux mois avant son lancement, lors d’une réunion de présentation du projet. Ce sera l’occasion pour les familles d’être informée du déroulement du parcours, de ses objectifs et étapes, d’échanger sur le projet et de pouvoir définir plus clairement avec eux leurs attentes, possibilités et volontés d’implication et de participation dans le projet.
Les représentants des parents d’élèves sont aussi associés avant le lancement du projet, à l’occasion de la finale du concours de slam du collège organisée en octobre, en amont du parcours CAC (débutant après les vacances de Toussaint). Les représentants des parents d'élèves y sont conviés et l'un ou l’une d'entre eux est membre du jury de ce concours, aux côtés d’autres personnes actives de l’établissement (agent d’entretien, membre de la direction, représentant.e d’élèves, professeur.es, …) et aux côtés de Cheikh Thiam, poète slameur intervenant du projet CAC à venir. À cette occasion, Cheikh Thiam propose également une performance de slam et présente son univers artistique aux familles présentes.
Les familles sont par ailleurs invitées à participer à une sortie culturelle (à déterminer) avec les élèves ainsi qu’au temps de restitution finale du projet dans la limite des places disponibles.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- Avant même de lancer le projet CAC, les familles sont impliquées par la présentation du projet, par un moment de dialogue et d’échange actif qui leur est proposé et par la possibilité d'une marge de manœuvre de leurs côtés à presque deux mois du lancement du projet.
Durant le projet, les familles sont impliquées dans la rédaction des textes de slam de leurs enfants, en les invitant à accompagner et contribuer à l’écriture d’un couplet. Cette approche permet de faire entrer la parole des familles dans le processus artistique et de renforcer le lien intergénérationnel autour des notions de cultures, d’héritages, de territoires et de récits personnels et collectifs. Cette participation sera valorisée lors de la restitution finale.
La restitution sera également suivie d’un temps convivial et informel donnant la possibilité aux familles de réagir à ce projet et d’échanger avec les acteurs du projet.
L’utilisation du blog, de l’Espace Numérique de Travail du collège, par les élèves et les familles dans la valorisation du projet permettra également d’impliquer les familles.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- Le projet CAC s'inscrit pleinement dans les axes prioritaires du projet d'établissement. En plaçant la création slam et la danse au cœur du dispositif, il répond avant tout à l'enjeu central de maîtrise de la langue et d'expression orale : les élèves de 3e sont amenés à construire, affiner et interpréter leurs textes devant un public, mobilisant ainsi des compétences langagières exigeantes dans un cadre porteur de sens.
Ce projet nourrit également l'axe d'ouverture culturelle et artistique en faisant intervenir deux artistes sénégalais, Cheikh Thiam et Jeanne d'Arc Niando, qui apportent une vision singulière du slam et de la danse contemporaine. Cette rencontre avec des professionnels issus d'horizons différents enrichit la culture des élèves et élargit leur rapport au monde.
Par la préparation collective d'un concours impliquant l'ensemble du niveau, le projet favorise le bien-être et le climat scolaire, en développant l'entraide, l'écoute et l'estime de soi. Il s'inscrit enfin dans les axes d'ambition scolaire et de citoyenneté, en valorisant chaque élève comme auteur et acteur de sa propre parole, dans le respect de l'autre et des valeurs républicaines que porte naturellement l'acte poétique.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- L'Espace Numérique de Travail est un outil l'équipe éducative du collège Le Parc utilise au quotidien, il structure et accompagne le travail des élèves tout au long de l'année scolaire. Utilisé comme cahier de textes, il centralise les consignes, les ressources pédagogiques et le suivi des activités pour l'ensemble des disciplines. La plateforme de collaboration qu'il intègre encourage le travail en commun : les élèves peuvent partager des documents, s'entraider à distance et co-construire des productions collectives, quelle que soit la matière concernée. Enfin, le blog associé à l'ENT offre un espace de publication et de valorisation des travaux réalisés en cours d'année, rendant visibles les projets et les réussites des élèves auprès de toute la communauté scolaire. Il pourra ainsi être utilisé dans le cadre du projet CAC afin de valoriser le parcours des élèves et leur production finale.
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Ce projet CAC est porté conjointement par le français et l'éducation musicale, deux disciplines dont les apports se complètent et se renforcent mutuellement au service d'une même démarche artistique.
En français, l'écriture du slam mobilise de nombreuses compétences du programme de 3e : la maîtrise de la langue écrite, le travail sur le rythme, les figures de style, la ponctuation expressive et la construction d'un propos cohérent et personnel. La dimension orale est tout aussi centrale : présenter son texte devant la classe entière exige de travailler l'articulation, l'intonation, le regard et la gestion du trac — autant de compétences attendues dans le domaine de l'oral au collège. Le slam est également l'occasion d'aborder des notions littéraires comme le lyrisme, l'engagement poétique ou l'adresse au destinataire.
En éducation musicale, le projet permet d'explorer les liens entre texte, voix et musique : le travail sur le phrasé, le tempo, l'accentuation rythmique et la mise en voix rejoint les objectifs d'écoute active et de pratique vocale du programme. La découverte de différentes pratiques de danse ouvre quant à elle une réflexion sur les musiques du monde, les cultures et le corps comme instrument d'expression artistique
En outre, l’éducation physique et sportive, par le biais de la danse, est aussi directement liée au projet. Ce parcours répond à des objectifs qui lui sont propres : développement de la conscience corporelle et de la coordination et mise en avant de l’usage du corps et de la pratique artistique et sportive comme vecteur de narration et de communication.
Application MICACO | Date : 01/07/2026