Département de la Seine-Saint-Denis | La Culture et l'Art au Collège
Edition | Année parcours : 2026
Informations sur le parcours à la date du : 01/07/2026
La culture et l'art au collège
Coordonnées du collège
- Collège affecté : Collège Joliot Curie
- Ville : STAINS
- Classe : 3ème
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Coordonnées de la structure
- Nom de la structure : Studio Théâtre de Stains
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Coordonnées de la personne ressource
- Identité : Monsieur Kamel Ouarti
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1. Articulation avec un processus de création :
Le parcours a un lien avec la création / le projet scientifique en cours ou à venir
Projets en cours ou à venir de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Julie Fonroget est metteuse en scène, autrice et directrice artistique de la compagnie AZELIG, compagnie fondée en 2007 autour des écritures contemporaines et du théâtre documenté. Son travail développe des formes scéniques mêlant enquête, écriture de plateau, création sonore et réflexion sur des problématiques sociales contemporaines.
Elle développe actuellement le spectacle La Honte (titre provisoire), adaptation scénique du livre So You’ve Been Publicly Shamed du journaliste Jon Ronson. Cette création interroge les mécanismes de cyberharcèlement, de honte publique et de lynchage collectif sur les réseaux sociaux. Le projet mêle théâtre, vidéo et création sonore immersive afin de questionner les nouvelles formes de violences numériques et leurs conséquences humaines et sociales. Plusieurs résidences d’écriture et de création accompagnent actuellement ce projet.
Julie Fonroget poursuit également la diffusion de son précédent spectacle You don’t own me, créé en 2022 à partir de l’histoire de Natascha Kampusch et de sa médiatisation. Ce spectacle explorait déjà les mécanismes de fascination collective, de domination et de fabrication médiatique des figures féminines victimes. Le projet a été soutenu notamment par le Théâtre Nanterre-Amandiers, le Théâtre Paris-Villette, le Studio Théâtre de Stains, le CENTQUATRE-Paris, L’Échangeur – Cie Public Chéri et le Ministère de la Culture – DRAC Île-de-France.
Parallèlement à son activité de création, Julie Fonroget mène régulièrement des actions artistiques et culturelles auprès de différents publics : ateliers de théâtre, projets en milieu scolaire, stages et créations participatives. Elle intervient notamment dans le cadre de dispositifs d’éducation artistique et culturelle avec des collèges et lycées, en partenariat avec plusieurs structures théâtrales franciliennes. Elle participe également à différents programmes CHAT en lien avec le Théâtre Nanterre-Amandiers et le T2G.
La compagnie AZELIG développe un travail artistique attentif aux enjeux de transmission, de parole collective et d’inscription territoriale, en particulier auprès des jeunes publics.
Articulation du parcours avec les projets de l'intervenant.e et de l'intervenant.e supplémentaire
- Le parcours proposé avec les élèves s’inscrit directement dans la démarche artistique développée par Julie Fonroget au sein de la compagnie AZELIG : un théâtre documenté qui croise recherche de terrain, écriture contemporaine, création collective et exploration sensorielle du plateau.
À travers le projet La Honte, adaptation du livre So You’ve Been Publicly Shamed de Jon Ronson, les élèves seront invités à découvrir comment une problématique de société — ici les phénomènes de cyberharcèlement, de honte publique et de violences collectives sur les réseaux sociaux — peut devenir matière théâtrale.
Les ateliers s’appuieront d’abord sur le travail d’écriture documentaire et de collecte de paroles développé dans les créations de Julie Fonroget. Les élèves expérimenteront différentes manières de transformer des témoignages, des expériences personnelles, des commentaires de réseaux sociaux ou des situations observées en matériau scénique. L’objectif sera de leur faire découvrir les différentes étapes de fabrication d’un théâtre en prise avec le réel, tout en développant leur capacité d’écoute, d’analyse et de prise de parole.
Le travail de création collective occupera également une place importante. Dans La Honte, comme dans les précédents projets de la compagnie, l’écriture est polyphonique : plusieurs voix, récits et points de vue coexistent. Les élèves seront ainsi amenés à explorer des formes chorales, des lectures à plusieurs voix, des improvisations collectives et des dispositifs où le groupe devient lui-même matière de jeu. Cette approche permettra d’interroger concrètement les notions de meute, de circulation de la parole et de responsabilité collective présentes au cœur du spectacle.
Une attention particulière sera aussi portée au travail sonore, essentiel dans la démarche de création de Julie Fonroget. Les élèves expérimenteront la voix amplifiée, les voix off, les effets de répétition et d’accumulation sonore qui évoquent les flux continus des réseaux sociaux. Cette approche sensible permettra de découvrir comment le son peut devenir un véritable outil dramaturgique et immersif dans le théâtre contemporain.
Enfin, ce parcours cherchera à faire du théâtre un espace de réflexion citoyenne et d’expression personnelle. À travers le jeu, l’écriture et la création collective, les élèves pourront questionner leur propre rapport aux réseaux sociaux, aux phénomènes d’exclusion ou de jugement et aux violences verbales en ligne. Le projet vise ainsi à développer l’esprit critique, l’écoute de l’autre et la confiance dans la parole individuelle et collective, tout en sensibilisant les participant·es aux enjeux contemporains liés aux usages numériques
2. Construction du parcours (pendant le temps scolaire et avec une classe donnée)
Résumé en 4 lignes du parcours (thématique, contenu et objectifs du projet)
- À partir du spectacle La Honte de Julie Fonroget, les élèves exploreront les mécanismes du cyberharcèlement, des phénomènes de meute et des violences en ligne à travers le théâtre documentaire. Le parcours mêlera écriture, jeu, travail choral et création sonore afin de développer l’expression personnelle, l’esprit critique et la réflexion collective autour des usages des réseaux sociaux.
Accompagnement des enseignant.es
Co-construction du parcours avec les équipes pédagogiques : méthodologie (préparation, groupe de travail, présentation des intervenant.es, ressources mises à disposition des professeur.e.s)
- Le parcours sera construit en étroite collaboration avec l’équipe pédagogique afin d’adapter les contenus artistiques aux besoins de la classe, aux dynamiques du groupe et aux objectifs pédagogiques de l’établissement. Un temps de préparation en amont permettra de définir conjointement les enjeux du projet, le calendrier des interventions, les modalités de restitution ainsi que les points de vigilance liés aux thématiques abordées (réseaux sociaux, cyberharcèlement, violences verbales, rapports de groupe).
Une réunion de préparation sera organisée avec les enseignant·es et les éventuels partenaires culturels afin de présenter la démarche artistique de la compagnie AZELIG, le spectacle La Honte et les différents axes de travail proposés pendant les ateliers. Cette rencontre permettra également d’échanger autour du profil des élèves, des problématiques spécifiques rencontrées dans l’établissement et des liens possibles avec les enseignements (français, EMC, éducation aux médias, arts, etc.).
Tout au long du parcours, un dialogue régulier sera maintenu avec les enseignant·es afin d’ajuster les contenus des séances et de favoriser une véritable co-construction du projet. Les ateliers alterneront temps de pratique artistique, échanges collectifs et réflexion critique afin de permettre aux élèves de s’approprier progressivement les thématiques du spectacle.
Des ressources pourront également être mises à disposition des professeur·es pour accompagner le travail en classe :
• extraits du dossier artistique du spectacle ;
• textes ou témoignages autour du cyberharcèlement et des usages numériques ;
• supports sonores ou visuels ;
• pistes de réflexion et exercices d’écriture ou d’improvisation ;
• références liées au théâtre documentaire et à la création contemporaine.
Selon les possibilités, une rencontre avec l’équipe artistique ou une sortie au spectacle pourra compléter le parcours afin de permettre aux élèves de découvrir concrètement le processus de création théâtrale et les différents métiers du spectacle vivant.
L’intervenant.e (ou les intervenant.es) a/ont t-il.s/t-elle.s déjà mené un parcours CAC ou AGORA lors des éditions précédentes ? Si oui, précisez dans quel.s collège.s, la/les ville.s et ce qui motive le renouvellement de sa/de leur candidature.
- La compagnie AZELIG et Julie Fonroget ont déjà développé plusieurs projets d’éducation artistique et culturelle en partenariat avec des établissements scolaires, des structures culturelles et des théâtres en Île-de-France, notamment auprès de collégien·nes et lycéen·nes. Julie Fonroget intervient régulièrement dans des ateliers de pratique théâtrale, de création collective et d’écriture documentaire en lien avec des problématiques contemporaines touchant à la jeunesse.
Elle participe notamment à différents programmes d’actions culturelles menés avec le Théâtre Nanterre-Amandiers et le T2G, dans le cadre de dispositifs de transmission et de création avec des classes.
Même lorsque les projets ne relevaient pas directement du dispositif CAC ou AGORA, cette expérience a permis à la compagnie de développer une méthode de travail fondée sur la co-construction avec les équipes pédagogiques, l’écoute des élèves et l’articulation entre pratique artistique et réflexion citoyenne.
La motivation à renouveler cette candidature s’inscrit dans une volonté forte de poursuivre un travail de terrain auprès des adolescent·es autour de sujets particulièrement actuels : les usages des réseaux sociaux, le cyberharcèlement, les violences verbales en ligne, les phénomènes de groupe et les questions d’égalité femmes-hommes.
Le projet La Honte offre un cadre particulièrement pertinent pour ouvrir des espaces de parole et de réflexion avec les élèves à partir d’une pratique artistique sensible et collective. À travers le théâtre documentaire, l’écriture et le travail sonore, la compagnie souhaite permettre aux participant·es de développer leur esprit critique, leur confiance dans la parole collective et leur capacité à questionner les mécanismes de violence et d’exclusion présents dans les espaces numériques contemporains.
La compagnie souhaite également renforcer son inscription territoriale en Seine-Saint-Denis en développant des projets au long cours avec les établissements scolaires et les structures culturelles du département.
L'atelier construit et encadré par l'artiste / le scientifique se déroule sur une durée d'environ 20 heures
Les ateliers (environ 20h) doivent être détaillés et le nombre d’heures, pour chacun d’eux, indiqué. Merci de préciser la répartition horaire par intervenant.e lorsqu'il y en a deux.
- Le parcours se déroulera sur 20h.Séance1–Entrée dans le projet:théâtre et réseaux sociaux (2h).Présentation de la compagnie, du spectacle La Honte et des thématiques du parcours.Premiers échanges autour des usages des réseaux sociaux, du regard des autres, des phénomènes de groupe et du cyberharcèlement.Exercices théâtraux collectifs : écoute,dresse,confiance et improvisations courtes à partir de situations inspirées du quotidien des élèves. Séance2–Le groupe et la parole collective (2h).Travail autour des notions de meute,rumeur, propagation et jugement collectif.Improvisations chorales et mises en situation.Exploration du rapport entre individu et groupe à travers des exercices de circulation de la parole et de construction collective de scènes. Séance 3 – Écriture documentaire et collecte de matière (3h). Travail d’écriture à partir de témoignages anonymes,de commentaires fictifs de réseaux sociaux,de récits inventés ou de situations observées.Découverte du théâtre documentaire:comment transformer des paroles réelles en matière artistique. Premières lectures collectives des textes produits.Séance4–Mise en voix et travail sonore (3h) Exploration de la voix comme matériau théâtral:voix off,lecture au micro,accumulation de paroles,répétitions et rythmes inspirés des flux numériques. Création de courtes séquences sonores collectives à partir des textes écrits par les élèves.Séance5–Construction de formes scéniques(3h)Mise en espace des matériaux créés pendant les ateliers. Travail sur les déplacements,la polyphonie,les images collectives et l’adresse au public.Recherche d’une forme mêlant théâtre, lecture, voix et création sonore.Séance6–Répétition et finalisation(3h).Assemblage des différentes séquences créées au fil du parcours.Travail sur le rythme,les transitions,l’écoute collective et la cohérence de la restitution.Séance7–Restitution et échange(2h).Présentation d’une forme courte devant un public choisi (autres classes, familles, équipe éducative ou partenaires selon les possibilités).Temps d’échange avec les élèves autour du processus de création, des thématiques abordées et de leur expérience du projet.Tout au long du parcours,une attention particulière sera portée à la qualité d’écoute,au respect de la parole de chacun·e et à la création d’un cadre bienveillant permettant aux élèves de s’exprimer librement sur des sujets sensibles liés aux violences verbales et numériques.Vous avez atteint la limite de Free pour les chats avec pièces jointes.Passez dès maintenant à un forfait supérieur ou patientez jusqu'à 18:57 pour continuer à utiliser des fichiers.Vous pouvez également poursuivre la conversation sans fichiers.
Les sorties développent et mettent en perspective l'univers artistique / culturel de l'artiste / du scientifique et sa pratique
Les sorties (environ 10 heures) sont en lien direct avec le projet et permettent d’enrichir le contenu. Elles développent et mettent en perspective l’univers professionnel de l’intervenant.e et sa pratique.
- Le projet « Derrière l’écran », mené en lien avec la création théâtrale La Honte de la compagnie AZELIG, prévoit plusieurs sorties culturelles organisées au Studio Théâtre de Stains, structure partenaire et porteuse du projet. Ces temps de découverte permettront aux élèves d’enrichir leur parcours artistique en lien direct avec les thématiques et les pratiques développées pendant les ateliers.
Deux à trois sorties sont envisagées au cours du parcours, pour un volume global d’environ 10 heures, en fonction de la programmation de la saison.
Les élèves pourront assister à une représentation du spectacle La Honte ou à d’autres propositions artistiques programmées au Studio Théâtre de Stains, en résonance avec les enjeux abordés dans les ateliers : cyberharcèlement, phénomènes de groupe, parole collective, violences symboliques et usages des réseaux sociaux. Ces sorties permettront aux élèves de découvrir différentes formes du spectacle vivant contemporain, notamment des écritures mêlant théâtre, création sonore, vidéo et performance.
Des temps de rencontre avec les équipes artistiques pourront également être organisés à l’issue des représentations ou lors de répétitions ouvertes. Les élèves auront ainsi l’occasion de découvrir les différentes étapes de création d’un spectacle et d’échanger autour des métiers du théâtre : mise en scène, jeu, dramaturgie, création sonore, régie ou médiation culturelle.
Ces sorties constituent un prolongement essentiel du travail mené en atelier. Elles permettront aux élèves de développer leur regard critique, leur sensibilité artistique et leur compréhension des processus de création dans un lieu culturel implanté sur leur territoire.
L'analyse critique permet d'expliciter la démarche de l'artiste / du scientifique et le sens du projet
Les temps de réflexion / débats sont animés par les intervenant.e.s et les enseignant.e.s. Ils permettent aux élèves de développer leurs connaissances et d’approfondir une thématique. Ils offrent un espace de débat et de réflexivité sur le projet en cours. Des intervenant.e.s ponctuel.le.s peuvent également animer certaines séances.
- Les temps de réflexion et de débat occuperont une place centrale dans le projet « Derrière l’écran ». Ils accompagneront les ateliers de pratique artistique ainsi que les sorties organisées au Studio Théâtre de Stains afin de permettre aux élèves de mettre en perspective les thématiques abordées et de développer une réflexion critique autour des usages des réseaux sociaux et des phénomènes de violence collective en ligne.
Ces temps seront coanimés par l’équipe artistique de la compagnie AZELIG et les enseignant·es de la classe. Les intervenant·es artistiques apporteront leur expérience du théâtre documentaire, de la création sonore et des enjeux traités dans le spectacle La Honte. Les enseignant·es accompagneront les élèves dans la formulation de leur pensée, l’analyse des situations évoquées et l’articulation avec les enjeux citoyens, sociaux et éducatifs.
Les séances prendront différentes formes : échanges collectifs, analyses de situations fictives ou réelles, discussions autour d’extraits du spectacle, écoute de matériaux sonores, retours d’expérience après les ateliers ou les représentations. Elles permettront notamment d’aborder :
• les mécanismes du cyberharcèlement et des phénomènes de meute ;
• la circulation de la parole et des images sur les réseaux sociaux ;
• les notions de responsabilité individuelle et collective ;
• les violences sexistes en ligne ;
• la question de l’anonymat, du jugement et de la réputation numérique.
Ces temps de réflexion serviront également à préparer les sorties culturelles en donnant aux élèves des clés de lecture sur les œuvres et les formes artistiques découvertes au Studio Théâtre de Stains. Après les représentations ou rencontres, des temps de retour permettront aux élèves d’exprimer leurs ressentis, d’analyser les choix artistiques observés et de faire des liens avec leur propre pratique en atelier.
Selon les possibilités, des intervenant·es ponctuel·le·s pourront également être invité·es (créateur·rice sonore, dramaturge, professionnel·le de la médiation ou association spécialisée dans la prévention du cyberharcèlement) afin d’apporter des regards complémentaires sur les thématiques du projet.
L’ensemble de ces séances vise à créer un espace d’écoute, de dialogue et de réflexion collective, favorisant l’expression des élèves, le développement de l’esprit critique et une meilleure compréhension des mécanismes sociaux et numériques qui traversent leur quotidien.
La restitution, temps de cloture du projet
Un temps de restitution/valorisation et un temps de clôture/bilan du parcours permettent de mettre en partage le travail mené et d'encourager la réflexivité.
- Le temps de restitution/valorisation offre une visibilité du chemin parcouru. Il est organisé au sein de la classe, du collège ou d’un lieu partenaire, sous une forme originale adaptée à son public (classe concernée par le parcours, autres classes, familles, communauté éducative, etc.).
Le temps de clôture/bilan encourage la réflexivité sur le projet mené durant l’année tant pour les élèves que pour les équipes éducatives et intervenant·e·s.
Si une restitution commune est envisagée pour plusieurs parcours menés au sein d'un même collège ou de plusieurs établissements, par une même structure ou en collaboration entre partenaires, merci de le préciser.
(texte libre entre 150 et 2 600 caractères)
Le projet « Derrière l’écran » donnera lieu à un temps de restitution et de valorisation présenté dans le cadre du Festival du Jeune Théâtre organisé par le Studio Théâtre de Stains. Cette restitution collective permettra de mettre en lumière le travail mené par les élèves tout au long du parcours et de partager avec d’autres groupes, familles, équipes éducatives et publics du territoire les réflexions artistiques et citoyennes développées pendant les ateliers.
La forme de cette restitution sera pensée en cohérence avec la démarche du projet et avec les outils explorés durant l’année : théâtre documentaire, écriture chorale, lecture sonore, capsules audio, prises de parole collectives, travail au micro et création sonore. Il ne s’agira pas de présenter un spectacle théâtral “classique”, mais plutôt une forme performative et immersive donnant à entendre les voix, questionnements et matériaux créés par les élèves autour des thématiques du cyberharcèlement, des réseaux sociaux, de la honte publique et des phénomènes de groupe.
Cette restitution pourra être partagée avec plusieurs classes ou groupes participant au Festival du Jeune Théâtre, permettant ainsi une mise en dialogue des différents parcours artistiques menés au sein du territoire et favorisant les échanges entre jeunes participant·es.
Ces temps de bilan permettront également aux équipes pédagogiques et artistiques d’évaluer ensemble les effets du projet sur la dynamique de groupe, l’expression des élèves et leur engagement dans le parcours. L’objectif est de valoriser le chemin parcouru autant que les productions réalisées, en faisant de la restitution un véritable moment de partage, d’écoute et de réflexion collective.
Implication active des collégien.nes dans le processus (dimensions participative et inclusive)
Dimensions participative et inclusive (contenu du parcours et méthodologie)
- Le projet « Derrière l’écran » repose sur une démarche profondément participative, dans laquelle les collégien·nes sont pleinement impliqué·es dans toutes les étapes du processus artistique. Les ateliers sont conçus comme des espaces de recherche collective où les élèves deviennent acteur·rices de la création à travers leurs paroles, leurs expériences, leurs imaginaires et leurs réflexions sur les usages des réseaux sociaux et les phénomènes de cyberharcèlement.
La méthodologie développée par la compagnie AZELIG privilégie l’écoute, l’échange et la co-construction. Les élèves participent à l’élaboration des matériaux artistiques à partir d’improvisations, de discussions, d’écritures collectives, de témoignages anonymes, de créations sonores et de situations inventées ou inspirées du réel. Cette approche permet à chacun·e de trouver sa place dans le projet, quel que soit son niveau de pratique artistique ou sa facilité à prendre la parole en public.
Une attention particulière sera portée à la diversité des modes d’expression proposés : voix, écriture, son, lecture au micro, travail choral, écoute, création collective. Cette pluralité d’outils favorise l’inclusion de profils variés et permet de valoriser différentes formes de participation, y compris pour les élèves les plus réservé·es.
Le projet veille également à créer un cadre bienveillant et sécurisé autour de thématiques sensibles. Les échanges seront accompagnés par les intervenant·es artistiques et les enseignant·es afin de garantir le respect de la parole de chacun·e et de favoriser l’empathie, l’écoute et la réflexion collective.
En mettant au centre les expériences et les questionnements des adolescent·es, le parcours cherche à renforcer leur capacité d’expression, leur esprit critique et leur place active dans un projet artistique collectif.
Prise en compte de l’égalité Femmes-Hommes au sein du parcours (sous quelle forme, avec quels outils… ?)
La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes-hommes ?
- La thématique de l'égalité femmes-hommes est-elle abordée au sein du parcours ? De quelle(s) façon(s) la méthodologie de travail permet-elle de prendre en compte les enjeux de l'égalité femmes- hommes ?
(texte libre entre 150 et 2 600 caractères)
La question de l’égalité femmes-hommes traverse l’ensemble du projet à travers les thématiques abordées dans La Honte, notamment les violences sexistes en ligne, les mécanismes de domination et les formes de harcèlement visant particulièrement les jeunes filles sur les réseaux sociaux. Les ateliers favoriseront une prise de parole égalitaire, l’écoute collective et la déconstruction des stéréotypes de genre à partir d’échanges, d’improvisations et de matériaux documentaires. Une attention particulière sera portée à la circulation de la parole et à la création d’un cadre inclusif et respectueux pour tou·tes les élèves.
Intégration de mesures liées à la transition écologique
Avez-vous mis en place, dans votre structure ou dans la mise en œuvre de vos projets des mesures spécifiques liées à la transition écologique ? Et comptez-vous mettre en place des mesures spécifiques dans le cadre du parcours déposé ?.
- La compagnie AZELIG et le Studio Théâtre de Stains portent une attention particulière aux enjeux de transition écologique dans la mise en œuvre de leurs projets artistiques et culturels. Cette démarche se traduit notamment par une attention portée à la sobriété des dispositifs techniques, à la limitation des impressions papier, à l’utilisation de documents numériques partagés avec les équipes pédagogiques et à la mutualisation des ressources de création et de médiation.
Dans le cadre du parcours « Derrière l’écran », les actions seront principalement organisées au sein du collège et au Studio Théâtre de Stains afin de limiter les déplacements. Les sorties culturelles prévues se dérouleront sur le territoire et privilégieront les transports en commun.
La méthodologie du projet s’appuie également sur des formes légères de création : travail vocal, écriture collective, création sonore, utilisation de matériaux numériques déjà présents dans le quotidien des élèves (messages, captures d’écran, sons, témoignages anonymes). Cette approche permet de développer un projet artistique peu consommateur en ressources matérielles tout en sensibilisant indirectement les élèves aux impacts des usages numériques et des flux permanents d’information.
Enfin, le projet encourage des pratiques de coopération, de partage et de réemploi des matériaux produits pendant les ateliers (textes, sons, archives de travail), dans une logique de transmission et de mutualisation des ressources artistiques et pédagogiques
Implication active de la famille dans le parcours
Les parents sont conviés à un temps de présentation et / ou aux temps forts du parcours (sorties, restitution…).
- Les familles seront associées aux différents temps forts du projet « Derrière l’écran » afin de favoriser le partage des expériences vécues par les élèves tout au long du parcours. Elles pourront notamment être conviées à la restitution présentée dans le cadre du Festival du Jeune Théâtre organisé par le Studio Théâtre de Stains. Ce temps de présentation publique permettra aux parents et proches de découvrir les créations réalisées par les élèves ainsi que les réflexions développées autour des réseaux sociaux, du cyberharcèlement et des phénomènes de groupe.
Selon les possibilités du calendrier, les familles pourront également être invitées à certains temps de rencontre ou d’échange organisés autour des représentations ou des restitutions, afin de prolonger la réflexion sur les usages numériques et les enjeux de la parole en ligne dans un cadre collectif et intergénérationnel.
Le projet cherche également à développer des formes d’implication plus participatives en donnant une place aux récits, questionnements et expériences du quotidien. Certains matériaux de travail pourront ainsi être nourris par des échanges menés à la maison autour des réseaux sociaux, des usages numériques ou des phénomènes de réputation et de jugement en ligne.
La restitution finale, pensée sous une forme sensible et immersive mêlant voix, textes et création sonore, vise à créer un moment de partage accessible à tous les publics, y compris aux familles peu familières des formes théâtrales traditionnelles. Cette approche permet de faire du projet un espace de dialogue entre élèves, familles, équipe éducative et artistes, autour de sujets qui traversent directement le quotidien des adolescent·es et de leur entourage.
Le parcours propose des modalités innovantes visant à favoriser l’implication et la participation des familles.
- La restitution finale, pensée sous une forme sensible et immersive mêlant voix, textes et création sonore, vise à créer un moment de partage accessible à tous les publics, y compris aux familles peu familières des formes théâtrales traditionnelles. Cette approche permet de faire du projet un espace de dialogue entre élèves, familles, équipe éducative et artistes, autour de sujets qui traversent directement le quotidien des adolescent·es et de leur entourage.
3. Co-construction du parcours
Liens avec les différentes entrées du projet d'établissement et notamment de son volet culturel ou de son volet lié à la citoyenneté. Les axes du projet d’établissement auxquels il est fait référence sont explicités et le parcours a pour ambition de s'ouvrir à l'ensemble de l'établissement (rencontres avec d'autres classes, liens avec d'autres projets, chantiers d'étape ...).
- À partir du spectacle La Honte de Julie Fonroget, les élèves exploreront les mécanismes du cyberharcèlement, des phénomènes de meute et des violences en ligne à travers le théâtre documentaire. Le parcours mêlera écriture, jeu, travail choral et création sonore afin de développer l’expression personnelle, l’esprit critique et la réflexion collective autour des usages des réseaux sociaux.
L’Espace Numérique de Travail du collège, est-il utilisé pour faciliter l’organisation du projet et/ou comme support de communication et de valorisation ?
- Le projet ne prévoit pas d’utilisation spécifique de l’Espace Numérique de Travail ou des réseaux sociaux comme outils centraux de suivi du parcours. Ce choix est directement lié aux thématiques abordées par le projet, qui interroge précisément les usages numériques, la circulation de la parole en ligne et les mécanismes de surexposition sur les réseaux sociaux.
Toutefois, selon les souhaits de l’équipe pédagogique, certains contenus ou temps forts du parcours pourront éventuellement être relayés ponctuellement via les outils internes de l’établissement afin de valoriser le travail des élèves auprès de la communauté éducative et des familles
Les enseignant.es souhaitent-ils.elles s’investir dans les médias départementaux pour rendre compte des expériences et productions des élèves ?
Liens du parcours avec les enseignements, les objectifs pédagogiques (par discipline)
- Le projet « Derrière l’écran » développe des liens étroits avec plusieurs disciplines enseignées au collège, en articulant pratique artistique, réflexion citoyenne et expression personnelle. À travers les ateliers menés par la compagnie AZELIG, les élèves mobilisent des compétences transversales inscrites dans les programmes scolaires tout en travaillant sur des enjeux contemporains liés aux usages du numérique et aux phénomènes de cyberharcèlement.
En français, le parcours permet de travailler l’expression orale et écrite, l’argumentation, la lecture de textes documentaires et la construction d’une parole personnelle et collective. Les élèves expérimentent différentes formes d’écriture : témoignages, récits, dialogues, monologues, textes choraux ou capsules sonores.
En éducation morale et civique (EMC), le projet aborde les questions de citoyenneté numérique, de responsabilité individuelle et collective, de respect de la parole d’autrui, de lutte contre les discriminations et les violences sexistes en ligne. Les temps de débat et d’échange favorisent le développement de l’esprit critique et la réflexion autour des mécanismes de groupe et des réseaux sociaux.
En éducation artistique et culturelle, les élèves découvrent le théâtre documentaire, la création sonore et les formes contemporaines du spectacle vivant. Ils développent des compétences liées à l’écoute, à l’interprétation, au travail collectif, à la prise de parole et à la création artistique. Le partenariat avec le Studio Théâtre de Stains permet également de sensibiliser les élèves aux métiers du spectacle vivant et aux processus de création.
Le projet peut également faire écho à des enseignements en technologie ou en éducation aux médias et à l’information à travers la réflexion sur les usages numériques, la circulation des images et de l’information, ainsi que l’impact des réseaux sociaux dans les rapports sociaux contemporains.
Enfin, la dimension collective du projet favorise des compétences essentielles dans le parcours scolaire des élèves : coopération, écoute, confiance en soi, prise d’initiative et capacité à construire une réflexion commune.
Application MICACO | Date : 01/07/2026